36 framboises…

7 05 2012

Ah le joli mois de mai… Ses bougies, ses fruits de saison, ses recettes fraîches et légères ! Partie en WE finistérien “Birthday revival”, j’ai enfin eu le temps de me poser un peu et de lire attentivement le dernier Elle à table.

Au programme, 75 recettes pour fêter les beaux jours. Et notamment la recette des Tartelettes aux framboises. Hop, c’est parti ! Bon évidemment, comme d’hab’ avec ce magazine, j’ai adapté la recette parce qu’il y a toujours des trucs qui ne vont pas…

1 pâte sablée aux amandes :
- 220 g de farine
- 125 g de beurre
- 1 pincée de sel : euh, en Bretagne, le beurre est déjà salé. Protégeons nos artères et évitons la surenchère !
- 1 oeuf
- 80 g de sucre glace
- 40 g d’amandes en poudre

La recette préconise l’utilisation d’un robot. Mais n’ayant point l’équipement adéquat, j’ai utilisé la méthode “mes menottes dans la tambouille”. Donc, on met tous les ingrédients en même temps et on mélange jusqu’à obtenir une boule. L’ensemble étant trop sec, il a fallu rajouter un peu de lait. Et zou, au frigo pour 3h.
Hop, 3 heures se sont écoulées. On étale la pâte et on découpe des fonds de tartelettes que l’on enfourne pour une cuisson à sec pendant 15/20 minutes à 180°.

La gourmandise sur tarte :
- 250 g de framboises (en fait, j’ai décongelé 400g de framboises – merci Picard)
- 250 g de mascarpone
- 50 g de sucre glace
- 1 cuillère à café de vanille en poudre
- 20 g de pistaches mixées : ben non en fait…
- 125 g de groseilles : ça, c’était pour faire du jus de groseille pour napper le tout. Mais j’ai supprimé cette partie…

Mélangez le mascarpone avec le sucre glace et la vanille. Comme je trouvais le mélange peu onctueux, j’ai monté un blanc en neige et l’ai incorporé. Et à contre-coup, je pense même que deux oeufs en neige ne seraient pas du luxe !
Répartissez le mélange dans les fonds de pâte, ajoutez les framboises (sur les photos de la recette, les fonds de tarte sont vraiment tout petits et garnis en déco de  framboises… Bon, moi j’ai recouvert entièrement le mascarpone de framboises parce que mes tartelettes sont de VRAIES tartelettes et pas des tartelettes XXS de poupées).
Parsemez de pistaches (bon, j’ai aussi zappé les pistaches. Parce que je n’ai pas trouvé de pistaches non salées ici-bas).Mais la recette dit qu’on peut remplacer par des éclats de noisettes grillées.

Et voilà le travail !

Verdict ce soir, avec le champagne et les  bougies…





Une Cooking Cocotte qui titille les papilles…

17 01 2012

Il m’arrive de cuisiner, de temps en temps. Jamais de façon orthodoxe. Parce que je n’ai pas été élevée dans cette tradition. Dans mon enfance, j’ai toujours vu les femmes de ma famille cuisiner de façon familiale. Au diable l’esbroufe et la cuisine raffinée, bonjour les tablées et la “tambouille” façon colo de vacances, genre “je t’aime, je te fais à manger”. Parce que chez moi, dans mes plus lointains souvenirs, la cuisine, c’est d’abord un lieu de partage – de recettes ou d’histoires -, un lieu de conversations, un lieu – géographique – où tout le monde se croise. Un lieu aussi où tous les mélanges sont admis. La cuisine familiale qui m’a été transmise est une cuisine métissée, colorée, sans chichis ni complications.

Le jour où Cooking Cocotte est née, j’ai retrouvé là un condensé de tout ça. Simple et sans chichis, raffiné dans les papilles mais pas dans le toutim de la préparation. Une cuisine qui ne demande pas d’être équipée comme le chef d’un 4 étoiles. Bref, une cuisine à portée de ceux qui aime titiller leurs papilles sans pour autant se ruiner et se fatiguer.

Cooking cocotte, c’est quoi ? Ce sont les aventures d’une petite cocotte dans une petite cuisine nantaise. Qui veut juste partager  “des recettes simplissimes, faciles à faire en rentrant du boulot, avec ce que vous avez dans le frigo ou, bonheur, sur les étals du marché”. Les recettes proposées sont simples, faciles et à toute nouvelle apparition de recettes sur Facebook, dans mon fil RSS ou sur Twitter, j’ai les papilles en émoi, à chaque fois…

Poissons, vieux légumes, soupes, viandes, conserves et même bonbons ! Rien n’échappe à la petite cocotte !

Je serai vous, j’irai jeter un oeil et humer les fumets qui s’en échappent… Quant à moi, je vous laisse, ce soir, c’est Faux risotto au potimarron. Miam !

WARNING !
Ajout post-publication (daté du 15 février 2012)

Depuis quelques semaines, Cooking Cocotte a migré et est devenue un vrai blog ! c’est par là : http://cookingcocotte.fr/





Un dimanche après-midi en cuisine

15 12 2011

Nos voisins germaniques ont une jolie tradition de Noël : fabriquer tout plein de petits gâteaux que l’on offre au moment du café et que l’on distribue autour de soi en attendant Noël, j’ai nommé les Weihnachtsplätzchen. On en trouve de toutes sortes, de toutes formes (merci les emporte-pièces !) et pour tous les goûts.

Ma convalescence touchant à sa fin et mon genou supportant de mieux en mieux la position debout, je suis allée passer mon dimanche après-midi chez JuJu, mon ami de toujours pour passer l’après-midi en cuisine avec Tina, son amie allemande. Apprentie pâtissière donc qui a découvert avec bonheur les secrets de ces petits gâteaux…

Mais point de cuisine sans Bible culinaire : Backen macht Freude, le manuel de cuisine publié en 1960 et réédité il y a peu. Toute ménagère allemande se devait à l’époque de l’avoir dans son placard. Il faisait même office de manuel scolaire pour la grand-mère de Tina.

Bible de la pâtisserie allemande

A l’intérieur de cette Bible, des recettes bien sûr mais aussi un comparatif assez amusant des robots électro-ménager… Jamais sans mon Krups ou mon Bosch !

Jamais sans mon électro-ménager Bosch !
Rien à voir cependant avec les manuels d’économie domestique ou familiale qui traînaient en France en 1960…

Au programme de cet après-midi entre farine et rouleau à pâtisserie : 5 petits gâteaux dont je vous communiquerai les recettes plus tard, une fois que Tina me les aura traduites.
- Pour amateurs de parfums tropicaux : des meringues à la noix de coco, où la principale difficulté réside dans la montée de 8 blancs en neige…

Coup de fouet

- Pour amateurs de jeux : des boules de flipper au chocolat blanc… Joyeux mélange d’une pâte à gâteaux émiettée, de pépites de chocolat, de jus d’orange, le tout nappé par du chocolat blanc et des filaments de chocolat noir fondu.

Boules de flipper comestibles

- Pour amateurs de montagne : Des étoiles des neige et des cœurs amoureux ! Et probablement les biscuits qui nous ont demandé le plus de travail et de dextérité. Les uns sont “collés” avec de la gelée de groseille, les autres avec un mélange peu calorique chocolat blanc fondu-mascarpone…

Coeurs de groseille Etoile des neiges

Et tout ça en musique…

On a aussi fait des petits craquants caramélisés à la noisette mais j’étais bien trop occupée pour les immortaliser. Au final, des gâteaux pour un régiment mais qui ont l’avantage de se conserver parfaitement dans une boîte en fer (avec, petit secret de ma mentor, un morceau de pomme qui absorbe l’humidité…). Beaucoup de travail toutefois car nous avons passé 5h en cuisine pour 5 fournées de gâteaux différents…

Et toutes les photos par là pour celles et ceux qui voudraient émoustiller leurs pupilles et leurs papilles…

http://www.flickr.com//photos/leezen/sets/72157628387952743/show/





Le fenouil, ce grand mal aimé

7 11 2011

Et par moi la première. Pendant des années, j’ai refusé de manger ce légume, Foeniculum vulgare de son petit nom latin et scientifique, arguant qu’il était trop anisé à mon goût.

DSC08274.JPG

Et puis, finalement, grâce à ma mère devenant de plus en plus adepte des légumes étranges et nous cuisinant avec amour moultes légumes divers et variés, je m’y suis mise. Simplement découpé en lanières et revenue avec tomates et huile d’olive au départ. Je trouvais ça toutefois un peu amer. Même en y rajoutant des subterfuges, tel le parmesan…

Mais depuis cet été et mon séjour marseillais, où j’ai arpenté les marchés regorgeants de produits du Sud, et sous la houlette de ma prof de danse et néanmoins amie végétarienne, je suis devenue dingue du fenouil en gloubi-boulga de pommes de terre. Oui, vous avez bien lu. Du gloubi-boulga. Mais contrairement à la recette de Casimir, celle que je vous propose ci-dessous risque d’être très bonne…

©noodlepie on Flickr

Donc, pour faire un gloubi-boulga fenouillé, il faut :
- des fenouils, beaux et renflés
- des pommes de terre
- un verre d’eau
- de l’huile d’olive
- 2-3 échalotes (si on veut)
- sel / poivre et on pourra rajouter à sa convenance cumin ou coriandre en poudre

On coupe le fenouil en lamelles et les pommes de terres en cubes grossiers. On met le tout dans une cocotte avec le reste des ingrédients et on fait cuire à petit feu, en prenant de soin de rajouter de l’eau au fur et à mesure (pour éviter que ça attache). Au final, le fenouil cuit mais reste un peu ferme, la pomme de terre se délite et on obtient un joli gloubiboulga fenouillé, où, magie ! la pomme de terre efface complètement l’amertume du fenouil.


Voilà, une grande histoire d’amour est née entre moi et le fenouil !





Vent de soufflé en cuisine

4 12 2010

Une fois n’est pas coutume, j’avais décidé de m’attaquer à une recette requérant habileté et délicatesse… Le soufflé de carotte à la vache-qui-rit proposé par Elle à Table n°72.

Evidemment, j’ai modifié la recette (j’ai mis du potiron à la place de la carotte) ; évidemment, je n’avais pas les plats adéquats (j’ai commencé par des petits plats puis ai fini par un grand) ; évidemment, j’ai changé les proportions et le soufflé ne l’était qu’à demi… Mais je me suis régalé ! sûrement à cause du côté très régressif de ce fromage en portions.

Pour 4 personnes :
- 400g de carottes
- 25 cl de lait
- 40g de farine
- 40g + 10g de beurre
- 4 portions de Vache-qui-rit
- 4 oeufs
- 10 brins de ciboulette
- 1 pincée de cumin en poudre

 

 

 

 

 

 

La recette :
1. Pelez les carottes, coupez-les en rondelles, puis faites-les cuire 15 mn à la vapeur. Réduisez-les en très fine purée avec un mixeur. Versez dans un saladier et laissez tiédir.

Le potiron en rondelles, c’est pas facile…

2. Préchauffez le four sur th. 5/150°. Préparez la béchamel  faites fondre le beurre dans une petite casserole. Ajoutez la farine, laissez dorer à feu doux en remuant, puis ajoutez le lait. Salez, poivrez, ajoutez le cumin. Laissez cuire 10 mn à feu très doux en mélangeant. Hors du feu, ajoutez les portions de Vache-qui-rit.
(Et comme d’habitude, dans les recettes de Elle à Table, la liste des ingrédients sus-cités est incomplète… Ben oui, d’un seul coup, il faut saler et poivrer…).


3. Versez la béchamel dans la purée de carottes. Ajoutez les jaunes d’oeufs. Mélangez parfaitement, puis ajoutez la ciboulette ciselée. Montez les blancs en neige. Incorporez délicatement au mélange précédent et versez dans un plat à soufflé légèrement beurré.

(Première tentative avec des ramequins… Ayant trop de contenu, j’ai changé de contenant finalement.)

Faites cuire 25 mn au four, servez sans attendre.

recette-souffle-carotte-vache-qui-rit_avant-le-four

 

 

 

 

 

 

Avant-après… Un demi-soufflé, un ! qui n’a pas voulu monter et a réduit mes velléités de cuisine à néant…

A table +
Vous pouvez aussi réaliser ce soufflé avec du potiron ou de l’épinard (bien égouttés).
La carotte est une excellente source de provitamine A (ou bétacarotène), un précurseur naturel de la vitamine A, indispensable à la croissance. (Chic, je vais encore pouvoir grandir…)

A bientôt, pour une nouvelle expérience culinaire calamiteuse !





Biscuits attitude

3 11 2010

Pour Halloween, j’aurais aimé faire des biscuits… Pour Halloween, j’aurais aimé agrandir ma collection d’emporte-pièces… Pour Halloween, j’aurais aimé mitonner des biscuits très blasphématoires…

Pour Noël, voilà ce que je vais m’offrir !

Nan parce que les cocottes, les caribous et les étoiles, c’est bien gentil comme emporte-pièces mais ça manque un peu de saveur, non ?!

PS : et si jamais ma sœur allemande lit ce post, le shop est en ligne…





Serial killeuse en puissance ?

30 04 2010
… ou comment la nature humaine peut rapidement basculer du côté obscur de la force ! Je suis en effet devenue serial killeuse de maquereaux durant les vacances avec le concours de mon ami d’enfance et de toujours Juju. Vaillants navigateurs, nous avons pris la mer sur Ratatchou, la mini-coque insubmersible dont Juju est l’heureux copropriétaire. Navigateurs peu expérimentés s’abstenir ! on y navigue au ras de l’eau, un bon vieux bout de bois fait office de clapet de dalot, un petit moteur faisant teuf-teuf au démarrage nous mène où seul veut le vent ! Assurance-vie obligatoire et numéros de la SNSM et du CROSS CORSEN à avoir sur soi !

Nous nous sommes donc rendus au large de la plage des Grands Sables au Pouldu et avons jeté notre mitraillette. Pour les novices, la pêche aux maquereaux se pratique en effet avec une ligne comportant plusieurs hameçons munis de leurres et nommée mitraillette. Après quelques tentatives infructueuses qui me valurent le rappel du doux surnom de Black Minou, la chance vint nous tenir compagnie ! Bien que sans sondeur, nous étions positionnés juste au dessus du banc… Et là, la magie (et la transformation obscure) s’opère ! A peine la ligne déroulée, on ressent le frétillement et le poids des poissons violemment harponnés aux hameçons ! il s’agit alors pour le bourreau de relever sa ligne avec hâte, sans perdre une seule de ses victimes, de les remonter à bord du bateau et, après les avoir détachés des hameçons (en prenant garde de ne pas y laisser la moitié de ses doigts), de les laisser agoniser lentement mais sûrement à fond de cale… On se prend vite au jeu de cette pêche facile et plutôt ludique ! S’il est aussi facile d’être dictateur et tortionnaire que pêcheur de maquereaux, je comprends mieux le cours de l’Histoire !

S’ensuit ensuite une toute autre épreuve : vider les pesked ! Amarrés à quelques encablures de la plage, devant le nez des touristes en maillot profitant des rayons du soleil en cette après-midi ensoleillée d’avril, j’ai appris à vider un maquereau. Et l’opération est délicate ! il faut d’abord pratiquer une longue incision sur le ventre de la bête, lui saisir les branchies et en les tournant, les arracher toutes ensemble, faisant ainsi venir tous les boyaux et tripes contenus dans ce corps à écailles… Il me faudra encore quelques maquereaux pour être parfaitement opérationnelle ! Mais le régal auquel mes papilles ont eu le droit ensuite me font penser que l’été sera propice à l’amélioration de mes performances de serial killeuse…





Rondes gourmandises

14 04 2010

Je sais, le macaron, c’est surfait… Mais il s’agissait d’un différend familial de longue date (et inexplicable ici en si peu de lignes). Ma tante a débarqué du TGV de Paris avec dans sa valise cette petite boîte verte et ça m’a donné le sourire toute la journée ! d’autant que j’étais passée chez Bouvier juste auparavant… Alors, entre Bouvier et Ladurée, à votre avis, qui a gagné ?




Régression culinaire

2 04 2010
J’ai de nouveaux emporte-pièces : un diable fourchu, un grand bonhomme, un nounours et un bonhomme de neige ! et je m’amuse comme une folle à faire des sablés au cumin, des sablés à la cannelle et autres grignoteries :

Ce qui me fait sourire le plus, c’est de sortir mon rouleau à pâtisserie… j’ai vraiment l’impression avec cet ustensile de cuisine d’être une vraie ménagère cantonnée à ses fourneaux ! Un grand merci à ma soeur “allemande” qui a déniché ces derniers au Marché de Noël de Stuttgart. Ils ont rejoints leurs nombreux copains :





Coco de Paimpol : le baptême

4 10 2009
Grande expérience culinaire en ce dimanche 04 octobre ! Je déambulais sagement vendredi au marché quand j’ai repéré sur le chaland de mon habituel vendeur de légumes des cocos de Paimpol… Ni une ni deux, me voilà repartie avec un kilo de cette légumineuse que je ne connaissais que de nom ! J’ai suivi presque à la lettre la recette donnée par mon marchand ambulant : Coco de Paimpol à la bretonne (avec tomates fraîches et poivron vert – il faudra juste m’expliquer ce que le poivron a de bretonnant…).

Aussitôt cuit, aussitôt dégusté ! verdict : le coco de Paimpol, c’est sympa ; rien à voir avec le flageolet ! beaucoup plus goûté ! Je viens même de découvrir qu’il existe une confrérie du coco de Paimpol… tout un monde culinaire s’est ouvert à moi ce dimanche ! mes papilles sont ravies…








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