L’humeur musicale du jour

30 04 2012

Quand les Raveonettes revisitent I Wanna Be Adored des Stone Roses, ça donne ça. Un clip joyeusement borderline et une ritournelle languissante, entre pop sucrée et sons distordus de l’au-delà…

 

Après quelques recherches, déformation professionnelle oblige, il s’avère que ce clip est un patchwork d’images issues du film Bo du réalisateur flamand-belge Hans Herbots. Une adaptation cinématographique de Het Engelenhuis (La maison des anges), de l’écrivain flamand Dirk Bracke. Le film, sorti en 2010, raconte la plongée dans le monde de la prostitution de Deborah, 15 ans, qui tente d’échapper à la vie étouffante dans sa petite ville en devenant escort girl…





Voter or not voter

22 04 2012

Cruel dilemme. Qui s’achèvera ce soir à 19h, heure de fermeture des bureaux de vote à Rennes.
C’est la première fois que ça m’arrive. Moi qui est toujours été une fervente militante du “il faut voter, c’est un droit et un devoir”. Là, c’est l’abattement, l’écoeurement, la désillusion…

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Je n’ai pas envie de voter, pas envie de donner ma voix à qui que ce soit, pas envie de faire un effort et me déplacer jusqu’au bureau de vote.
Alors, oui, je peux aller voter blanc (mais quel intérêt au fond ?). Et oui, c’est mal de ne pas voter car il y a des gens qui se sont battus et sont morts pour ce droit. Et puis on vote pour un candidat qui propose une vision de société ou un projet de société (mouais mais les visions, ça reste flou au fond, non ? Et les projets, c’est toujours très beau sur le papier… La mise en pratique dégénère souvent). J’entends bien tous vos arguments… Mais ils ne suffisent pas à combattre mon apathie, doublée d’une belle sinusite.
Leurs clowneries m’ont blasée. Je refuse de donner un blanc-seing à un candidat qui fera ensuite probablement n’importe quoi. Je n’ai plus confiance. Je les trouve pathétiques et sans épaisseur. Je les trouve dangereux et manipulateurs. Bref, la politique a tué mon envie de voter…
Et je vais plutôt m’attaquer à ma sinusite. Garçon, une inhalation, s’il vous plaît. En espérant retrouver des idées claires et un peu d’envie avant 19h.





Béjart, shoot de danse puissance 10

8 04 2012

Il est des ballets ou des scènes ou des chorégraphes que l’on se doit de voir quand on est un tant soit peu passionné(e) de danse.

Certains rêves deviennent parfois réalité, comme voir Carolyn Carlson au Théâtre de la Ville, avoir enfin assisté à une représentation du Lac des Cygnes, voir un ballet de Preljocaj… La liste est longue : voir West Side Story à NYC, aller une fois au Bolchoï, voir un ballet à l’Opéra Garnier. Depuis mercredi dernier, j’ai réalisé un de ces rêves : voir le ballet de Béjart et notamment son Bolero.

Hop, direction Paris mercredi en fin d’après-midi. RDV avec ma mère et ma tante au Palais des Congrès Porte Maillot. Au programme : 3 ballets – Dionysos, Aria et le Boléro – pour les 25 ans du Béjart Ballet Lausanne dont deux totalement inédits à Paris (Dionysos et Aria).
La salle est comble. Rien que la bagatelle de 3 300 personnes. Une jauge impressionnante. Nous sommes relativement bien placées, rang L au centre. Les tarifs s’échelonnent de 47 à 122 euros et je ne saurais que trop remercier ma maman de m’avoir offert ce très beau cadeau d’anniversaire…

Dionysos (suite) est une chorégraphie de Maurice Béjart, créée en 1984 : Dans une taverne grecque de nos jours, un Grec raconte le mythe de Dionysos, sa naissance miraculeuse et ses danses endiablées qui, de la Grèce, rejoignent le Moyen Orient sur la Route des Indes. Et le rêve devient réalité et la danse dionysiaque s’empare de l’espace.


Ce ballet transpire la force masculine et en même temps sa grande sensualité. Les danseurs dégagent une puissance incroyable et en même temps une douceur que l’on est plus habitués à voir chez les danseuses. Les costumes sont splendides, signés Versace.

La musique grecque, un brin nostalgique, composée par Manos Hadjidakis contraste avec les extraits de Wagner. Et quand vers la fin de la chorégraphie, un battle de sirtaki s’improvise, on se prête à penser que Béjart était décidément un grand visionnaire et avait anticipé les batlles de hip-hop !

Un vrai tourbillon de couleurs dédié à la danse. Une trentaine de danseurs sur scène alternant les tableaux…


Trois solistes sortent cependant du lot : Le duo Kateryna Shalkina, Semele d’une renversante féminité, et Julien Favreau, Zeus à la grâce olympienne, qui exécutent un pas de deux absolument renversant avec un porté de toute beauté.

Et il y a Oscar Chacon, Dionysos éblouissant de présence charnelle, d’une sensualité à l’état pur. Des lignes fluides, une souplesse du corps, un travail d’interprétation absolument renversants. Gros succès à l’applaudimètre…

Après l’entracte, voici Aria, ballet de Gil Roman sur le mythe du Minotaure, créé en 2008 peu après la mort de Maurice Béjart, et qui fait aussi partie du programme anniversaire : Le mythe du Minotaure, mis en scène dans Aria, est à l’image de la condition d’artiste, de sa situation labyrinthique interne : la tentative de fusion entre l’instinct et la raison.

Un très beau ballet, très contemporain dans son approche. Très intellectuel. Même si la marque du maître est toujours là, Gil Roman impose sa patte. Les musiques ne sont plus qu’instrumentales ; elles relèvent aussi de choix beaucoup plus contemporains. Entre les chants traditionnels inuits, des extraits de J.-S. Bach, de Nine Inch Nails ou de Melponem, une volonté de briser l’ensemble musical et de créer un patchwork à entendre.
De très belles scènes d’ensemble…

Un duo en noir et rouge absolument splendide. Trois Ariane(s) promenant un homme par le dos de la chemise…

Extrait :

Dernier entracte avant de retenir son souffle pendant environ 15 minutes pour le Boléro par Béjart. Un ballet mondialement connu sur la partition de Ravel : Maurice Béjart précise en ces termes sa conception de l’oeuvre de Ravel: «Musique très connue et pourtant toujours nouvelle grâce à sa simplicité. Une mélodie – d’origine orientale et non espagnole – s’enroule inlassablement sur elle-même, va en augmentant de volume et d’intensité, dévorant l’espace sonore et engloutissant à la fin la mélodie».

Maurice Béjart confie le rôle central – la Mélodie – tantôt à une danseuse, tantôt à un danseur. Le Rythme est interprété par un groupe de danseurs.
Mercredi, j’ai assisté à la version Un homme, des Hommes. Le soliste qui interprète la Mélodie est au centre de la pièce sur un tambour rouge. Le Rythme est assis sur des chaises rouges installées en U autour du tambour. Quand le mouvement se lance, on aperçoit d’abord uniquement les mains de la Mélodie grâce à une poursuite. Puis le corps du danseur prend vie, avec une précision, une force, une douceur. Le Rythme évolue au gré des mouvements du Boléro. Jusqu’à l’apothéose finale.

Il est difficile de décrire ce qu’on ressent à la vue de ce ballet. La musique prend aux tripes, nous entraîne dans son sillage hypnotique. Tout comme ce cercle rouge au centre de la scène avec le soliste. Les mouvements saccadés puis déliés du Rythme, composé par les 30 danseurs finissent de nous ensorceler. J’ai eu des frissons pendant 15 minutes ; j’ai dû oublier de respirer une bonne dizaine de fois ; j’avais les larmes aux yeux à la fin, devant tant de beauté et de perfection chorégraphique… Le Boléro par Béjart, c’est un shoot de danse puissance 10. Dont on ne se remet jamais je pense…

Prenez votre inspiration, laissez-vous emporter. Drogue douce mais intense…

Encore merci, maman…





Moleskine chargé… en avril !

1 04 2012

Publier un agenda Moleskine un premier avril, c’est tout un poème ! Ah, Avril, entre les poissons, les cocottes de Pâques, les premières dindes à la plage… Décidément, pas de quoi s’ennuyer entre bêtes !

Pesked

Avril débile (et pas poissons du 1er ! )

- Mercredi 04 avril de 9h à 18h (place du Parlement) : Animation de promotion de la pétanque. Qui réunira des champions du monde de la discipline qui feront des shows, démonstrations et autres activités ouvertes à toutes et tous. Chacun pourra se confronter à eux, recevoir leurs conseils.
–> sors ton bob ricard, ta fonte et ton accent marseillais, peuchère !

- Mercredi 04 avril de 10h à 18h (Place Hoche) : Animations sur la pêche. La mer par excellence se dévoile à Rennes.
Gratuit.
–> épuisette, ciré Cotten ou ligne à marin d’eau douce ?

- Vendredi 06 avril à 20h (musikhall  Rennes) : Scorpions, 40 ans de carrière et plus de 100 millions d’albums vendus pour le plus célèbre des groupes de rock allemands.
–> juste histoire de susurrer en hurlant “Still Loving You”…
–> et aussi si tu n’as peur de casser ta tirelire : 53,20 € à 78,50 €

Avril en Mythos

Le Festival des Arts et de la Parole annonciateur du printemps s’installe à Rennes au Thabor du mardi 04 au lundi 09 avril. Théâtre, concerts, contes… A vous de choisir dans la programmation ! Sélections par ci par là dans ce Moleskine. Cherchez Charlie !

Avril en décibels

- Mardi 03 avril à 20h (Opéra de Rennes) : La Sultane, Jean-François-Marmontel. Les Lettre Persanes de Montesquieu avaient mis à la mode les moeurs singulières des sérails ottomans. La polygamie n’est-elle pas un objet de fascination, inavouable certes mais inépuisable. Dans le cadre du Festival Mythos, de 6 à 27 €.

- Jeudi 05 avril  à 19h  (Jardin Moderne)  : Soirée 15 ans de l’émission Kerozene. Avec Mermonte – nouveau projet de Ghislain Fracapane + Peter Kernel – art rock + Lisabö – groupe mythique de noise basque + My Sleeping Doll – guitare, voix en douceur + plateau radio de Canal B en direct pour les 15 ans de l’émission Kerozene. Gratuit

- Vendredi 06 avril à 20h30 (La Bascule) :  2è soirée anniversaire pour fêter les 15 ans d’indocilités en tout genre et de découvertes diverses et variées de l’émission Kerozene. Avec Katawumpus :  spectre sonore envoutant entre le post punk de The Ex et de Crass et le noise rock de Skin Graft + Korkoj : post rock mâtiné de jazz, renvoyant à NLF3, Tortoise, Storm & Stress.

- Vendredi 06 avril à 21h (ferme de la Harpe) : Soirée Melting’art. L’association Clac jam ouvre les portes d’un univers rythmé de danse, de notes jazzy et de sons électroniques. Ateliers initiations à la musique électronique et aux claquettes, boeuf de jazz, performances électro-jazz et danse. Gratuit. Contact et réservation : clacjam@gmail.com.

- samedi 07 avril à 20h30 (Antipode) : Daniel Darc et Michel Cloup (dans le cadre du Festival Mythos).

- Lundi 23 avril à 20h00 (UBU) : L’ATM vous propose ” A Night with Kim Fowley”.

- Vendredi 27 avril à 20h (UBU) : Revolver + St Michel

Avril en théâtre

- Du mardi 03 avril au jeudi 05 avril  à 20h (TNB) : Hiroshima mon amour. Christine Letailleur signe un travail d’orfèvre. Tout est là sur le plateau, à vif : les peaux, les mots. Et les voix. Présences incandescentes de Valérie Lang et Hiroshi Ota.

- Du vendredi 06 avril au dimanche 08 avril, à 17h (Théâtre du Vieux Saint-Etienne) : Bangs : le mythe « sex drugs and rock’n'roll ». La compagnie Public Aléa présente sa dernière création « Bangs » au festival Mythos. D’après l’oeuvre et la vie de Lester Bangs, mis en scène par Benjamin Guyot assisté de Louison Pochat.  Tarif 8€, réduit 5€. Dans le cadre du festival Mythos.

Avril en danse

- Du mardi 03 au vendredi 06 avril à 20h (TNB) : Uprising + In Your Rooms : chorégraphie Hofesh Shechter, israélien.

- Jeudi 12 avril à 19h (le Garage) : « Wow ! i wanna be your hero », compagnie Kassen-K. Création pour deux danseurs et un dessinateur-scénariste de bande-dessinée. Quinze minutes de gloire, ou qui n’a pas rêvé d’être le super-héros d’un soir. Avec Osman Khelili, Katja Fleig, Emmanuel Lepage. Gratuit.

- Du mardi 24 avril au samedi 5 mai, à 20h (TNB) : Panorama. Belle occasion de revenir sur des spectacles qui ont marqué un talentueux parcours : Philippe Decouflé présente un programme composé en forme de best of. De Vague café à Sombreros, en passant par Shazam ! et Codex, la Compagnie DCA a développé une écriture singulière où la danse flirte avec l’humour et la poésie, ou bien se teinte d’émotion, de sensualité et de tendresse dans le métissé Octopus.

Avril en expos

- Jusqu’au samedi 21 avril de 14h à 18h (40mcube) : Analnathrach. Antoine Dorotte place le dessin à la base de son travail. Il le pratique sur divers supports en utilisant différentes techniques. Analnathrach présente de nouvelles oeuvres produites par 40mcube et donne une vue d’ensemble du travail protéiforme de l’artiste, entre sculpture monumentale, polar et BD. Gratuit.

- Jusqu’au 02 septembre (Espace des Sciences – Les Champs Libres) : « Vous avez dit chimie ? » : Un clou, de l’air, une plante, du plastique, ma peau… Tout peut être décrit comme un assemblage d’atomes ou de molécules, tout est chimie ! La chimie est au cœur de la matière et de la vie. Pourtant on oppose souvent le chimique au naturel pour l’associer à une industrie polluante et à des produits toxiques. Mais alors, c’est quoi la chimie ?

Avril en conférences

- Mercredi 04 avril à 18h (Antipode) : à 18h : conférence animée par Christophe Brault :  “Rock progressif & albums-concepts”. Dans le cadre de Yes, We Can.

- Jeudi 05 avril à 20h30 (Salle de conférences Hubert Curien) : Une mort moderne, la conférence du docteur Storm, d’après La Mort moderne de Carl-Henning Wijkmark – adaptation, jeu et mise en scène de Bruno Tuchszer. Le docteur Gaspard Storm enchaîne les conférences pour exposer les réflexions de sa « Commission sur la phase terminale de l’être Humain ». Pour en finir avec le déficit chronique de la Sécurité sociale et anticiper les problèmes budgétaires induits par la prise en charge des soins de santé d’une population vieillissante et le paiement des pensions de retraite, ce groupe d’experts a été mandaté pour proposer des solutions nouvelles et efficaces. D’une mauvaise foi désopilante, manipulant les esprits par les sophismes et les pièges de la rhétorique, la fausse conférence que propose Bruno Tuchszer n’en pose pas moins des questions essentielles. ➔ En partenariat avec le festival Mythos

- Mardi 10 avril à 15h  (Salle de conférences Hubert Curien) : Goûter-Philo Pourquoi nous arrive-t-il d’être méchant ? animé par Dominique Paquet à partir de 8 ans. Est-ce la barbe bleue qui rend le personnage du conte si méchant ? Pourquoi la beauté de Blanche Neige rend-elle cruelle sa marâtre ? Comment se fait-il que nous puissions être méchants parfois et que nous nous montrions sous de si vilains aspects ? Une discussion pour les lecteurs de contes et d’autres histoires terribles. Dominique Paquet est docteur en philosophie, comédienne et dramaturge.

- Mardi 10 avril à 20h30 (Salle de conférences Hubert Curien) : Les Mardis de l’Espace des Sciences sur Sauvons l’agriculture ! avec Daniel Nahon. Notre modèle agricole va dans le mur. Irrigués à l’excès, saturés de produits chimiques, vidés de leur diversité biologique, les sols s’épuisent plus vite qu’ils ne se reconstituent. La productivité des terres stagne. Quant au réchauffement climatique, il vient exacerber la pénurie annoncée d’eau douce, tandis que les biocarburants renforcent l’insécurité alimentaire. Retraçant les grandes étapes de l’histoire agricole, Daniel Nahon défend une autre agriculture, à la fois plus scientifique et plus écologique, une agriculture respectueuse des sols arables, économe en eau, avare en pesticides. ➔ En lien avec l’exposition Le grand espoir, campagnes années 60 de l’Écomusée du Pays de Rennes

- Jeudi 12 avril à 18h30 (café des Champs libres) : Mégalithisme, celtisme : des dolmens et des korrigans. Café histoire avec Joseph Rio, maître de conférences à l’université Bretagne sud. Au XVIIIe siècle, certains littérateurs, historiographes, linguistes celtisants cherchent à faire de l’Armorique la terre gauloise et celtique par excellence.

- Jeudi 26 avril à 18h30 (Café des Champs Libres) : Café littéraire pour une rencontre avec Chloé Delaume. Avec sa dernière autofiction, Une Femme avec personne dedans, Chloé Delaume, « auteur punk » de la littérature française s’attèle au récit d’une certaine « Fin des Temps ». Ce livre est un roman d’amour et, malgré l’ironie et la légèreté, il y a cet aveu tragique : « J’ignorais qu’en aimant on pouvait à ce point perdre son identité ». Chloé Delaume est notamment l’auteur du Cri du sablier (éd. Farrago / Léo Scheer, 2001), Certainement pas (éd. Verticales, 2004) et Dans ma maison sous terre (éd. du Seuil, 2009). Elle est actuellement en résidence à la villa Médicis, à Rome. Rencontre suivie d’une séance de dédicaces

Avril en salles obscures

- Jeudi 05 avril à 20h (Institut Franco-Américain) : ciné-débat/cycle Tennessee Williams avec projection de La chatte sur un toit brûlant, Réalisé par Richard Brooks [1958, 1h48] avec Elizabeth Taylor, Paul Newman, Burl Ives. Projection en VOSTF suivie d’un débat de 30 min. Tarif normal : 5 € – Tarif adhérents Institut et Clair Obscur : 3 €

- Jeudi 12 avril à 20h30  (Salle de conférences Hubert Curien) : L’enfer vert des Bretons, un film de Mathurin Peschet, 2012, 52 min. Depuis plus de trente ans, chaque été, les algues vertes reviennent envahir de nombreuses plages bretonnes. Quels sont les responsables et pourquoi ce problème perdure ? Un trentenaire breton décide de mener l’enquête et de remonter jusqu’aux sources de cette pollution. Le musée de Bretagne vous propose une soirée spéciale autour de cette question. ➔ Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur et de protagonistes du film.

Avril en numérique

- Lundi 02 avril de 13h30 à 15h30 (Université Rennes 2) : Conférence Matérialités technolangagières. L’exemple du réseau de microblogging Twitter. Conférence proposée par l’unité de recherche LIDILE dans le cadre de son séminaire de linguistique. Par Marie-Anne Paveau, du CENEL (Centre d’étude des nouveaux espaces littéraires) et Rédactrice du carnet de recherche La Pensée du discours.

- Jusqu’au vendredi 20 avril de 9h à 12h et de 14h à 20h (le Grand Cordel MJC) : Sensus Bêta 1 : installation interactive de Klaus Fruchtnis. L’objectif est de questionner les spectateurs sur le caractère intrusif de l’image et du codage, à travers la détection de leurs mouvements par une caméra de surveillance et le décodage en temps réel du code QR de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Dans le cadre du Festival Bouillants.

Avril en foire/braderies

- Dimanche 15 avril à 9h (halle Martenot, place des lices) : Foire aux disques. Rendez-vous bi-annuel où se retrouvent environ 80 exposants venant de toute la France. Cette convention du disque, CD et vinyles neufs comme d’occasions, regroupe tous les styles pour tous les budgets. Manifestation organisée par Enragés prod et Bananajuice. Tarif 2€.

- Dimanche 22 avril de 8h à 18h : Braderie Quartier Paul Bert.

- Dimanche 29 avril de 9h à 18h : Braderie Quartier Maurepas.

Moby Dick

MobyDick vous souhaite un excellent mois d’avril, sous le signe du pesked !





Trop d’infos…

30 03 2012

Il y a des jours où il vaudrait mieux être déconnectée du monde et de ses infos… Pour la survie de ses nerfs et de sa bonne humeur.

Voler dans les journaux

Hier par exemple :

La plateforme pétrolière en mer du Nord, abandonnée, livrée à elle-même, prête à exploser et avec une torchère vivante…
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/29/alerte-rouge-en-mer-du-nord-apres-la-fuite-de-gaz_1677545_3244.html

Des propos teintés de relents de nationalisme… Quand le cocorico me donne envie de vomir.
http://www.liberation.fr/politiques/01012399054-new-york-en-campagne-contre-les-enfants-de-stars-au-lycee-francais

La solidarité maritime qui ne fonctionne plus. Les naufragés qu’on laisse mourir en pleine mer. Gratuitement.
http://internacional.elpais.com/internacional/2012/03/29/actualidad/1333016569_472752.html

Le dynamisme économique des croque-morts au Guatemala (via Courrier International). Parce que la violence, c’est bon pour l’économie.
http://elperiodico.com.gt/es/20120219/domingo/208251/

Et puis la novlangue économique qui parle avec euphémisme de croissance négative plutôt que de récession…
http://sociedad.elpais.com/sociedad/2012/03/05/vidayartes/1330979259_557017.html

L’autre mauvaise nouvelle, c’est qu’il a fait tellement chaud dans mon centre de ressources que la tablette de chocolat qui trainait dans un des tiroirs de mon bureau a fondu… Vivement le WE, virée à Nantes sous le soleil !





Quand les têtes couronnées finissent guillotinées

26 03 2012

Et hop, un samedi soir enfermée dans les salles obscure rennaises alors que la météo était plus encline à siroter des boissons houblonnées en terrasse. Un jour, j’apprendrai à faire comme tout le monde…

 Les Adieux à la reine de Benoît Jacquot n’est pas un film sur Marie-Antoinette, enfin un petit peu mais accessoirement seulement. Le film est plutôt centré sur Sidonie aborde, lectrice de la Reine. Jeune domestique pourchassée par les moustiques, dont le seul motif de survie est son incroyable fascination pour la dilapideuse du Royaume. Fascination amoureuse, probablement. N’oublions pas que Jacquot, pour ce film,  s’est inspiré du roman de Chantal Thomas (prix Femina 2002) et que les dessous de l’Histoire vus par Mme Thomas sont aussi érotiques qu’une baleine de soutien-gorge auréolée de soie et de dentelle.

Heureusement, la tourmente est là. Drame à Versailles à l’annonce des têtes décapitées parisiennes. Un vent de panique souffle sur les taffetas des crinolines et sur les plumes du chapeau royal !
Heureusement, les bas-fonds des cuisines du château nous rappellent que là aussi, la brioche n’a pas lieu d’être.
Heureusement, les couloirs de Versailles sont sombres, les chambres de bonnes infestées de moustiques, les canaux envahis de rats crevés et les contre-allées boueuses et engorgées de déchets. Si l’Enfer est pavé de bonnes intentions, Versailles est pavé pour certains seulement de dorures et de luxure.

Un bon moment malgré une vision de l’Histoire sûrement décalée (je ne suis pas historienne mais mon petit doigt me dit que.) De très beaux portraits de femmes dans la tourmente de l’histoire et en seulement quelques jours. De très beaux visuels de face et de dos, comme si, à cette époque l’on n’existait qu’en deux dimensions.

Reste que pour l’Histoire, la vraie, il faudra replonger dans ses livres. Et éviter l’overdose de cupcakes coppolienne…





Le retour des Fremen

24 03 2012

Ou quand la science-fiction devient réalité… Souvenez-vous de Dune et de ses habitants, les Fremen. Dune est une planète désertique et pour survivre, ce peuple a dû déployer des trésors d’ingéniosité. Ils portent une combinaison spéciale, le distille, qui permet de récupérer l’eau évacuée par le corps (transpiration, déchets) et de la recycler et assurer ainsi leur survie.

Alors, quand j’ai lu cet article sur un masque qui permettrait de récupérer l’énergie du souffle pour recharger un iPhone, je n’ai pas pu m’empêcher de sourire et de faire le lien avec Frank Herbert…

Prêts à basculer sur Arrakis ? Et si vous n’avez pas lu Dune, précipitez-vous…








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