Bruits de couloir

« Je suis heureux comme un faisan ! »
C’est ce que déclamait ce matin un étudiant dans le couloir jouxtant mon lieu de travail. Ne connaissant point cette expression animalière, je me suis empressée de la googliser ; après quelques recherches, il s’avère que cette expression provient vraisemblablement de l’imaginaire fort développé de cet étudiant, lequel n’avait probablement pas connaissance de ce texte iranien de Firdousi Abou’Lkasim « Le livre de Feridoun et de Minoutchehr rois de Perse. Trad. de J. Mohl d’après le Shah-Nameh » paru en 1924. Dans le chapitre Feridoun envoie Djendil dans le Iemen , voici ce que l’on peut y lire : « Mais il ne trouva dans l’Iran aucun chef illustre avec lequel il aurait convenu à Feridoun de conclure une alliance, jusqu’à ce que le sage au cœur serein, au corps pur, fût arrivé chez Serv, le roi de Iemen. Il trouva chez lui ce que son maître lui avait indiqué, trois filles telles que Feridoun les cherchait. Il se présenta plein de joie devant Serv, heureux comme le faisan qui s’approche de la rose ; il baisa la terre, fit des excuses au roi, et implora sur lui la bénédiction de Dieu, disant : « Que le roi reste toujours glorieux, illustrant la couronne et le trône ! »

Plus d’infos sur ce livre rare :
(Source : http://www.maisonneuve-adrien.com/description/iran/firdousi.htm )
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Plus beau spécimen de typographie orientale qui soit sorti des presses de l’Imprimerie Royale, le Shâh Nâmeh est sans doute l’œuvre littéraire la plus connue en Iran, et constitue une base incontournable pour les récitants et les poètes encore de nos jours.
Composé au 10ème siècle par Firdousi, le Shâh Nâmeh (Le Livre des Rois) est un poème épique persan de plusieurs milliers de vers (plus de 60 000 distiques), écrit dans un langage simple et clair. Il retrace l’histoire de l’Iran depuis la création du monde jusqu’à la conquête arabe : Firdousi y a mis en vers de nombreuses histoires persanes légendaires ou anecdotiques.
Oeuvre à fort caractère patriotique, le Shâ Nâmeh est animé d’un vif sentiment national, de considérations morales et de morceaux lyriques. A l’époque où le Shâ Nâmeh a été écrit, la langue arabe prenait une importance considérable au niveau littéraire. Firdousi a contribué à la sauvegarde du persan en s’efforçant d’utiliser principalement des mots purement perses et non arabes. Il a ainsi sauvé la langue persane de l’oubli et ses textes servent toujours de référence linguistique.

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