Professeur Tournesol

Comme toute documentaliste qui se respecte, je suis abonnée à plus d’une centaine de fils RSS pour suivre l’actualité. Comme toute documentaliste travaillant à l’Université de Rennes 1 qui se respecte, je suis abonnée au fil RSS « Actualités de Rennes 1 ».
Pour celles et ceux ne connaissant pas Rennes et n’ayant pas usé leurs fonds de jeans dans les amphis des universités rennaises, un petit rappel s’impose…. La ville de Rennes est une ville universitaire forte de 2 universités et d’environ 40 000 étudiants. L’Université de Rennes 1 est une université pluridisciplinaire regroupant des disciplines dites de « sciences humaines » (Droit, Philosophie, Économie, Gestion) et des disciplines dites de « sciences dures » (mathématiques, médecine, pharmacie, odontologie, biologie, informatique). L’Université de Rennes 2 se consacre aux langues, aux sciences artistiques et humaines, aux sciences sociales et au sport [les mauvaises langues diront aussi que les étudiants s’y forment à la grève et à la contestation…]. Je travaille à Rennes 1 depuis septembre 2004 et je continue à m’émerveiller face aux activités scientifiques, moi la littéraire pure et dure ayant usé mes jeans dans l’amphi Chateaubriand de Rennes 2…
Pas plus tard qu’hier, le fil RSS Actus de Rennes 1 a fait sonné la clochette curiosité de mon cerveau : « Expérience inédite de diffraction de neutrons – Première mondiale réalisée par des chimistes de l’UMR 6226« . Un tel titre ne pouvait vraiment pas me laisser indifférente… Je suis allée lire l’article relatant cette découverte et ça me laisse fort admirative. En effet, les chercheurs de Rennes 1, en partenariat avec des chercheurs de l’Université d’Oxford et de l’Institut Laue Langevin de Grenoble ont réalisé une expérience inédite par diffraction de neutrons. Cette technique très sensible aux éléments légers tels que l’oxygène a permis de suivre le comportement à haute température et sous flux d’hydrogène, de matériaux susceptibles d’intégrer les piles à combustible de demain. ont suivi in situ, en temps réel par diffraction de neutrons le comportement d’un oxyde, Pr2Sr2CrNiO8 sous atmosphère dynamique d’hydrogène jusqu’à plus de 700 °C. Ils ont ainsi pu déterminer quels atomes d’oxygène sont désintercalés de la structure et démontrer la stabilité du matériau sous flux d’hydrogène à haute température. Une telle expérience est un véritable défi puisque les réactions en atmosphère dynamique d’hydrogène présentent des risques de sécurité importants et que l’hydrogène est l’un des éléments les plus défavorables en diffusion neutronique. Cette expérience ouvre une nouvelle voie pour l’étude des mécanismes de réactions solide/H2-gaz dans des conditions extrêmes. La diversité des atmosphères pouvant être utilisées maintenant en diffusion de neutrons représente un avancement important dans l’étude de dispositifs de stockage de l’hydrogène ou de conduction ionique à haute température.
Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me fascine…
« Fruit computer lab » by laimagendelmundo – FlickR

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