Un rêve en pointes et tutu

Je viens de réaliser un rêve de jeunesse…kitchissime à souhait certes mais qui me tenait à cœur depuis longtemps ! En 1982, à l’âge de 6 ans, j’ai chaussé mes premiers chaussons Repetto… et les grands ballets classiques ont bercé (entre autres !) mon enfance. Vendredi soir, 27 ans après, j’ai enfin pu assister à la représentation du Lac des Cygnes par le Ballet-Théâtre de Saint-Petersbourg à la Cité des Congrès à Nantes. Accompagnée de Catherine et JC, nous avons pris place au premier balcon et avons écarquillé yeux et oreilles….

La mise en scène de Konstantin Sergeev, nous a offert une version très traditionnelle de ce ballet avec ses personnages archétypaux et sa fin heureuse (oui, oui, le Lac des Cygnes possède plusieurs versions finales… et nous avons échappé à la mort du Cygne !). Les décors très chargés en dorure du palais contrastent avec la noirceur de la forêt et du lac (illuminée cependant par l’apparition kitchissime des faux cygnes traversant le fond du décor…). Les décors de théâtre m’ont toujours fasciné…mais je n’étais plus habituée à un tel déluge de dorures ! Quant aux lustres du troisième acte, ils m’ont transportée dans une cathédrale baroque imaginaire, toute de feux vêtue. Et le ballet, me direz-vous ? il faut certainement aimer un minimum la danse classique pour supporter presque 3 heures de spectacle très maniéré, tout en technique rigoureuse et sans fioritures.

La danseuse étoile Irina Kolesnikova tient la première place : impressionnante de technique, de légereté, de grâce (et certainement anorexique…). Le danseur-Prince n’est que son porteur et son faire-valoir…


(Crédit Photo : KT 2005)

Le corps de ballet quant à lui est impressionnant de rigueur, d’exactitude : 21 danseuses en tutus blancs sur pointes lors du deuxième acte. L’harmonie et la rigueur des alignements, des déplacements et des mouvements sont absolument stupéfiants. La présence de l’orchestre (rien que 38 musiciens…) renforce l’adéquation entre la musique, les presque soixante danseurs et la chorégraphie.

Une très belle soirée…très impressionante pour qui a chaussé des pointes et des tutus quelques années durant. Mais, même si j’ai beaucoup apprécié ce moment, je suis désormais bien plus fan des ballets contemporains et des danses moins figées et plus hétéroclites. Sensation confirmée dès le lendemain quand j’ai assisté à Sombreros, dernière création de Philippe Découflé…mais je vous en parlerai plus tard !

Publicités

Une réflexion au sujet de « Un rêve en pointes et tutu »

  1. Ping : Béjart, shoot de danse puissance 10 « Déambulations rennaises

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s