Quand la danse classique brise (parfois) ses carcans

Fin janvier, je suis retournée au TNB dans le cadre de mon abonnement annuel pour assister à un spectacle. Danse au programme avec Impressing the Czar, chorégraphie de William Forsythe par le Ballet Royal de Flandres. Un opéra-ballet en trois actes mêlant joyeux bordel et scènes plus « classiques ». 40 danseurs, étoiles pour la plupart…c’est dire si techniquement, ce spectacle était irréprochable. Belle démonstration dans le deuxième volet, In the Middle, Somewhat Elevated, crée par les étoiles de l’Opéra de Paris : de la danse classique déstructurée, désarticulée, épurée comme j’aime à la voir…Des danseurs seuls sur scène ou à plusieurs en justaucorps verts, avec pour seul décor les rideaux de velours noirs délimitant la scène. Mais ce volet m’a semblé toutefois un tantinet trop long (28 minutes tout de même) : quand la déstructuration technique atteint son paroxysme assez rapidement, on se lasse des mouvements reproduits uniquement pour l’esthétique. Ceci dit, j’ai pu constaté avec effarement combien la danse classique modèle durement les corps féminins…lesquels tendent de plus en plus à devenir androgynes par ailleurs. Les danseuses n’ont plus de seins, plus de hanches, mais des cuisses de rugbymen et des dos de nageuses est-allemandes. Les muscles sont saillants, secs, jamais détendus. C’est assez impressionnant à regarder en mouvement.
Le premier volet, Potemkins Unterschrift, comme le troisième, La Maison de Mezzo-Prezzo, sont de joyeux fourre-tout où les danseurs-acteurs s’entrecroisent sans queue ni tête… Difficile de suivre tout ce qui se passe sur scène ! une seule remarque : je suis restée muette d’admiration devant le rideau de scène du 3è volet : un velours splendide entre bleu ciel et bleu turquoise avec des glands de clefs géants (NDLR : pour lever tout soupçon, les glands de clefs sont des éléments de passementerie. Voir ci dessous !)

Le dernier volet, Bongo-Bongo Nageela, est à mon sens le plus réussi, tant chorégraphiquement qu’esthétiquement : les 40 danseurs se retrouvent sur scène, tous en tenue d’écolières anglaises avec des perruques à la Crazy Horse. Entre danse tribale et chorégraphie déjantée ! c’est ce qui m’a paru le plus à même de transmettre une émotion et ce qui m’a le plus parlé en tout cas.
Petit aperçu ci-dessous pour les curieux…

Publicités

2 réflexions au sujet de « Quand la danse classique brise (parfois) ses carcans »

  1. LZ

    @Nadia : merci ! effectivement, ça peut être intéressant. Le plus difficile sera de trouver un créneau horaire dans mon agenda !

    Répondre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s