Corsica

J+ 15 et je ne m’en remets toujours pas ! Grâce à Viinz, je suis donc partie découvrir l’île de Beauté du 29 mai au 05 juin. Et mon baptême de Corse fut absolument ahurissant de couleurs, d’odeurs, de paysages, de rencontres, de gastronomies, de découvertes… Difficile pour moi de réduire cette semaine en quelques phrases que vous liriez rapidement ! plusieurs billets vont être nécessaires…

Lorsque j’ai gagné cet aller retour en Corse en octobre, j’ai tout de suite pensé à Roudoudou. Roudoudou, c’est mon amie d’enfance, qui vivait à 300m à vol d’oiseau de mon coin de Finistère ; c’est devenue ma copine de lycée avec qui nous faisions sagement les 400 coups ; c’est ma copine de plage avec qui nous avons fait 30 km quotidiennement en vélo un été pour nous rendre à la plage du Kerou retrouver nos copains de lycée. Puis les études nous ont séparées : elle à Brest, moi à Amiens puis à Rennes. Puis nos boulots respectifs ont encore allongé la distance kilométrique : elle à Pau, moi à Paris puis à Rennes. Mais à chaque retour en vacances dans nos maisons familiales respectives, on se revoyait, se racontait nos vies. Il y avait toujours un coup de téléphone par ci-par là, une carte postale de vacances ; bénéficiant de vacances estivales longues et régulières, je me suis rendue plusieurs fois à Pau pour des retrouvailles toujours enjouées. Mais nous n’étions jamais parties en vacances ensemble ; et c’est donc tout naturellement que mon invitation s’est portée vers elle. De fil en aiguille, j’ai aussi proposé à mes parents de nous accompagner, mon père étant pressé par un ami de longue date vivant à Bonifacio de venir lui rendre visite.
Ce séjour en Corse s’annonçait donc comme une madeleine de Proust : retrouvailles avec Roudoudou et vacances avec mes parents en dehors de la maison familiale finistérienne (ce qui n’était pas arrivé depuis des milliards d’années !).

Arrivée donc à Toulon vers 16h en ce vendredi 28 mai après avoir avalé environ 1300 km depuis le Finistère. Les portes de la gare maritime n’ouvrant qu’à 20h, nous avons déambulé dans les ruelles toulonnaises et profité des terrasses ensoleillées.
Petit SMS ; le départ prévu à 21h30 est décalé à 23h00. L’accès à la Gare maritime nous est quand même autorisé à 20h et nous suivons gentiment la file des voitures sur le quai d’embarquement. Le nombre de voitures en attente du ferry Corsica Ferries est impressionnant ! nombre auquel il faut rajouter des camions frigorifiques, un ou deux cars de tourisme et une tripotée de motos et de bikers. Je me rends compte soudain que je n’ai jamais voyagé sur un ferry aussi gros… Le plus gros bateau sur lequel j’ai eu à naviguer est le « petit » ferry pour Belle-Ile qui embarque certes des voitures mais en quantité beaucoup moins importante ! Ma curiosité est donc piquée. J’observe avec attention le balai des voitures embarquant sur un ferry toonesque destiné à la Sardaigne tout en papotant avec mon père qui se remémore ses années de jeunesse passées à Toulon dans la Marine Nationale.

Ferry toonesque

22h30, après une longue attente passée à observer nos voisins de voiture (mon sentiment « Croisière s’amuse » commence à pointer son nez…) et à plonger avec délectation dans mes guides de voyage sur la Corse, notre ferry, le Mega Smeralda, arrive enfin.

Mega Smeralda

Et c’est le tonneau des Danaïdes ! les vacanciers de la semaine précédente sortent du navire pour laisser place aux suivants ! Un ballet de voitures, camions et motos commencent sous la houlette de chorégraphes tout de combinaisons blanches vêtus !

Chassé-croisé sur le quai Embarquement de bikers

Avec le retard, les chorégraphes ne perdent pas une seconde et mon père, un peu fourbe sur ce coup là, me laisse les clés de son carrosse. A moi donc l’honneur d’embarquer sur le Mega Smeralda, toute vapeur dehors, pressée par les techniciens d’embarquement ! à moi de manœuvrer habilement pour virer sur le pont garage ! à moi de me garer au centimètre près au milieu de quatre files de voitures ! [Pour info, le carrosse de mon père est une Mercedes classe E qui mesure presque 5m de long pour un peu moins de deux mètres de large… Dans le genre manœuvrant, on a conçu plus facile !]

Après avoir trouvé notre cabine, nous sommes parties, Anne et moi, à la découverte de cet énorme navire ! Quelques photos de Toulon by night sur les ponts promenades, et retour dans la cabine pour une douche et un sommeil bien mérité !

Moonlight

Debout depuis 3h30 du matin et avec 13h de route dans les pattes, je n’ai aucune difficulté à sombrer dans les bras de Morphée. Et ce ne sont pas les bruits de la ventilation, les vibrations des stabilisateurs anti-roulis et des propulseurs d’étrave ou les vrombissements des 4 moteurs de 35000 chevaux qui parviendront à m’en sortir !

7h00 : le haut-parleur nous réveille en fanfare et nous apprend qu’à 8h00, nous accosterons à Bastia. Branle-bas de combat ! nous rejoignons mon père sur le pont ; le chanceux, bien plus matinal que nous, a pu voir le Cap Corse au lever du jour ! et là, je prends enfin connaissance avec l’île. Une côte toute en verdure, des villages accrochés à la montagne, et cette montagne, si proche du littoral…

Nous rejoignons le pont garage ; c’en est fini de la Croisière s’amuse pour aujourd’hui ! La porte-rampe s’ouvre, Bastia est là… La Corse s’offre à nous !

Bastia

2 réflexions au sujet de « Corsica »

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