Traces… par le Petit Théâtre de Pain

Il y a des rendez-vous que l’on ne raterait pour rien au monde. Tous les ans en été depuis 2003, je croise une amie, rencontrée sur les bancs du collège d’Aubervilliers où nous étions affectées. Elle, prof d’histoire-géo, moi , documentaliste. Des cinés, du théâtre, des manifs, un festival de théâtre caniculaire à Saint- Jean-de-la-Blaquière, une randonnée mouvementée dans les Alpes… et des retrouvailles annuelles estivales sous le soleil (?!) breton.

Moments privilégiés de retrouvailles, de souvenirs empreints de nostalgie parfois, de discussions sur nos vies marseillaise pour elle et rennaise pour moi… Cette année, retrouvailles autour du théâtre. Au Festival du Pont du Bonhomme à Lanester. J’avais souvent entendu parler de ce festival, sans jamais y avoir vraiment mis les pieds. Quelle erreur ! il se déroule dans un lieu magnifique, sur les bords du Blavet. Le cimetière des bateaux de Kerhervy comme décor maritime. Le Festival prend place dans ce cadre de verdure entre cantine sous les guirlandes colorées et un théâtre en plein air. Un accueil très sympathique assuré entre autres par Alain Kowalczyk, directeur de la Compagnie de l’Embarcadère et de ce festival.

Et le théâtre dans tout ça, me durez-vous ? Traces de quoi ? de qui ?

De la Compagnie Le petit théâtre de pain. Compagnie fondée en 1994, croisée à Saint-Jean-de-la-Blaquière en 2003 lors du Festival Remise à Neuf où j’étais présente avec Elodie.

Le Petit Théâtre de pain est une troupe constituée de 17 personnes de langues et cultures différentes résidant au Pays Basque. Multifacette que l’on retrouve dans ce spectacle Traces. Pièce écrite par Aurélien Rousseau, ami d’Elodie, que j’avais rencontré à Saint-Jean-de-la-Blaquière également. Traces parle de rénovation urbaine, de vies en chantier, sur lesquelles les acteurs courent sans relâche en trébuchant, en bétonnant, en colmatant, en pleurant, en vociférant.

Chantier
Traces, c’est ouvrir un œil sur ces familles vivant dans un quartier en reconstruction : familles en deuil, en souffrance, en construction, en survie, en fabrication. Traces, c’est une déconstruction, un chantier, des entrepreneurs, des familles ancrées dans un quartier depuis des décennies, une reconstruction urbaine et sociale, une renaissance personnelle pour certains.

Face à la lumière

Traces, c’est de la tristesse… parce que les histoires humaines et sociales en portent toujours les stigmates. Mais Traces, c’est aussi du rire, à l’image de ce Goldorak qui revient comme une image enfantine lancinante pour faire rire et sourire.

Goldorak

Un petit aperçu vidéo pour vous donner envie de découvrir cette compagnie. Si elle se produit à quelques encablures de chez vous ou de votre lieu de vacances, n’hésitez surtout pas !

Petite message à Alain Kowalczyk : les Boudeuses reviendront sans faute l’an prochain, avec ou sans pluie…

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