Du polar australien…

Dans la série « je lis des polars et j’aime ça », j’ai découvert au fil de mes lectures des auteurs  de polars australiens dont je suis assidûment le parcours en quête de nouveaux romans. Il y a chez ces auteurs une forme de liberté, légèrement dégénérée et déjantée, qu’on retrouve parfois chez certains auteurs américains mais bien plus rarement.
 

Dernière lecture en date : Shane MALONEY, Spécialité de fruits de mer (Something Fishy), Editions du Masque, 2006.

Murray Whelan, député travailliste, apprend à peine qu’il va être père, que sa compagne décède après avoir été renversée par un motard. Invité à une excursion en mer avec d’autres acteurs politiques, le voilà plongé dans une chasse au braconnage d’abalone (nom anglais de l’ormeau). Ce qui l’entraînera dans un sea-movie tout à fait dantesque… Au fond d’un bush où l’on trouve de joyeux sanguinaires dans un labo clandestin complètement hypnotisés par l’ormeau aux oeufs d’or…

Extrait :

« L’enfer, c’est les autres », disait Jean-Paul Sartre. Croyez-moi, il parlait sans savoir. L’enfer, c’est quand vous êtes sur le dos au fond d’un minable dinghy en alu coincé sous un lourd rouleau de grillage contenant la dépouille mutilée puis assassinée du propriétaire d’une trattoria d’Ascot Vale, tandis qu’un criminel dément vous trimbale à travers une forêt impénétrable et qu’en prime vous êtes plongé dans l’obscurité totale sous une bâche de plastique noir, suant sang et eau à essayer à l’aveuglette de vous dégager de cet entrelacs sans cesse en mouvement d’anneaux métalliques et de fluides corporels suintants. « 

Si le coeur vous en dit, quelques pistes dans l’étendue australienne, pour découvrir cette contrée sauvage : 

Tueurs d’aborigènes de Philip MC LAREN : deux policiers à la traque d’un serial killer de jeunes aborigènes. Entre racisme et violence singulières. 

Cul-de-sac (paru maintenant sous le titre Piège Nutial) de Douglas Kennedy, américain au demeurant : ce roman offre une vision tout à fait délirante de l’Australie. Ou comment un journaliste américain sans histoires se retrouve piégé dans le trou du cul du monde par une bande de dégénérés du bush. C’est haletant, angoissant, drôle et terrifiant. Ne manquerait plus que Razorback (vieux souvenirs de mon adolescence quand on jouait à se faire peur devant des films d’horreur…) et l’affaire serait dans le sac…

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3 réflexions au sujet de « Du polar australien… »

  1. rennette

    cul de sac, lu il y a très longtemps et adoré… Il n’avait eu aucun succès et puis l’éditeur l’a « ressorti » et là l’explosion méritée… je ne savais pas qu’il était réédité sous un autre nom… c’est dingue, c’est comme ca que je fais des des doublons d’achat !!! quant aux deux autres, je note !!
    Il y a un néozelandais excellent (parait-il) au top des ventes .. ca devrait être bien la nouvelle Zelande…

    Répondre
    1. LeeZen Auteur de l’article

      @rennette : Oui, c’est fou qu’on lui ai changé de nom. Je trouvais que le premier était plutôt chouette ! Sinon, la Nouvelle-Zélande, je crois avoir lu quelques trucs. Bon ben voilà une idée d’article pour plus tard ;-)

      Répondre
  2. Ping : Lectures en août | Déambulations rennaises

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