Divinement Josh…

[Désolée pour ceux qui lisent aussi Alter1fo ; il va y avoir doublon. Manque de temps, départ en vacances imminent… Je vous fais presque un copié-collé du report publié il y a quelques jours sur le webzine rennais… Bon en exclu, vous aurez le cliché paparazzié de ma rencontre avec Josh. Allez, c’est bien parce que je vous aime bien et que vous m’êtes très sympathiques ! ]

Il est des concerts qui vous remuent les tripes et le cœur. Il est des concerts dont on ne se remet jamais. Celui de Josh T. Pearson à la Chapelle du Conservatoire ce samedi 16 avril en fait partie…

Osmose religieuse et musicale
C’est au beau milieu de Mythos qu’il nous a été permis d’approcher le divin. Nous avons quitté Bertrand Belin et l’agitation toute sympathique du Thabor pour la Chapelle du Conservatoire de Rennes à quelques encablures, où seuls se pressaient quelques rennais, impatients d’écouter ce barbu texan. Le lieu est étrangement impressionnant et impose calme et recueillement. La scène est tendue de velours noir et contraste avec la blancheur des murs de la chapelle et les vitraux colorés. Le public chuchote et s’assoit doucement sur la moquette recouvrant le sol.

Chapelle du Conservatoire inside

Nous avions écouté religieusement le dernier album de Josh T. Pearson « Last of the country gentlemen ». Et comme beaucoup de blogueurs (DissoGirl de Derrière la fenêtre ou Space Bepop de Golden boy, gigs, music & showerpour la sphère rennaise), on avait éprouvé des difficultés à en parler. Parfois, le silence et l’écoute des morceaux, tout simplement, se font bien plus parlant que des mots.

Entre fascination et mysticisme
Quand l’ex-leader du trio Lift to Experience entre sur scène, le temps se fige. Son aura mystique tombe sur le public comme par enchantement. Il faut dire que ce texan à la longue barbe et à l’allure dégingandé impose le respect. A la fois fragile et torturé, inspiré et transperçant. Et pourtant, il sifflote, plaisante et pose sur le public un regard malicieux. Perdu dans d’obscures vapeurs alcoolisées certes, mais malicieux.

Josh T. Pearson

Aucune phrase, aucun mot ne pourront jamais raconter vraiment ce concert et les frissons qu’il m’a procurés. Mais il s’est passé quelque chose ce soir-là entre les quatre murs de cette chapelle. Et paradoxalement, seuls le vocabulaire et les images religieuses sont à même de l’exprimer.

Ce grand barbu est mystique : hanté par ses morceaux, les yeux au ciel ou fermés, en osmose avec sa musique, il est tout simplement envoûtant. Et nous, pauvres mortels, avons bu ces paroles et communié dans une écoute absolue et silencieuse. Et quand Josh, par deux fois, s’éloigne du micro et coupe l’ampli de sa guitare, la musique se fait apothéose, naturellement mais divinement. Et puis des morceaux longs, très longs, comme un chemin vers la rédemption mais tellement beaux, puissants et profonds. On aurait voulu que ce moment se prolonge et dure une éternité…

A l’heure du rappel, un clin d’œil de toute beauté avec une reprise de « By the Rivers of Babylon » de Boney M. Car monsieur Pearson a de l’humour et ose plaisanter entre chaque morceau, ce qui le rend encore plus attachant. Ces « Ne me quitte pas ! » en français hésitant dans le texte, adressés la main tendue dans le vide, vers ces deux ou trois rares personnes ayant quitté la salle précocément et pour d’obscures raisons, étaient absolument magnifiques. Rires étouffés du public, étonné par le décalage entre le folk songer charismatique et la légèreté de ses échanges avec la salle.

Grâce et humilité
On sort bouleversé par ce concert, comme transcendé par l’homme et la profondeur de sa musique. Et lorsque plus tard dans la soirée, entre bruit et fureur de Mythos, on apercevra la silhouette de Josh T. Pearson au beau milieu du Cabaret Botanique au Thabor, le temps se figera encore une fois.

Et quand sur injonction de @RssnSxts, on sera présentée au grand Texan, on aura le genou flageolant et l’anglais hésitant. Ses yeux bleus m’ont transpercée, sa voix m’a subjuguée, ces quelques mots et phrases échangés ont fait de cette soirée un moment irréel et inoubliable. Magique et mystique. Touchée par la grâce et l’humilité de l’homme texan je fus.


Ces quelques mots maladroits couchés pour vous sur le clavier ne sont que la partie immergée de l’iceberg. Le reste est insondable… et ne saurait s’exprimer. Ainsi soit-il.

____________________________

Site

L’album « last of the country gentlemen » de Josh T Pearson, en écoute sur The Independent.

Reports du concert rennais par DissoGirl et Space_Bebop

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s