Condensé de TNB en Mars

Voilà, c’est ce qui arrive quand on prend son abonnement en juin, qu’on choisit vite sur le papier ce qui nous semble être le plus intéressant. Et hop, on se retrouve avec 3 pièces de théâtre pour le mois de Mars, sur un abonnement de 5. Bingo !

Husbands pour commencer, mis en scène par Ivo Van Hove. Une adaptation au théâtre du film éponyme de John Cassavetes. Une pièce de 2h en néerlandais surtitré. Et croyez-moi sur parole, le néerlandais est bien plus âpre que l’allemand par exemple.
Rapidement et sans s’épancher, cette pièce m’a plu et déplu (et je n’ai pas vu le film, qui parait-il est un chef d’œuvre). Un dispositif de vidéo, en caméra subjective, rend la pièce très réaliste, pointant les points de vue de l’un ou de l’autre des personnages. Jusqu’à la nausée parfois. Effet mal de mer garanti sur les deux écrans en 4×3. Par contre, le dernier acte, dans cet hôtel londonien, est vraiment terrible. Terrifiant de violence, de décadence, d’abandon et de liberté finalement. J’y ai retrouvé tout ce qui fait à mon sens le génie du metteur en scène allemand Castorff. Dommage que ce ne soit que dans cette scène-là…

Autre pièce, autre thème, autre disposition scénique. La Loi du marcheur (Entretien avec Serge Daney) avec Nicolas Bouchaud, seul en scène, sur une mise en scène d’Eric Didry. Une très chouette pièce avec un acteur époustouflant. Lui que je n’avais vu qu’incarnant de grands rôles au milieu de la troupe de Sivadier notamment (La Vie de Galilée, La Mort de Danton, Le Roi Lear, La Dame de chez Maxime, Noli me tangere). Là, seul en scène, sa présence ne se dément pas. Il est puissant, touchant, drôle. Mais c’est aussi et surtout la vie de Serge Daney qui nous est offerte, dans ses anecdotes et souvenirs d’enfants, dans ses jubilations cinématographiques…
Vient ensuite un curieux échange entre l’acteur et la salle à propos de cinéma et de salles obscures. Mais je vous laisse la surprise, si jamais l’occasion vous est donnée d’assister à ce spectacle. Et puis, il y a toute cette réflexion entre cinéma et TV. L’un détruisant l’autre, l’asservissant. Une réflexion qui nous interroge sur nos pratiques et nos choix. Deux heures trop courtes !

Dans 10 jours, troisième et dernier opus avec Ennemi public d’après Un ennemi du peuple d’Henrik Ibsen et mis en scène par Thierry Roisin. Affaire à suivre.

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