Quand les têtes couronnées finissent guillotinées

Et hop, un samedi soir enfermée dans les salles obscure rennaises alors que la météo était plus encline à siroter des boissons houblonnées en terrasse. Un jour, j’apprendrai à faire comme tout le monde…

 Les Adieux à la reine de Benoît Jacquot n’est pas un film sur Marie-Antoinette, enfin un petit peu mais accessoirement seulement. Le film est plutôt centré sur Sidonie aborde, lectrice de la Reine. Jeune domestique pourchassée par les moustiques, dont le seul motif de survie est son incroyable fascination pour la dilapideuse du Royaume. Fascination amoureuse, probablement. N’oublions pas que Jacquot, pour ce film,  s’est inspiré du roman de Chantal Thomas (prix Femina 2002) et que les dessous de l’Histoire vus par Mme Thomas sont aussi érotiques qu’une baleine de soutien-gorge auréolée de soie et de dentelle.

Heureusement, la tourmente est là. Drame à Versailles à l’annonce des têtes décapitées parisiennes. Un vent de panique souffle sur les taffetas des crinolines et sur les plumes du chapeau royal !
Heureusement, les bas-fonds des cuisines du château nous rappellent que là aussi, la brioche n’a pas lieu d’être.
Heureusement, les couloirs de Versailles sont sombres, les chambres de bonnes infestées de moustiques, les canaux envahis de rats crevés et les contre-allées boueuses et engorgées de déchets. Si l’Enfer est pavé de bonnes intentions, Versailles est pavé pour certains seulement de dorures et de luxure.

Un bon moment malgré une vision de l’Histoire sûrement décalée (je ne suis pas historienne mais mon petit doigt me dit que.) De très beaux portraits de femmes dans la tourmente de l’histoire et en seulement quelques jours. De très beaux visuels de face et de dos, comme si, à cette époque l’on n’existait qu’en deux dimensions.

Reste que pour l’Histoire, la vraie, il faudra replonger dans ses livres. Et éviter l’overdose de cupcakes coppolienne…

4 réflexions au sujet de « Quand les têtes couronnées finissent guillotinées »

  1. French Noodle

    « les dessous de l’Histoire vus par Mme Thomas sont aussi érotiques qu’une baleine de soutien-gorge auréolée de soie et de dentelle. » Tu confonds pas Chantal Thomas et Chantal Thomass ? ^^

    Répondre
    1. LeeZen Auteur de l’article

      @French Noodle : diantre, si ! je n’avais jamais remarqué que la designeuse de froufrous comptait deux S à son actif. Ceci dit la madame Thomas, écrivain et universitaire, spécialiste de Sade et de Casanova, a une vision très féminine des dessous de l’Histoire ! Et pour cause, j’imagine.

      Répondre
  2. Ping : En 2013, au cinéma tu iras « Déambulations rennaises

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