Des zombies chez Jane Austen

Décidément l’humanité ne peut se satisfaire de la version originale d’Orgueil et Préjugés. Pride and Prejudice est sorti en 1813 de la plume de la grande romancière anglaise Jane Austen. Son humour et sa critique de la condition féminine sous l’ère victorienne en font une romancière pilier de la littérature anglaise, même si au demeurant, elle reste moins connue que les soeurs Brontë.

Je connaissais donc :

– les adaptations télévisées : l’excellente série de la BBC parue en 1995. Six épisodes de 50 minutes avec Colin Firth interprétant Darcy. Un vrai régal !

– une des adaptations cinématographiques : le film de Jeffrey Wright avec Keira Knightley, Brenda Blethyn, Donald Sutherland, Judi Dench, sorti en 2006. Pas très réussi à mon goût.

– les adaptations littéro-cinématographiques : Le fameux Journal de Bridget Jones, version livre et cinéma. Roman d’Helen Fielding écrit en 1996, il fut adapté en 2001 par Sharon Maguire pour le grand écran. Toujours avec Colin Firth…

– une adaptation Bollywood tout à fait surprenante : Bride and Prejudice en VO, Coup de foudre à Bollywood en français. Un film américano-britannique réalisé par Gurinder Chadha, sorti le 6 octobre 2004, très librement adapté. L’action est transposée en Inde à l’époque moderne et comporte tous les poncifs bollywoodiens du genre…

Dernière en date et non des moins surprenantes, une adaptation BD : Orgueil et Préjugés et Zombies sur un scénario de Seth Grahame-Smith et des dessins de Tony Lee et Cliff Richards. Un concentré de culture pop, de comics et de films d’horreur en noir et blanc.

La campagne anglaise du Hertfordshire regorge de créatures morts-vivantes qui n’ont qu’un seul but : dévorer les vivants pour prolonger leur existence. Mr Benett a toujours cinq filles mais celles-ci sont des ninjas pro des arts martiaux. Il a même fait construire un dojo familial sur son petit domaine de Longbourn ! Et offre une éducation toute particulière à ses filles, « tueuses d’innommables et trop occupées à s’entraîner pour perdre leur temps en cuisine ».

En société, on joue à Cryptes et Cercueils, un jeu de carte fort divertissant. Et il n’est pas rare de devoir descendre de calèche pour combattre les Innommables qui vous attaquent sans vergogne au détour des chemins creux. Ou de se saisir de sa dague délicieusement cachée sous ses bas et porte-jarretelles pour combattre lors des bals les zombies qui sont entrés par la cave…

Une relecture très fidèle («Mr Darcy regardait Elisabeth et ses sœurs se frayer un chemin jusqu’à l’extérieur, décapitant zombie sur zombie. Il ne connaissait qu’une seule autre femme dans toute la Grande-Bretagne qui brandît une dague avec une telle adresse, une telle grâce et une telle mortelle précision.»), bourrée à souhait d’hémoglobines et d’humour. A conseiller vivement aux fans de Jane Austen potentiellement lecteurs de bandes dessinées.

Et pour ma part, c’est décidé, cet été, je m’attelle à la lecture du roman original !

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