Melting-pot littéraire estival #2

Des billets en mode brouillon qui traînent dans les archives… Et qui datent de l’été dernier. Allez, hop, ménage, remplissage, publication. Et puis, je viens de dévaliser la bibliothèque du coin donc, je dois faire de la place pour d’autres chroniques à venir… Bibliovore, moi ? nannnnnnnnnnnnnn…

Un privé à Babylone de BRAUTIGAN, Richard (Ed. 10/18, coll. Domaine étranger)

Paru en 1977, ce polar est un condensé de romans noirs, déroutant et étonnant. Le héros, C. Card est un anti-héros : détective privé et fauché qui rêve de Babylone. Un mystérieux client fait appel à lui pour une affaire, la première depuis des mois, ce qui va lui permettre non pas de manger, ni de payer son loyer en retard, ni de rembourser tous les amis à qui il a emprunté quelques billets verts… Une affaire et un paiement qui vont plutôt lui permettre d’embaucher une pulpeuse secrétaire blonde, d’acheter une belle américaine chromée et de se faire graver une plaque à son nom, « C. Card, détective privé »… Tout le monde n’a pas le même sens des priorités !
Un polar pas comme les autres dans lequel j’ai eu du mal à entrer. Trop déconcertant pour une habituée du polar normé comme moi… A relire, un jour, au calme, éventuellement. En se détachant des conventions policières…

L’ange déchu    de FAST, Howard  (Ed. Rivages, coll.  Noir)

Incipit : « Tout commença un jour de mars, par un triste après-midi pluvieux : il se produisit je ne sais quelle perturbation dans l’installation électrique de l’immeuble, et toutes les lumières s’éteignirent. Nous étions là, en plein vingtième siècle, mais aussi désemparés, aussi isolés que le fut jamais l’homme au commencement du monde. »

Un livre paru en 1965, sous la plume d’Howard Fast, écrivain né à New York en 1914, inscrit sur les listes noires du maccarthysme… Il présente lui-même son livre « comme une parabole sur la chasse aux sorcières ».

David Stillman est un technicien commercial qui calcule le prix de revient de produits pour une entreprise située dans un gratte-ciel de New York. Un jour, en fin d’après-midi, se produit une coupure de courant. David quitte son poste au vingt-deuxième étage et entreprend de descendre dans le noir par les escaliers du building. En chemin, une troublante inconnue, qui semble pourtant le connaître, l’aborde et lui déclare que le responsable de la panne est un certain Vincent, puis disparaît par les sous-sols de l’immeuble. Dans la rue, David est attiré par un rassemblement de badauds et de policiers autour du corps d’un homme, un ponte de l’industrie et familier des hautes sphères de l’État qui s’est apparemment suicidé en se jetant du haut de la tour. Parvenu à son appartement, David y trouve un gros-bras armé se disant envoyé par Vincent qui lui intime l’ordre de partir pour la Hongrie, lui fournissant les papiers nécessaires. David parvient à mettre l’autre dehors à coup de poings. Mais les évènements étranges et inexplicables se multipliant ensuite autour de lui, David commence à se demander s’il n’est pas en train de devenir fou.

Une très belle allégorie du fascisme. Ou comment regarder par le bout de la lorgnette un homme perdre pied… Peur et paranoïa powa !

La rivière noire de INDRIDASON, Arnaldur  (Ed. Le Seuil)
Un polar lu l’été dernier en une après-midi sous le farniente marseillais. Sans doute en espérant que la fraicheur islandaise se faufile jusqu’aux tréfonds de Massilia.

Une enquête de l’équipe d’Erlendur, le flic islandais bourru pas méconnu. Mais une enquête sans lui, parti en vacances.
Son équipe se charge donc de l’enquête. Un jeune homme a été retrouvé mort, dans un bain de sang. Aucune arme du crime, rien qu’une entaille en travers de la gorge qualifiée de douce, presque féminine. Des cachets de Rohypnol, médicament également connu sous le nom de drogue du viol… Violences sexuelles, violences familiales, secrets, silences. Un roman bien noir qui contrastait sauvagement avec la lumière de la cité phocéenne…

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