Chamamé : un Pulp Fiction version polar argentin

La 4è de couverture est plus qu’explicite sur le contenu :
« Perro et le Pasteur Noé sont deux amis, deux pirates de la route évoluant dans un univers violent et amoral. Une trahison va briser ce binôme et le premier se retrouve à traquer le second dans la région de la triple frontière argentine. À cette chasse à l’homme se mêlent souvenirs du passé carcéral des deux caïds, rivalités de bandes, personnages secondaires fous furieux et scènes de bagarres d’anthologie dignes des films de Tarantino. Comme Golgotha, précédent roman de l’auteur, Chamamé est imprégné de musique et de culture populaire. Un Mad Max argentin, écrit sous adrénaline. »

Chamamé, le 2è roman donc de Leonardo Oyola, c’est comme un road-movie amoral, violent et musical.
– Amoral parce qu’il parle de prison sans rédemption, d’amitié ficelée par la tromperie, d’associations de malfaiteurs.
– Violent, ultra-violent. La violence est le terreau de cette histoire :  sociale, pénitentiaire, familiale, humaine. Une violence décomplexée, assumée par les deux personnages.
– Musical parce que Chamamé c’est une « chanson et danse de la région de Corrientes, située dans le littoral argentin. Ce mot signifie en guarani « agir sans réfléchir ». Sans plan, sans méthode, de façon improvisée. »

Toute la structure du roman est fondée sur la musique. Il y a cette chanson de Bon Jovi, Blaze of Glory, qui rythme chaque chapitre. En exergue, pour les 24 sections, des traductions des paroles de cette chanson. Mais il y a aussi ces 39 références musicales qui ponctuent régulièrement le roman ; un amalgame hétéroclite allant des Smashing Pumpkins, aux Doors, en passant par Prince, Shakira ou les Guns’N Roses mais aussi par des références ciné ou télévisuelles (comme le générique du dessin animé George of the Jungle) et des artistes hispanophones, inconnus à mon bataillon (Los Vistantes, Virus, Miguel Mateos…).

Et pour mieux profiter de cet univers musical, l’éditeur, Asphalte éditions, sur proposition de l’auteur, vous donne accès à une playlist (vidéos).

Mais il n’y a pas que la musique. Il y a de l’humour noir, de l’amour qui finit mal, une morale sans foi ni loi, des rêves qui explosent. Un road-novel, poussiéreux, sous le soleil argentin, explosif, jusqu’au final. Un bouquin qu’on lit d’une seule traite, à tombeau ouvert, pleine balle sur l’autoroute…

——————————–

Chamamé / Leonrado OYOLA – Asphalte éditions (août 2012) – 18,00 euros

[Et merci à Perrine de m’avoir prêté ce polar !]

Publicités

Une réflexion au sujet de « Chamamé : un Pulp Fiction version polar argentin »

  1. Ping : Lectures en janvier « Déambulations rennaises

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s