Stupeur et tremblements à San Andreas : passion films catastrophe

Voilà longtemps que je n’avais pas cédé à la tentation / talon d’Achille / faiblesse télévisuelle / faute avouée à moitié pardonnée. Un dimanche de janvier, TF1 diffusait San Andreas, un film catastrophe américain réalisé par Brad Peyton et sorti en 2015. Impossible de ne pas le regarder…


Un bel exemple de film catastrophe avec une bonne partie des poncifs du genre :

  • des adolescents
  • un couple séparé qui va se remettre ensemble
  • une histoire d’amour naissante
  • un vilain méchant
  • des scientifiques (qui là, sont écoutés par les autorités – ce qui n’est pas toujours le cas)

Ne manquait que le chat ou le chien à sauver…

Le film, séquence par séquence (débilités après débilités)

Un premier plan-séquence sur THE faille, le paysage d’où viendra l’apocalpyse…

Séquence 02 : on assiste à un accident de la route dû à une petite secousse (normal, on est en Californie). Chute vertigineuse le long d’une falaise : la jeune conductrice est miraculeusement indemne (et a un décolleté plongeant malgré tout).

Un hélico arrive derechef pour la sauver. A l’intérieur, une brigade des pompiers de Los Angeles, menée par Ray Gaines, champion du pilotage d’hélico, et une équipe de journalistes.

La voiture est supendue à la verticale, prête à s’écraser en contrebas. A l’intérieur, la jeune conductrice étonnamment calme. Deux-trois péripéties de sauvetage et de pilotage d’hélico dans une faille où on glisserait à peine deux papillons en vol stationnaire et le tour est joué.

Séquence 03 : direction l’Institut de Technologie de Californie. Le Professeur Lawrence Hays parle séismes et faille de San Andreas à un public d’étudiants particulièrement studieux. Il faut dire que leur prof leur dévoile qu’il a une théorie pour prévoir les séismes…

Une théorie développée avec son confrère le Dr Kim Park (profitez de lui, son espérance de vie est limitée…).

Séquence 04 : Ray Gaines, le pompier qui pilote les hélicos comme personne, est un gros pollueur qui roule en gros 4/4 (et qui est filmé comme Tom Cruise dans Top Gun).

Il appelle sa fille Blake, qui squatte la piscine de la villa du nouveau copain de sa mère, pépouse. Gros plan sur la poitrine de la jeune fille (on verra assez vite que c’est une petite obsession du réalisateur). C’est un peu le calme avant la tempête.

Où l’on apprend assez peu subtilement que Ray est séparé de sa femme (gros plan sur les papiers du divorce) et qu’il en souffre (séquence nostalgie avec une boîte à photos de famille heureuse…).

Séquence 05 : Direction le Nevada et le barrage Hoover (tu le sens bien que ce barrage ne va pas rester indemne…)

Nos deux sismologues veulent tester leur théorie (anticiper les séismes en observant l’augmentation pulsations magnétiques dans le sol avant chaque secousse). Ça tombe bien ! une grosse secousse (7,1 sur l’échelle de Richter) a lieu !!!


C’en est trop pour les 7 millions de tonnes de béton du barrage qui implosent littéralement. Jolies lézardes et belle panique.

Le Dr Kim Park, qui était parti dans les entrailles du barrage, retrouve la surface, et en profite pour sauver une petite fille (ne pas mourir sans être un héros !).

Avant de se faire littéralement transpercer le pied par une barre à mine et d’être écrabouillé entre deux plaques de béton. « Ferme les yeux » seront ses derniers mots… Adieu le sismologue ! Il faut en effet toujours que des gentils/innocents meurent dans un film catastrophe.

Séquence 06 : Ray rapporte son vélo à Blake. Prétexte savamment avancé par le scénariste pour que notre héros bodybuldé fasse la connaissance de son rival, Daniel. Ce dernier va conduire Blake à San Francisco (et le public de se dire : oh non, non ! pas à San Francisco, là où passe pile poil la faille de San Andreas !)

Séquence 07 : Ray regagne sa caserne, apprend ce qui s’est passé au barrage Hoover (« c’est moche… » : il a des muscles, pour la subtilité, faudra repasser !) et part en mission sauvetage avec ses petits camarades de jeux. Top Gun revival bis repetita.

Séquence 08 : Daniel et Blake sont à bord d’un jet privé et voyagent vers San Francisco. Il est le promoteur immobilier de la tour la plus haute de San Francisco (en construction). Jolie vue à l’arrivée sur la ville (profitez-en, avant que tout ne soit plus qu’apocalypse).

Séquence 09 : une équipe de journalistes, ceux qui étaient dans l’hélico lors de la mission sauvetage de voiture en suspens), débarquent dans les bureaux des sismologues. Deux étudiants apportent des détections de pulsations électromagnétiques. Une carte, et hop ! la catastrophe s’annonce. De Los Angeles à San Francisco, tout peut s’ouvrir. Il faut alerter tout le monde !

Séquence 10 : à San Francisco, Blake attend sagement Daniel (en réunion). Elle en profite pour rencontrer inopinément (!) Ben et Ollie. Ben est là pour un entretien d’embauche (instant drague inside) et Ollie, son jeune frère qui l’accompagne. Il explique à Blake qu’ils sont là pour visiter la ville également. Voilà donc les gentils qu’il va falloir sauver…

Séquence 11 : Retour à Los Angeles. Emma, mère de Blake, compagne de Daniel et ex-femme de Ray, se rend dans une tour, au dernier étage of course, pour déjeûner avec Suzanne, la soeur de Daniel (Kylie Minogue, dont vous ne profiterez que 30 secondes…).

Petit aparté qui permet au scénariste de glisser une info familiale : Emma et Ray ont perdu une de leurs filles (qui s’est noyée).
Emma fuit la conversation avec sa belle-soeur désagréable en prétextant un appel à son ex-mari. Et hop, une secousse ! Ray lui conseille de se rendre sur le toit (et il arrivera en hélico pour la sauver… ben ouais, normal, quoi !). Emma échappe aux vitres qui explosent, au béton qui tombe et s’écrase, aux explosions de gaz…

Séquence 12 : Daniel est sorti de réunion et se trouve dans le parking souterrain avec Blake. Et hop ! un tremblement, une secousse, un séisme. La limou’ se prend pour un 4/4 pour réussir à  se frayer un chemin dans le parking en pleine secousse. Un bloc de béton écrase le chauffeur (RIP). Sérénade de hurlements par Blake dont les jambes sont évidemment coincées. Daniel laisse Blake seule (oh, le vilain beau-papa !) et part chercher de l’aide. Il croise Ben, qui comprend que Blake a besoin d’aide (valeureux chevalier, va !).Gros plan sur Daniel, qui choisit finalement de laisser Blake dans le parking et de sauver plutôt sa propre carcasse…

Séquence 13 : Ray pilote son hélico et vous offre une jolie vue sur les tours de Los Angeles qui ressemblent à un jeu de quilles.
RIP Suzanne, la soeur de Daniel, engloutie dans une secousse. On suit le parcours du combattant d’Emma, femme obéissante qui, envers et contre tout, tente de rejoindre le toit sur les conseils avisés de son ex-mari (avec ses talons de 8 cm). La piscine extérieure en roof-top se met à faire des vagues. Pas le temps pour un plongeon malheureusement !

Le gaz prend feu mais l’hélico, ignifugé sans aucun doute, échappe aux explosions… Ray met ce dernier sur pilote automatique et il descend en rappel pour extirper sa femme de ce merdier de béton et d’explosions.
Le héros, c’est l’hélico : malgré l’éboulement de l’immeuble et le souffle des explosions, il reste en vol stationnaire sans bouger d’un iota. Ray reprend les commandes et slalome entre toutes les tours qui s’écroulent. Mieux que dans un jeu vidéo !

Séquence 14 : Blake s’époumonne dans le fin fond du parking souterrain : « Au secours, venez m’aider ! ». Seul un silence de cathédrale lui répond. Mais dans un effort surhumain, elle parvient à attraper son téléphone et à joindre son père. Quand soudain, panne de réseau ! la communication est coupée. Ray dit alors « on va chercher notre fille » sous le regard admiratif de sa femme. Ben ouais, gars, vas-y, fonce !
Mais c’est sans compter sur Ben et Ollie qui miraculeusement arrivent au secours de Blake. A deux, avec leurs 70 kilos tout mouillés, ils arrivent à soulever le bloc de béton qui coince Emma. Et la sortent, of course, de la voiure avant que celle-ci ne soit écrasée. Ouf, c’était moins une !
Une autre réplique. Vite, il est temps pour Riri, Fifi et Loulou se sortir et de s’éloigner des immeubles (le tout sans se faire écraser par le verre et les débris qui tombent du ciel).

Séquence 15 : retour chez les sismologues. Les pulsations électro-magnétiques des entrailles de la terre restent identiques : « ce n’est pas fini !« . Euh, non, il reste encore un peu de temps avant la fin du film…

Séquence 16 : Riri, Fifi et Loulou sont dans un magasin d’électronique. Blake, bonne fifille, suit les conseils de son papa sauveteur : il faut trouver un téléphone à touche. Car oui, l’hélico du XXIè siècle est équipé d’un téléphone non numérique et Fifille peut appeler son Papounet chéri. Pas bégueule, elle signale le casus belli de son joli papa : « Daniel m’a laissée, Maman ! ».
Conseils de Papa : « Va en hauteur. Sois forte chérie ». Avec ça, elle est sauvée…
Emma, rageuse, prend son téléphone mobile (elle a du réseau, elle !) et passe un savon à Daniel via répondeur interposé : « Je vais te tuer » (peine perdue, le séisme s’en chargera).

Séquence 17 : Daniel erre hagard dans les rues de San Francisco. On le voit virer quelqu’un pour se mettre à l’abri d’une onde de choc. Mais oui, c’est lui le vilain méchant de l’histoire !  

Séquence 18 : Emma et Ray parlent de Mallory, leur fille décédée. Ils sont en hélico, au-dessus des champs, entre calme et sérénité. Oh wait ! l’hélico a un problème de boîte de vitesse (pas de chance, hein !). Ils vont se crasher… Mais Ray, super-pilote de l’espace, réussit à se poser sur un parking de supermarché. Aucune égratignure !
Ray, l’opportuniste, pique le 4/4 d’un pilleur. Pète la gueule dudit pilleur « qui a besoin de cette caisse » et lui dit gentiment : « Un autre jour ». Humour sans faille (!).

Séquence 19 : retour à l’Institut de Technologie de Californie. Les sismologues et l’équipe de journalistes ont piraté les médias et réseaux de télécommunications grâce à des étudiants hackers. La journaliste présente le sismologue comme le docteur des études sismiques : « Ils savaient que cela arriveraient. Mais personne ne les a écoutés. »
Discours volontairement alarmiste : les secousses ne sont pas finies et San Francisco va être encore plus touchée. Il faut fuir ! Joli discours larmoyant se finissant par ces mots « Que Dieu vous garde »… (il en faudra plus que ça assurément !)

Séquence 20 : Emma et Ray sont à 184 miles de San Francisco. Petit point parents endeuillés (et la mort de Mallory).
Soudain, la route craque et la faille monstrueuse et monumentale apparaît, musique à l’appui.


Ils rencontrent un couple de petits vieux. Monsieur est aviateur. Echange 4/4 contre petit coucou (oui, ce sera plus facile pour enjamber la faille et rejoindre San Francisco).

Nouveau point Mallory (ça occupe de papoter sur le trajet…). Culpabilité et tristesse pour Ray : « C’est moi qui ait eu l’idée de l’emmener faire du rafting ce jour-là ». Ray est un homme meurtri : « Je ne savais pas comment m’ouvrir à toi ». Emma pragmatique lui répond : « Si tu ne pouvais pas sauver notre fille, personne ne le pouvait ».
Sortez les kleenex !

Séquence 21 : retour à San Francisco. Riri, Fifi et Loulou piquent un talkie-walkie dans un camion de pompier abandonné.
Séquence Mallory ici aussi : Blake porte deux colliers, l’un à elle, l’autre à sa soeur. Roméo est conquis !
Mais pas le temps pour les amourettes, la tour qui devait leur servir de refuge est down. Du coup, ils décident de retourner vers les collines (et accessoirement de retraverser toute la ville…).

Séquence 22 : Papounet et Mamounette approchent de San Francisco.

Ray est formel : pas possible d’atterrir. Va falloir sauter en parachute. Rien de moins qu’un baptême pour Emma ! Mais son mari gros-bras est là !

Sous eux, la ville brûle et s’écroule. Atterrissage en douceur sur le stade de base-ball (que les secousses ont miraculeusement épargné). Ray donne sa petite touche d’humour : « Pas de meilleure place pour voir le match ! ».

Séquence 23 : Institut de Technologie de Californie : « J’espère qu’on a suffisamment alerté les gens ». Et hop nouvelle secousse, tous sous les bureaux !

Séquence 24 : Ollie ne sort jamais sans son guide touristique  ! Le voilà greeter pour Blake et Ben dans les rues pentues de la ville… Mais une nouvelle secousse pointe son nez.

Séquence 25 : Tout s’écroule à San Francisco sous l’action de ce nouveau séisme. La terre se secoue comme un bol de jelly. Ray et son âme de pompier entrent en action. Il rassemble tout le monde au stade. [Et l’on découvre la technique du triangle de vie : se mettre contre une paroi solide et se protéger]. 

Séquence 26 : Ben est blessé, il a un tesson de verre dans la cuisse. Blake, en dépit du bon sens secouriste, lui enlève. Et hop, ils partent pour une petite balade vers les collines.

Séquence 27 : Emma et Ray découvrent les dégâts de la dernière secousse. Impossible de traverser la ville à pied pour retrouver Blake !

Seule solution : rejoindre les lieux en traversant la baie en bateau. C’était sans compter le tsunami en approche…

Ray, perspicace, hurle à sa femme : « Il faut sortir de la baie ! »

Séquence 28 : Riri, Fifi et Loulou entendent l’alerte sonore au tsunami. Et surprise, l’immeuble en construction de Daniel est en ligne de mire ! En voilà un refuge tout trouvé !

Séquence 29 : Une vague scélérate arrive sur le Golden Gate Bridge.

Papounet et Mamounette, après leur saut en parachute, continuent leur parcours sport et aventures et vont apprendre à surfer la vague !

Et comme le concepteur du parcours est un petit vicelard, ils doivent de surcroît affronter l’hélice d’un cargo dont les containers s’écroulent comme un chateau de cartes !

Sur le pont, Daniel voit le cargo lui arriver droit dessus. Il y a toujours une justice pour les vilains méchants. RIP Daniel.

Séquence 30 : San Francisco se noit, l’eau s’engouffre dans les rues.

Riri, Fifi et Loulou ont atteint la tour en construction. « Qu’est-ce qu’on entend ? » Mais oui, c’est la vague qui arrive ! et hop, c’est la piscine ! Et cette fichue eau n’en finit pas de monter…

Séquence 31 : ils ont surfé la vague et s’en sont sortis. Emma et Ray se baladent donc gentiment en zodiac dans les rues de San Franciso-Venise à la recherche de Blake.

« Elle est maligne, elle a dû aller dans une de ces tours très hautes » – arts divinatoires, m’entendez-vous ?

Séquence 32 : Ben a toujours mal à sa cuisse blessée. Blake, infirmière de service, arrive à la rescousse : « Tu es absolument incroyable ». L’instant Love and Kiss du film.

Séquence 33 : Stop les baisers, y’a Papounet qui passe devant l’immeuble avec son petit radeau de la méduse. Dommage ! les vitres sont blindées et les parents n’entendent pas les cris de leur fille.
Sursaut d’intelligence : Blake utilise un faisceau lumineux (en plein jour…). Ayé ! ils sont repérés. Mais une nouvelle secousse surgit. L’eau envahit l’étage. Riri,  Fifi et Loulou doivent survivre aux flots et apprendre à nager à contre-courant. Ollie manque de se noyer mais c’était sans compter sur le courage de son grand-frère (qui le sauve, of course).

L’immeuble est en train de couler. Ben et Ollie sauvent leur peau mais n’ont pas pu entraîner Blake, qui se retrouve coincée, à la faveur d’une nouvelle secousse, dans une piède où l’eau monte inexorablement. Ray, homme-poisson, plonge à la rescousse de sa fille.

Père et fille sont champions d’apnée. Blake est coincée derrière une vitre. Et il fait clair comme dans une piscine là-dessous (probabilité proche du néant…).

L’heure est grave pour Ray. Il subit de plein fouet le syndrome d’une 2è fille qui se noie. Papa pète donc un câble et arrive, dans un accès de colère, à dégager ce qui bloquait l’accès à la pièce où Blake est enfermée.

Il remonte via la cage d’ascenseur jusqu’à l’étage où Ben et Ollie se sont réfugiés (temps d’apnée : 7 minutes a minima – un nouveau World Record sous vos applaudissements !).

Massage cardiaque pendant que l’immeuble commence à s’effondrer.

Mummy, toujours à l’extérieur, prend les commandes et fonce avec son zodiac contre les baies vitrées (le verre blindé, même pas peur – et le verre dans les boudins, encore moins !). Tout le monde embarque sur l’Arche de Noé, Mummy traverse l’étage (où ce qu’il en reste) pied au plancher et sauve tout le monde pendant que l’immeuble s’effondre…

Mais Blake ne respire toujours pas. Séquence Kleenex prématurée. Ray tente un dernier massage et vous le croirez ou non, mais Blake est un phénix !

Séquence 34 : Le Professeur Lawrence Hays regarde les écrans TV. Beaucoup de gens sauvés grâce au hacking et aux messages d’alerte. Le sismologue pose ses lunettes, la partie est finie, il a bien oeuvré et gagné ses points de karma du jour.

Séquence 35 : Sur fond de musique lyrique propre à célébrer la victoire, vue panoramique sur les secours, la Garde Nationale, les survivants qui se retrouvent.

Coucher de soleil : notre nouvelle famille contemple le Golden Gate. Ray : « Merci les garçons d’avoir aidé Blake ».

Regards hagards sur le paysage dévasté : « Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? » Focus sur le drapeau américain qui flotte au vent et Ray de répondre : « On va reconstruire ».

114 minutes de rigolade franche. Un film à classer dans le top ten des films catastrophe bien pourris…

 

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