Par les rafales

Par les rafales est le premier roman de Valentine Imhof. Et le moins que l’on puisse dire est qu’il est très prometteur…

Un polar sombre et incandescent, calme et violent, aux notes musicales prononcées et aux tatouages ancrés/encrés au coeur de l’épiderme. Une histoire de femme et d’amours au gré des villes et des continents. Chaque chapitre s’ouvre sur une date et un lieu, fil rouge d’une vie que l’on reconstitue.

Dès le premier chapitre, on plonge en pleine violence. Et on cherche à comprendre pourquoi tout au long des chapitres suivants. Valentine Imhof distille avec parcimonie les détails de la vie d’Alex, l’héroïne du roman. Elle vit à Metz, vient de tuer un homme et voudrait bourlinguer ailleurs, loin surtout de la Nouvelle-Orléans. Elle est forte et fragile à la fois, violente et impulsive, pleine d’une colère enfouie et latente, tatouée et calligraphiée jusqu’au bout de la peau. Un petit côté Lisbeth Salander.

Ajoutez-y alcool et musique, de l’amour fou et passionnel mais en lambeaux. Vous aurez sous les rétines une jolie pépite pleine de ténèbres, de poésie et de titres à écouter : la biblio des taouages et la playlist en fin de roman sont des mines d’or… A conserver sous le coude pour un éventuel 2è confinement.

Encore une fois, les éditions du Rouergue, collection Rouergue Noir, ont fait un joli boulot de sélection littéraire. Et on me chuchote dan l’oreillette que son 2è roman, Zippo, est aussi réussi.

Le résumé sur le site de l’éditeur :

Ils avaient réussi à la retrouver. Alex l’avait compris. Le type inventait des souvenirs bidon, il a proposé de s’arrêter dans un café de campagne pour boire un pot. Pour le plaisir d’être en France, parce que c’est si différent des États-Unis… Ça, elle le savait. Quand il a enserré ses jambes entre les siennes, elle n’a rien fait pour se dégager. Au contraire. Elle a envoyé tous les signaux pour lui faire entendre qu’elle n’attendait que ça depuis le début… Elle le tenait… Elle saurait disparaître ensuite. C’est du moins ce qu’elle pensait. Mais on laisse toujours quelque chose derrière soi. Et au moment où Alex s’apprête à tuer un homme, pour la troisième fois, Kelly MacLeish, jeune sergent juste sortie de l’école de police et mutée aux Shetland, décide de changer complètement d’angle dans l’enquête sur le meurtre de Richard MacGowan le soir du Up Helly Aa, la fête des Vikings, lorsque tout le monde se rassemble pour la crémation du drakkar. Le seul indice retrouvé sur le cadavre, c’est un long cheveu noir. Alors sans le savoir, Kelly rejoint le camp des poursuivants. Ceux qui courent après Alex, ceux qu’elle fuit, toujours plus vite, toujours plus au nord.
Dans un premier roman incandescent, gorgé d’alcool, de rock et de poésie, Valentine Imhof nous emporte sur les pas d’une héroïne qui s’est placée sous la protection de Loki, le dieu destructeur de la mythologie nordique. Comme lui, elle a dû boire le venin qui confère la rage. Comme lui, elle nourrit des vengeances, des apocalypses et des rêves de fin du monde. Et les quatre runes de son nom sont tatouées sur sa nuque.

Par les rafales / Valentine Imhof
Editions du Rouergue / collection Rouergue Noir
Paru en mars 2018
288 pages
20,00 €
ISBN 978-2-8126-1519-1

2 réflexions au sujet de « Par les rafales »

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