Archives pour la catégorie Hippocrate mon ami

Menix pourri : J + 365 jours

Voilà un moment que je ne vous avais pas parlé de mon genou. Et pourtant, nombre d’entre vous semblent s’inquiéter de lui (et je trouve ça vraiment gentil !). Donc à J + 365 exactement – c’était le vendredi 25 novembre 2011 – , il est grand temps que je vous donne de ses nouvelles.

Genoux au reposRennes : genou au repos le 28 juin 2012

Je vous avais laissé à l’épisode #10 de la saga du genou pourri. J’ai donc, après cette nouvelle batterie d’examens, revu mon chir’ ortho début juillet. Verdict : algoneurodystrophie. Et là, on dit merci Wikipédia : « syndrome douloureux caractérisé par un ensemble de symptômes touchant une extrémité après un traumatisme ou une intervention chirurgicale même minime. Ce syndrome pourrait être dû à des causes neurologiques, notamment une dysfonction des fines fibres des petits nerfs périphériques. »
En gros, mon genou n’a pas supporté l’intervention chirurgicale. Et il réagit, avec une poussée inflammatoire, provoquant des douleurs. Le plus drôle ? aucun traitement possible dans l’immédiat et en tout cas pas chirurgical. Seule solution : le repos total et l’abandon des activités physiques et sportives qui sollicitent trop le genou. Et si les douleurs persistent, le chirurgien me propose à plus long terme la reconstruction du ménisque dans le cadre d’un nouveau protocole de recherche (injection d’un produit ressemblant au silicone, que les cellules s’approprient . Et hop ! les 30 % de ménisque disparu réapparaissent !)

La mort dans l’âme, je suis donc partie en vacances dans le Finistère. Et j’y ai passé deux mois sans rien faire, juste nager, en piscine et en mer. Pas de vélo, pas de marche à pied, pas de rando, pas de sports violents (sauf une initiation au surf, j’ai craqué. Et j’ai morflé, évidemment). RIEN, NADA. Chaise longue, lecture à la plage. Farniente en somme. Et ce fût quand même difficile pour une hyperactive comme moi.

Sieste

Mais finalement, miracle. A mon retour à Rennes en septembre et à la reprise des activités sportives (vélo et danse notamment), disparition totale des douleurs. Une tension de temps en temps, des mouvements difficiles, comme si l’articulation était rouillée, mais plus du tout de douleurs.
Entre temps, j’ai aussi décidé de prendre des cours de yoga (où j’apprends à respirer, à doser l’effort, à m’étirer en douceur, à me muscler sans – trop – forcer). J’ai aussi arrêté de boire du lait quotidiennement ; j’ai en effet lu pas mal d’articles cet été qui n’étaient pas rédigés par les tenants du lobby laitier. Et visiblement l’absorption trop grande de lait de vache aurait des effets assez négatifs sur l’état des articulations…

Donc modification de mon comportement sportif + modification de mon régime alimentaire = un genou en presque pleine forme !

Alors, j’ai repris la danse, je me remets à nager la brasse, je peux à nouveau marcher en ville sans faire la grimace. Bref, le genou pourri n’est momentanément plus pourri, voire peut-être guéri !

Peut-être fallait-il juste être patiente. Un an tout de même…

Oursin copain

Du coup, cet été, on prévoit quoi ? rando dans les Alpes ? crapahuter sur un glacier ? faire un trek dans le désert ? retenter le surf ? refaire du wake-board ? … ou retrouver la chaise longue ?

Genou pourri : la suite #10

Ça va finir par s’appeler Dallas : le genou impitoyable… Avec JR, dans le rôle du genou. Pamela, dans mon propre rôle.

Je vous avais laissé à l’épisode 09, le 16 mai dernier… La série reprend !

Vendredi 08 juin : retour dans le caisson techno de l’IRM. 15 minutes sans bouger, allongée dans un tube-anneau. Un casque sur les oreilles pour faire semblant de ne pas entendre ce bruit sourd et répétitif, genre transe technoïde. Un poil flippant. Mais la deuxième fois, on sait à quoi s’attendre… 70, 50 euros pour une jolie série de clichés d’un genou sous toutes les coutures. Verdict incompréhensible pour le patiente lambda : « Aspect discrètement dégénératif en hypersignal de la corne postérieure du ménisque interne. Aspect discrètement hétérogène du ménisque externe mais sans lésion transfixiante en faveur d’une récidive fissuraire ».

IRM artistique

Extrait de dialogue :
Le radiologue : vous avez fait et faites encore beaucoup de sport ?
Moi : euh…
Le radiologue : parce que là votre ménisque interne montre de gros signes de fatigue. Et l’externe, opéré, est très enflammé. Mais on ne voit pas suffisamment les lésions. Vous revoyez quand le chirurgien ?
Moi, mi-figue mi-raisin : le 20 juin
Le radiologue : il va sûrement vous prescrire une arthro-Scanographie. On injecte juste un produit dans l’articulation et ensuite vous passez un scanner.
Moi : …

Lundi 25 juin : retour chez le chirurgien (35 euros). A priori, et sous réserve des résultats de l’arthroscanner (ah, je n’y échapperai pas à celui-là !), pas de solution chirurgicale pour mes douleurs de genou. Je pousse quand même un OUF de soulagement. Mais tout en maugréant sur les suites à venir…

Pangonogramme

Jeudi 28 juin : la saga de l’arthroscanner… Curieuse façon de procéder. On m’a indiqué un cabinet de radiologie au centre-ville de Rennes où prendre RDV avec un radiologue bien précis. En fait, cet examen aura lieu en deux temps : l’injection dans l’articulation (produit de contraste avec une liste d’effets indésirables longue comme un bras ! « Il existe une possibilité d’effet indésirable, qui peut être minime mais qui peut aller jusqu’à engager le pronostic vital » = 6,61 euros) au cabinet de radiologie au centre-ville à 10h30. Puis le scanner à la clinique de Cesson à 11h15. Ah ? on ne peut pas tout faire sur place ? ben non, faut bien faire travailler les copains et leur permettre de se faire payer plus cher parce qu’ils sont en cabinet privé…

Donc : un pangonogramme (c’est-à-dire une radio XXL, grandeur nature du bassin jusqu’aux pieds) + une injection de produit dans le genou = 63, 75 euros.

Arthroscanner attitude

Départ pour Cesson, avec une amie qui a bien voulu se dévouer. Parce que forcément, quand on t’injecte un produit dans l’articulation, ça gonfle et ça endort un peu comme une anesthésie locale. Et puis, on te dit bien qu’il faut faire le moins de mouvements possible jusqu’au scanner pour éviter que le produit de contraste ne se disperse… C’est vrai que si on avait tout fait au même endroit, ça n’aurait pas été plus simple…

Ensuite, donc, après quelques kilomètres, scanner : à nouveau un anneau magique, mais plus petit et moins bruyant. Le scanner, c’est juste une radio améliorée… Et ça coûte juste la bagatelle de 124, 50 euros. Et comme les clichés sont longs à venir, le radiologue ne peut pas te donner de diagnostic.

ColdHot

Plus qu’à attendre le nouveau RDV avec le chirurgien. Prochain épisode le 05 juillet à 11h. Stay tuned !

Genou pourri : le retour…

Oh ben c’était trop beau ! ça ne pouvait pas durer…
cf la saga du genou bionique :
– épisode 1 : Trop de sport tue le corps
– épisode 2 : Billard : J-1 mois
– épisode 3 : Billard J-10
– épisode 4 : LZ = 1 / Ménisques = 0
– épisode 5 : Billard J + 1 semaine
– épisode 6 : Billard J + 3 semaines
– épisode 7 : Billard  J+5 semaines
– épisode 8 : Billard J+ 6 semaines : this is the end…

Le genou pourri a refait surface. Et de façon plutôt pernicieuse…
Il s’est manifesté en février, à la piscine. Par deux fois, j’ai consulté un ostéo (20 euros x2). Le verdict était sans appel : il reste un problème intra-articulaire, il faut consulter un spécialiste.

J’ai consulté ma médecin généraliste spécialiste du sport (23 euros) qui m’a prescrit 10 séances de kiné pour me remuscler. A moi donc la fonte, la presse pour les ischio-jambiers et le vaste interne, la course sur le tapis de course, le vélo pour s’échauffer, les étirements, les massages douloureux du poplité, les ultra-sons dans le tendon rotulien… Une vraie partie de plaisir (!) mais des douleurs qui persistent. Qui s’installent. Et une note finale de 232 euros.

Pour s’achever il y a deux jours par un RDV chez un nouveau chirurgien ortho (60 euros) à Rennes et quelques clichés radiographiques préalables (27 euros). Et un premier verdict post-auscultation et écoute des symptômes. Un verdict qui claque et qui fait froid dans le dos : « C’est pas chouette ce qui se passe dans votre genou ».

En gros, pour faire court et simple : gros syndrome douloureux post-opératoire, inflammation très nette du cartilage et des pourtours du ménisque opéré. Suspicion de kyste.
Et évidemment, il faut mettre le sport en sourdine… Interdiction totale de sports en charge. J’ai juste le droit de faire du vélo et de barboter à la piscine.

Bref, j’ai surtout gagné un nouveau tour de manège en IRM début juin voire une arthroscannographie pour compléter le diagnostic. Je revois le chirurgien le 20 juin. Pas sûr que l’été soit sportif et hyperactif…

Et hop, reprise des comptes d’apothicaire : 382 euros.

Genou réparé, concerts par milliers !

J+83  après arthroscopie du ménisque. J’ai repris le sport tout doucement en janvier, comme l’avait préconisé le chirurgien…

Natation : OK sauf la brasse.
Danse : OK, sauf sur certaines torsions.
Vélo : OK : sauf quand ça monte vraiment.
Marche à pied dans Rennes : OK.
Dernier verdict : rester debout en concerts et sautiller gentiment si besoin est…Mon dernier concert date du mois de Novembre et autant vous dire que cela commence à me manquer sérieusement !

Donc ce soir, direction l’Antipode pour la Colonie de Vacances. 4 concerts pour le prix d’un : une jolie quadriphonie en perspective : Pneu, Electric Electric, Marvin et Papier Tigre.

Et puis, dès vendredi, allez, hop, baptême de Route du Rock collection Hiver avec mes petits camarades de DLF. Deux soirs,12 concerts. Mais Dissogirl m’a assurée qu’on pouvait s’asseoir et écouter quand même les concerts. Des fois que mon ménisque amputé ferait des siennes…

Bref, une chouette façon de commencer ma semaine de vacances… et de jolies perspectives sportives pour le printemps !

Billard J + 6 semaines : this is the end…

Youpi ! c’est fini ! ou presque… La saga du genou bionique vit ses derniers jours, financièrement en tout cas. Le décompte abyssal se clôt.

J’ai revu mon chirurgien pour la visite technique post-op’ samedi matin. Verdict : récupération parfaite. Je peux reprendre le sport dès à présent. J’ai failli sauter au cou du chirurgien pour l’embrasser ! je ne m’y attendais pas du tout, pensant devoir encore subir des séances de kiné. Et non ! tout est OK. Mon genou a parfaitement récupéré suite à cette amputation du ménisque externe. Alors, certes, je ne galope toujours pas, ni ne sautille gentiment mais voilà. Grand Maître Scalpel m’autorise à reprendre le sport. En douceur évidemment, pour l’instant.

Finissons donc ce décompte financier : au dernier relevé du compteur, nous en étions arrivés à la modique somme de 1594,93 euros (cf Billard J+3 semaines). A laquelle nous rajouterons donc la visite de samedi matin s’élevant à 28,00. Soit un total final de 1622,93 euros. Tout ça pour 30% de ménisque…

Et effectivement, il faudrait rajouter mon salaire durant 3 semaines d’arrêt, ma carte de bus pour le mois de janvier (oui, je deviens raisonnable et j’évite de marcher !), un forfait kilométrique pour mes allers-retours à Quimper… Mais je vais arrêter là la spirale infernale. L’essentiel étant que je peux reprendre le sport, sans conserver de séquelles. Et ça, c’est plutôt une chouette nouvelle !

Allez, je ressors le maillot et les lunettes et je file à la piscine !et j’arrête de vous ennuyer avec mes histoires de genou…

François Kollar – Cours de Natation, Années 1930

Billard J+5 semaines

Allez, on met de côté les abysses financiers pour une fois… Voilà cinq semaines de convalescence qui s’achèvent, voilà cinq semaines que mon ménisque gauche externe réapprend à vivre amputé de 30%. Après douleurs, découragement et lente progression/récupération, je ne suis que joie de finir 2011 sur deux pieds et deux genoux !

Oui, je sais, ça ne veut pas dire grand-chose… mais si vous saviez l’importance que cela a pour moi ! je remarche presque normalement, je monte et descends les escaliers sans me tenir désespérément à la rampe. Et même si je ne me sens pas encore tout à fait prête à reprendre mes activités sportives, je vais quand même dès lundi prendre la route pour Rennes et retrouver mon Home Sweet Home et le boulot en souriant.

La récupération totale de mon articulation prendra encore du temps mais je vais enfin pouvoir reprendre la natation (juste du crawl, avec un pullboy, au départ), envisager de me déplacer en vélo (dans quelques semaines mais c’est déjà ça !) et reprendre la danse (le plus vite possible !). Me mettre au régime aussi et perdre les quelques kilos engendrés par 5 semaines d’inactivité totale et par la cuisine de ma mère… toute surcharge pondérale étant peu recommandée pour mon articulation dorénavant fragilisée.

Et puis, comme cette convalescence a généré pas mal de frustrations pour une hyperactive comme moi, j’ai prévu plusieurs choses en 2012 pour me rattraper :
– faire du yoga, pour m’assouplir encore plus
– apprendre à surfer, parce que ça me démange depuis longtemps
– refaire du wake-board
– retourner me vautrer dans la neige au ski
– sauter en parachute, pour exorciser ma peur du vide
– retourner randonner en montagne et voir les marmottes

Quant à vous, merci pour vos soutiens virtuels ou réels durant ces cinq semaines. Prenez soin de vos ménix et bonne transhumance sur deux pieds vers 2012 !

Billard J + 3 semaines

Ah ! la saga du genou bionique continue ! Hormis le fait que je marche de moins en moins comme une bigoudène claudiquante, que j’arrive presque à monter les escaliers sans trop me tenir à la rampe, ce menix amputé continue quand même à se rappeler à moi tous les jours… Sans doute parce que cet hématome situé derrière ma rotule et sur le haut du mollet a décidé de prendre ses quartiers d’hiver malgré l’ingestion régulière de granules d’arnica et l’application rigoureuse d’arnigel matin et soir. Patience, patience donc.

Menix pourri : J+2 semaines !

Et sinon, le décompte abyssal du coût de ce genou un tantinet pourri continue… On en était à la rondelette somme de 666,41 euros (pour mémoire : Billard J-1 mois et  Billard J-10 et Billard J+1 semaine). Sont arrivés sur mon espace perso MGEN les remboursements successifs des soins infirmiers prescrits par la clinique : piqûre d’héparine quotidienne durant 7 jours, changement des pansements 1 jour sur 2 durant 10 jours et enfin ablation des fils au bout de 10 jours = 95,50 euros.

Et enfin, hier, le montant tant attendu de mon passage à la clinique : Forfait hospitalier pour 1 journée, communément appelé Frais de séjour = 591,68 euros. Acte de Chirurgie = 181,26 euros. Anesthésie = 78,08 euros. Visite du kiné = 15,30 euros. Prestations diverses = 18,00 euros.Soit un total de 833, 02 euros. Dis-donc, avec le prix d’un lit pour une journée (de 7h30 à 16h30), j’aurais pu avoir presque 3 arthroscopies et 7 voyages dans les bras de Morphée…

Donc, additionnons tout cela : 666,41 + 95,50 + 833,02 = 1594,93 euros.
Et ce n’est pas fini… Je revoie le chirurgien pour le service après-vente/contrôle technique début janvier. Et éventuellement, j’aurai des séances de kiné… Affaire à suivre, encore une fois !

Billard J+1 semaine

D’aucuns pourront dire que ce sujet revient régulièrement ces temps-ci… Mais ce genou pourri m’obligeant à une convalescence peu active et étant l’objet de toutes mes attentions, excusez-moi d’avoir peu d’autres sujets de conversation en ce moment !

(Et on dit merci à l’Archiduchesse qui me permet d’enjoliver un peu cette jambe. Mode Bénodet et rayures bretonnes)

La suite du coût financier de ce » fucking ménisque » prend des tournures abyssales…On en était à la rondelette somme de 551,95 euros (pour mémoire : Billard J-1 mois et  Billard J-10) . Total auquel nous pouvons rajouter 102,23 euros de prescriptions pharmaceutiques post-opératoires comprenant pansements, antalgiques qui sauvent la vie, poche de gel chaud/froid qui sauve la vie aussi, bétadine et lot de piqûres d’héparine (anti-coagulant et anti-phlébite) qui font de jolis trous et bleus dans ma tablette de chocolat ainsi que 12,23 euros de prise de sang pour vérification du taux de plaquette 4 jours après l’opération.

Soit un total de 666, 41 euros. Restent encore l’opération et tout ce qui va avec, la rémunération des infirmières avec visite quotidienne durant 7 jours, la visite chez le chirurgien en janvier et ce qui s’ensuivra (kiné ?)… Affaire à suivre donc !

LZ = 1 / Ménisques = 0

Vendredi 25, le grand jour. Aujourd’hui, c’est arthroscopie party !
Hop, debout à 6h15, pleine d’entrain et à jeûn, pour prendre une deuxième douche à la Bétadine Scrub. Un gel douche fascinant, couleur abricoté qui devient blanc en moussant et laisse sur le corps un délicieux parfum de désinfectant. Essayer, c’est l’adopter !

7h15. Arrivée à la clinique à Quimper sous une pluie fine et légère. Le guichet des Admissions en chirurgie ambulatoire n’ouvre qu’à 7h30. Me voilà dans le hall d’attente au beau milieu d’une jolie collection de seniors 70+. Qui vont se précipiter au guichet dès l’ouverture à 7h30 tapantes et qui vont courir dans les escaliers pour gagner leur chambre… Mais c’est qu’ils sont encore plein de vitalité à c’t’âge là ! Moi, j’y vais doucement, pas pressée plus que ça de me faire charcuter…
Mon petit feuillet indique Chambre 453, lit près de la porte. Je gagne donc les lieux et m’installe. Je suis seule pour l’instant. Ouf, pas besoin de discuter avec un senior. Une jolie blouse attachable dans le dos par pression est délicatement posée au pied du lit. Je m’assoies sur la chaise, refusant de m’installer sur le lit (je vais suffisamment y être allongée dans les jours à venir !).


8h00. Une première infirmière passe, vérifie mon identité et, comme dans tout festival de musique qui se respecte, m’installe un bracelet autour du bras.Eh eh, en voilà un que tout le monde n’aura pas dans sa collec’ ! il finira au milieu de Rock en Seine, des Trans, de la Route du Rock et autres confrères…

C’est la Semaine nationale de la sécurité des patients. Haro sur l’identitovigilance ! Je crois que j’ai dû décliné plus d’une dizaine de fois dans la journée mes nom, prénom et date de naissance.
J’ai également une fiche de service à remplir où certaines cases à cocher sont assez surprenantes : sortie / patient non opéré / domicile / transfert / décès / forfait de réanimation…

Voilà qui annonce la couleur. L’infirmière revient et me fait signer mon autorisation de sortie, avant même d’être opérée. J’ai beau être à jeûn et vaguement affamée, mon cerveau fonctionne encore un peu et certains protocoles administratifs me semblent un peu surréalistes…

8h30. Ah tiens, j’ai la visite d’un anesthésiste, qui n’est évidemment pas celui que j’avais rencontré mardi dernier. Celui-là a un bon accent finistérien ; me voilà entre de bonnes mains ! Par contre, sur sa fiche récapitulative, il a été omis de mentionner mon allergie à la pénicilline (j’avais vaguement insisté pourtant mardi dernier…). Renforcer la sécurité des patients à la clinique qu’ils disaient. Oui, oui…

9h. L’infirmière revient et me donne un Xanax, pour me détendre. Et croyez-moi, ça détend ! Administré pour décontracter les patients avant une intervention chirurgicale, voilà de quoi vous faire drôlement planer. Habituellement la dose prescrite est de 6 mg par jour répartie en un quart de comprimé le matin, un quart de comprimé le midi et un demi comprimé le soir. On m’en a fait prendre un entier ! Ah ben j’ai vu de jolies étoiles…

9h55. Un brancardier, très grand, très costaud, très drôle, vient me chercher. J’ai vaguement l’impression d’avoir trois grammes dans chaque poche et ai du mal à descendre de mon lit pour m’installer dans le fauteuil roulant. Il me dit que c’est normal, que le Xanax détend énormément… Il me tournicote dans des couloirs. Arrivés au sas d’entrée vers les blocs opératoires, je change de mains, monte sur un lit, on m’enfile de jolis chaussons en plastique bleu et une charlotte blanche et on me couvre. Il fait plus froid parait-il à l’intérieur…

10h. Me voilà dans le couloir, à la porte du bloc opératoire qui va me recevoir. Il règne une étrange odeur, et je ne saurai l’expliquer… Les infirmières défilent autour de moi, charmantes, avec toujours un bonjour et un mot gentil et rassurant. Le patient précédent, profondément endormi, sort sous mes yeux. « On fait le ménage et c’est à vous ensuite » me dit-on. Le chirurgien s’approche : « Tout va bien se passer, on va vous réparer ce genou et vous pourrez gambader ensuite ». Je crois avoir répondu : « Super ! ».
Hop, on m’installe dans le bloc. Nouveau lit. Les bras à l’écart, comme Jésus ! Un clip sur un doigt pour surveiller je-ne-sais-quoi, des pastilles sur le thorax, et un cathéter dans le bras gauche. L’infirmière anesthésiste qui s’occupe de moi est d’une attention incroyable et son accent du sud m’est tout à fait sympathique. Au-dessus de moi, un projecteur à 6 hexagones métalliques. Je me rappelle vaguement m’être fait la réflexion que cela ressemblait à un vaisseau spatial (ah, les effets du Xanax !). Autour, une table où une infirmière déroule avec l’aide d’une élève-infirmière un paquet d’instruments stériles, un chariot avec écran et appareils divers. L’infirmière anesthésiste approche son visage tout près du mien et me dit, « Ne vous inquiétez pas, je vais vous endormir ». Je me souviens avoir tourné la tête vers le ciel et ce vaisseau d’Albator et puis plus rien.

…jusqu’à 11h36. Je dormais d’un sommeil profond et agréable ; je rêvais d’Alter1fo (et oui !)… Quand 3 bips sur le côté gauche m’ont brutalement réveillée. Un jeune homme, celui qui m’avait véhiculé du sas jusqu’au bloc, a accouru à mon chevet, m’a ôté un truc de la bouche et m’a dit tout gentiment : « Bonjour, vous êtes en salle de réveil, vous venez d’être opéree, tout va bien ». Et là, j’ai repris mes esprits, aperçu l’horloge en face de moi qui indiquait 11h36 et senti comme une lourdeur dans ma jambe gauche. C’est bon, on m’avait bien opéré le bon genou !
Au bout d’une heure, qui m’a semblé n’être que quelques minutes pourtant, on m’a enlevé le cathéter, enlevé les pastilles sur le thorax et on m’a ramenée dans ma chambre. Direction le lit. J’ai vu mon genou, entouré d’une bande mais tout enflé pour la première fois. Drôle d’impression. Grosse fatigue par contre, mais pas de nausée ni de maux de tête.

14h. Une infirmière m’apporte de l’eau. Me pose une poche de glace sur le genou. Je reprends doucement mes esprits.

14h30. Plateau-repas. J’avais grand-faim ce matin mais là, curieusement, j’ai du mal à avaler mon thé, le mini-cake aux pépites de chocolat et la compote de pommes. Je délaisse même la briquette de jus d’orange. On m’avait prévenue le matin, pas de sortie avant 16h, donc je patiente en finissant mon polar, « Totally Killer », dont le titre me semble tout à fait approprié pour cette journée…

15h. Une infirmière vient enlever la bande qui me compresse le genou et me faire la première piqûre anti-phlébite. Et hop, un joli bleu sur la cuisse droite. Je constate avec effarement que mon genou gauche est enflé et aussi large que ma cuisse. Drôle d’effet !

15h30. Visite du kiné, qui m’explique les exercices à faire dans deux jours pour garder la tonicité. Et hop, il me met debout et me fait faire quelques pas. C’est fascinant, même si mon genou est douloureux.

16h. Le chirurgien arrive, avec sa petite feuille rose récapitulative. Il m’a enlevé 30% du ménisque externe ; n’a pas touché au ménisque interne, qui était sain, comme il l’avait pressenti. Par contre, il me signale que ma rotule présente des signes légers d’arthrose de niveau 1 (il y en aurait 4) mais que le fait d’avoir enlevé la partie défectueuse du ménisque devrait soulager ma rotule. Il me laisse le compte-rendu d’opération (où je lirai avec surprise que l’arthroscopie a eu lieu de 10h30 à 10h45 !), l’arrêt de travail jusqu’au 18 décembre et un RDV fixé pour le 09 janvier où nous recauserons activités sportives…
En attendant, c’est repos et reprise progressive de la marche à pied.

16h30. Mon père arrive avec mes béquilles. Plus le temps passe, moins les calmants font leur effet et poser le pied à terre devient terriblement douloureux. On me signale que je n’ai pas à passer par la case « Caisse enregistreuse », tout étant pris en charge. Merci la Sécu et la MGEN !

17h30. Retour chez mes parents pour une convalescence finistérienne prolongée jusqu’en janvier grâce aux vacances scolaires…


C’est parti pour quelques jours de station allongée, mode repos total alternant les prises d’antalgiques, les chocolats offerts par les copines, les visites de l’infirmière pour changer les pansements et me piquer contre une éventuelle phlébite, la pose de la poche Nexcare Cold/Hot dont je bénis l’inventeur et qui soulage par le froid cette douleur lancinante.

Le seul qui semble pour l’instant trouver cette convalescence à sa convenance, c’est le chat !

Billard J-10

L’échéance approche. Les angoisses aussi. Mais on va éviter d’en parler. Et puis, comme le temps, c’est de l’argent, consacrons-nous plutôt à ce dernier.
Vous vous souvenez, il y a un mois, j’avais commencé un décompte de ce que ce genou gauche pourri allait me coûter (voir ici : Billard : J-1 mois). J’en étais arrivé à 372,21 euros.

Alors, continuons cette envolée financière avec :
– une prise de sang pré-opératoire longue comme un bras, pleine d’acronymes étranges et avec une demande de détermination groupe et rhésus sanguin (non, être donneur recensé à l’EFS depuis des années avec une carte de donneur stipulant que vous êtes bien du groupe A Rhésus négatif ne suffit pas ! Et c’est parti pour 2 vampirisations, une dans chaque bras, par deux laborantines différentes…) : la bagatelle de 151,74 euros

– le RDV pré-opératoire avec l’anesthésiste : expédié en 5 minutes, après consultation de mon questionnaire, la prise de tension la plus rapide de l’ouest et quelques questions éparses (où j’habite à Rennes et si je préfère Rennes à Nantes. Nan mais WTF !) : 28 euros.

Soit un total de 179, 74 euros à rajouter au total précédent (372,21 euros). Pour l’instant donc, ma contribution au déficit de la Sécurité Sociale s’élève à 551,95 euros.

Dans tout ça, je me réjouis d’avoir investi quelques euros à la Route du Rock cet été dans ce petit sac Monopsone, parfait pour trimbaler radio, IRM, dossier and co… [La suite au prochain épisode !]