Archives pour la catégorie La pluie et le beau temps

Temps de Toussaint ?

Gris pluie. Gris nuages. Gris thermomètre. Gris ennui. Ces premiers jours printaniers ont gardé leurs vêtements hivernaux.

Finalement, je préférai le temps de Toussaint

Kite-surf à Kerlaz

Douarnenez, plage de Kerlaz, Octobre 2012.

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St Malo sous le soleil : une première !

Il m’est rarement arrivée d’aller à St Malo intra-muros sans être accompagnée par les nuages voire une forte pluie…ce qui, indéniablement, offre un certain charme à la cité corsaire ! Toutefois, voir St Malo sous le ciel bleu et le soleil n’est pas des plus désagréables. J’y ai traîné ma mère et ma tante venues passer un WE à Rennes. Déambulations sur les remparts, avec comme à chaque fois la sensation que je ne pourrais jamais vivre dans la noirceur intra-muros. Ces hauts immeubles aux fenêtres à petits carreaux balayés par les vents et aussi proches les uns des autres me donnent des frissons de claustrophobie. Paradoxe incroyable dès lors que, tournés vers la mer, l’horizon et l’infini caractéristique de l’océan s’offrent à nos regards…
St Malo, ville de tous les paradoxes ? sûrement ! entre l’oisiveté propre à cette ville maritime, l’envahissement touristique qui est son pendant, la douceur du sable doré de ses plages et l’implacable noirceur et solidité de ses remparts… Cette cité est fascinante.

Ce jour là, une mosaïque de bleus saisissait nos yeux… et la palette s’est agrandie quand nous avons terminé la ballade à la plage de la Guimorais, sise entre St Malo et Cancale, en pleine nature. Un petit café sur la dune surplombant l’étendue sableuse : entre doré du sable, verts de l’eau et des herbes folles de la dune et dégradés de bleus entre ciel et océan.
Mes vacances de Pâques démarraient sous de bonnes augures…

Avis de grand vent en cours

Première tempête de l’année sur les côtes bretonnes aujourd’hui !

Le zef annoncé a bien soufflé, faisant ployer les arbres, même les plus solides. 114 km/heure à Groix au plus fort de la dépression ! L’alerte météo donnée hier -avec moultes précautions à prendre – est assez étonnante. Les phénomènes météorologiques deviennent de vrais dangers si l’on en croit les médias… Or, de mémoire de bretonne, finistérienne de surcroît, les tempêtes ont toujours fait partie de mon paysage hivernal : le grondement sourd de la mer déchaînée, le sifflement irrégulier du vent dans l’atmosphère, les embruns salés en provenance de la mer, l’écume qui danse dans le vent semblable au blizzard, le plic-ploc assourdissant de la pluie sur les velux, les branches d’arbre qui tombent joyeusement, les feuilles qui virevoltent dans les airs… tout ça est très naturel en Bretagne en hiver !
Ce que j’aime par-dessus tout, c’est enfiler mon ciré Cotten jaune citron, mon bonnet de marin et partir admirer l’océan en bravant les éléments : quand le gris du ciel ne fait plus qu’un avec celui de l’océan, quand l’île de Groix disparaît au large, quand les balises deviennent invisibles sous les déferlantes, quand la digue du port est recouverte par les coups de butoir des vagues, quand les Glenan ne sont qu’un vague souvenir à l’ouest…

Florilège du jour…

Un flocon, deux flocons, trois flocons…

…et c’est la pagaille chez les Bretons ! Vendredi 18 au matin, la Bretagne s’est réveillée sous un joli manteau blanc. 7 cm de neige à Rennes et me voilà coincée et interdite de retour dans le Finistère. Voilà de quoi faire rigoler nos voisins des pays nordiques ou plus proches, nos amis savoyards !
Ici, dès qu’il y a trois flocons qui tombent, c’est la panique chez les conducteurs entretenue par le fait que la DDE et les autorités compétentes sont complètement dépassées par les événements. Toute la matinée, j’ai cherché à avoir des informations sur l’état de la RN 24 reliant Rennes à Lorient…Rien sur les canaux officiels (Conseils Généraux de l’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, en charge de l’entretien des routes depuis les dernières vagues de décentralisation des services de transport de l’Etat), pas grand chose chez Bison Futé, quelques infos sporadiques sur Ouest-France et le Télégramme. 
Ma seule source d’infos a été une radio : France Bleu Armorique. Journée banalisée sur les ondes au profit de l’information sur l’état du réseau routier : les auditeurs coincés dans leurs véhicules téléphonaient à la radio et témoignaient en direct des conditions météo et de circulation… A la mi-journée, j’ai décidé de repousser mon départ et d’aller faire quelques photos à Rennes. Mais le manque d’infos fut tout aussi flagrant le lendemain matin. 
Au delà du manque de réactivité sur les routes elles-mêmes, à peine dégagées ou salées, je trouve ça quand même particulièrement incroyable qu’aucun autre moyen d’infos ne soit mis en place si ce n’est par le biais du citoyen lambda appelant une radio publique uniquement en faisant preuve de bonne volonté et de civisme… 
Allez, c’était peut-être là ma dernière râlerie pour 2009… Je vous épargnerai dans les jours à venir, en espérant que vous ne soyez pas coincés sur les routes de France et de Navarre ! 

La pluie et le beau temps

Froid de canard en ce moment, non ? Les expressions idiomatiques m’ont toujours beaucoup amusée. Travaillant dans un centre de ressources en langues, il m’arrive de temps en temps de lire rapidement 2-3 pages de ces ouvrages consacrés aux expressions idiomatiques propres à chaque langue…et à chaque découverte d’expression, je ne peux m’empêcher de sourire. La météo est évidemment une source inépuisable d’expressions idiomatiques.  Et le froid de canard, d’où vient-il (hormis de Sibérie) ? 
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Cette expression viendrait de la chasse au canard, qui se pratique en automne, mais aussi en hiver où le chasseur doit rester immobile, aux aguets, et laisser le froid lui pénétrer jusqu’à l’os en attendant qu’une de ses pauvres victimes veuille bien s’approcher suffisamment pour qu’elle ait des chances de finir en confit ou autre préparation culinaire…

La météo est-elle animalière ailleurs qu’en France ? Chez nos voisins germaniques et romains, il fait un froid de chien (

Eine Hundekälte /

Un freddo cane ) et il en va de même au Brésil (

Um frio de cão) et en Israël (

Kor klavime). Le chien peut devenir loup ailleurs, comme au Québec (

C’est fret comme chez le loup) ou en Sicile (‘N frìddu ddi lùpi). Chez les anglo-saxons, le singe est à l’honneur  (it’s a brass monkey weather, qui est en fait la version abrégée de Cold enough to freeze the balls off a brass monkey (il fait assez froid pour geler les couilles d’un singe en laiton). Le canard chez eux est plutôt synonyme de temps pluvieux, un beau temps pour les canards (Fine weather for ducks)…là où chez nous, il ferait plutôt un temps de chien !

Loup, chien, canard, trio gagnant de la météo ? je vous laisse à ce bestiaire…j’ai d’autres chats à fouetter !

Grise mine

Je rentre. Le Stade rennais au loin est dans la brume, la bruine. Ciel gris. Bas et lourd comme un couvercle. Le vent siffle dans mes oreilles. Je suis fatiguée. Même Shantel, en boucle dans mon I-pod,  peine à me faire avancer.
J’aime Rennes mais là mon corps n’en peux plus.
Je veux voir le gris de l’océan et non celui de l’asphalte. Je veux voir l’océan ne faire qu’un seul gris avec le ciel. Je veux sentir les embruns. Sentir l’iode. Sentir les algues qui pourrissent au fond des criques. Je veux avoir les cheveux emmêlés, le visage dégoulinant de pluie. Je veux retrouver l’air marin, iodé, grisé, salé. Je veux retrouver mon bout du monde, mon Finistère. Me ressourcer dans les éléments déchaînés. M’évader au milieu des nuages et des marées.
Partir, plein ouest, vite !