Archives pour la catégorie All over the world

Piscine de rêve

Au Chili, on ne tergiverse pas entre piscine de 25m ou 50m… En VO dans le texte : La piscina del complejo turístico de San Alfonso del Mar, en Chile, es la más grande del mundo : Un kilómetro de piscina !

piscine-valparaiso

En voir un peu plus sur El País. Et en savoir plus sur Wikipedia

Allez, prends ton bikini et tes palmes, on va faire des longueurs… (et on dit merci à @Luziadell pour cette info magistrale)

crevettes

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Du vent, des cailloux et le Marion Dufresne

Il y a des mots, des noms, aux sonorités exotiques, qui me font lever la tête à peine prononcés. Des madeleines de Proust mi-figue mi-raisin. Marion-Dufresne fait partie de ces mots.

Marion-Dufresne, c’est qui ? c’est quoi ? au départ, un explorateur français, malouin même, du 18è siècle, qui a découvert entre autres les îles Crozet.

Aïe, les îles Crozet, tu ne connais pas ? normal. C’est un archipel perdu dans le sud de l’Océan Indien, à quelques encablures du Pôle. Ces îles font partie des TAAF, les Terres  Australes et Antarctiques Françaises. De l’exotisme d’outre-mer rafraîchi, dirais-je.

Et alors, il est où le lien dans tout ça ? J’y viens. Le Marion-Dufrense, c’est aussi le nom d’un bateau, un ravitailleur français, qui assure la survie des TAAF. Missions logistiques (fioul, nourriture, matériel  pour les bases), missions océanographiques et enfin relèves de personnels scientifiques et militaires basés sur ces territoires hostiles.

Marion Dufresne in the Morbihan Gulf (Kerguelen Archipelago) le 3 février 2005
Photo de Delille Daniel

Ce gros bateau (qui fait héliport et transport de containers) a eu la bonne idée le 14 novembre dernier de heurter un haut-fond. Alors, voilà, le Marion Dufresne est en carafe à Crozet sous les 40èmes rugissants. Naufragé, alors que c’est lui qui assure la survie… Le Télégramme (de Brest – mais il paraît qu’il ne faut plus l’appeler comme ça…) s’en est ému dans un article. Son lectorat finistérien, peuple de mer, de bateaux et de voyages au long cours, est en effet sensible aux aléas de ces navires qui font le terreau des conversations et souvenirs des marins (on a tous un marin dans la famille !).

En l’occurrence, j’ai entendu parler de ce bateau en 1985, quand mon père est parti pour une mission d’un an aux Kerguelen.


Les Kerguelen, un autre archipel des TAAF, au fin fond de l’Océan Indien. Plus précisément situé entre 48°35’ et 49°54’ de latitude Sud et entre 68°43’ et 70°35’ de longitude Est. Et à une distance d’environ : 2 000 km des côtes de l’Antarctique ; 3 400 km de la Réunion ; 4 800 km de l’Australie. Le bout du monde en fait !
A l’époque, pas d’internet, pas de téléphone. La seule chose qui nous reliait à lui, c’était un télégramme hebdomadaire de 80 mots. Et les nombreuses cartes postales qu’il nous envoyait. Une pour ma mère et une pour chacune de ses filles. [oui, j’ai la plus belle collection philatélique d’enveloppes et de timbres oblitérés au bout du monde ! un vrai trésor ! que je ne vendrai pour rien au monde…]. Le seul lien aussi, c’était ce bateau, le Marion Dufresne. Celui qui a emporté mon père au bout du monde sur ces terres hostiles, balayés par le froid polaire et les vents. Celui aussi qui lui a sauvé un pied et l’a ramené, cassé certes, mais à bon port. Mais tout ça, c’est une autre histoire…

J’ai donc beaucoup entendu parler du Marion-Dufresne. Et ce qui lui arrive ne peut me laisser indifférente… Forcément.

Trop d’infos…

Il y a des jours où il vaudrait mieux être déconnectée du monde et de ses infos… Pour la survie de ses nerfs et de sa bonne humeur.

Voler dans les journaux

Hier par exemple :

La plateforme pétrolière en mer du Nord, abandonnée, livrée à elle-même, prête à exploser et avec une torchère vivante…
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/29/alerte-rouge-en-mer-du-nord-apres-la-fuite-de-gaz_1677545_3244.html

Des propos teintés de relents de nationalisme… Quand le cocorico me donne envie de vomir.
http://www.liberation.fr/politiques/01012399054-new-york-en-campagne-contre-les-enfants-de-stars-au-lycee-francais

La solidarité maritime qui ne fonctionne plus. Les naufragés qu’on laisse mourir en pleine mer. Gratuitement.
http://internacional.elpais.com/internacional/2012/03/29/actualidad/1333016569_472752.html

Le dynamisme économique des croque-morts au Guatemala (via Courrier International). Parce que la violence, c’est bon pour l’économie.
http://elperiodico.com.gt/es/20120219/domingo/208251/

Et puis la novlangue économique qui parle avec euphémisme de croissance négative plutôt que de récession…
http://sociedad.elpais.com/sociedad/2012/03/05/vidayartes/1330979259_557017.html

L’autre mauvaise nouvelle, c’est qu’il a fait tellement chaud dans mon centre de ressources que la tablette de chocolat qui trainait dans un des tiroirs de mon bureau a fondu… Vivement le WE, virée à Nantes sous le soleil !

Le temps d’un WE en Allemagne…

Dépaysement ce WE lors d’un WE de retrouvailles familiales, ma sœur ayant migré il y a quelques années au pays de la langue de Goethe. C’est fascinant comme on peut être frappée par certains détails dès lors que l’on quitte son pré carré breton…
En Allemagne, donc :

– les gens roulent très vite sur les autoroutes mais au moindre panneau de limitation de vitesse, il y a comme un sapin de Noël rouge de feux stop devant son propre pare-brise…

– trois voitures sur quatre sont des Mercedes, la quatrième est soit une BMW soit une Audi (OK, j’étais à Stuttgart, patrie de l’automobile étoilée à trois pointes…)

– on trouve des bretzels géants dans les boulangeries !

– une brochure entière par agglomération est nécessaire pour expliquer comment et où recycler quoi…

– les bouteilles de bières et les bouteilles plastiques (eau, sodas…) sont consignées au supermarché…

– on ne trouve pas de gâteaux individuels dans les boulangeries mais des parts énormes de tartes ou de gâteaux divers et variés

– le lundi à 4h du matin, on croise un nombre étonnant de camions sur l’autoroute, genre les retours de WE fériés au péage de St Arnoult sur l’A10 !

– on peut acheter la bière en caisse de 24 bouteilles…

– pour éviter les dégâts des eaux, les machines à laver sont stockées dans une pièce collective au sous-sol de chaque immeuble…
– dans l’immeuble de ma sœur, les occupants de chaque appartement laissent leurs chaussures sur le palier
– les piétons peuvent traverser sur les passages cloutés les yeux fermés….l’automobiliste allemand étant très respectueux de la priorité piéton !
– les Gummibärchen Haribo n’ont pas du tout le même goût que leurs homologues français !
– à Ostfildern, on peut faire du skate dans la cour de l’école le WE et le soir après les cours, cette dernière n’étant pas close…
– les claviers PC ont des touches spéciales pour le U Umlaut (ü) et le Eszet (
ß)

Migrations d’hier et d’aujourd’hui à Rennes

La conférence sur Istanbul dans le cadre du Festival Travelling ayant un succès fou, j’ai dû me rabattre sur l’expo Boat-People, bateaux de l’exil aux Champs Libres. Voilà une expo qui a beaucoup fait parler d’elle depuis quelques semaines à Rennes…et qui le mérite !



Une scénographie assez simple qui laisse les documents et les objets parler d’eux-même.
Je me souviens assez vaguement de ces reportages à la télé dans mon enfance montrant des exilés entassés sur des rafiots de fortune… J’ignorais totalement qu’à cette même époque Bernard Kouchner était à l’initiative d’une vaste opération marquant la naissance de l’humanitaire de la mer et la création de Médecins du monde. A la fin des années 70 était lancée une vaste opération de secours en mer ; un navire médicalisé avait été affrété pour parcourir la mer de Chine et recueillir les migrants dérivant sur leurs bateaux d’exil ; les plus chanceux d’entre eux, véritables miraculés de la mer, reçurent même des visas français et furent accueillis par une foule en liesse à Rouen lorsque le navire-asile revint à bon port ! La situation a bien changé de nos jours et je trouve que cette exposition, sise à quelques encablures du Centre de Rétention de Saint-Jacques a une portée symbolique plutôt forte…
Très belle expo en tout cas, riche en émotions : le sampan « rescapé », figure de proue dans la pénombre d’une salle, seulement illuminé de 86 petites ampoules incandescentes, correspondant aux 86 réfugiés qui ont été retrouvés à son bord le 06 novembre 1981 ; le « cahier de bord » d’un couple de boat-people racontant les exactions auxquelles ils ont été soumis suite à leurs rencontres avec des pirates (incroyable comme les femmes, quelque soit la situation, sont toujours les premières victimes et subissent les pires atrocités…) ; la vidéo dans la salle du bateau-refuge racontant le sauvetage de réfugiés par Médecins du monde ; les lettres de remerciements des rescapés aux marins bretons œuvrant sur les navires humanitaires ; les photos en noir et blanc des photographes qui se sont rendus dans les camps où les boat-people patientaient en attente d’un visa…
Vous avez jusqu’au 02 mai 2010 pour vous rendre aux Champs Libres, prendre une claque dans la figure et réfléchir à la façon dont nous accueillons aujourd’hui les migrants…

Le site de l’expo : plein d’infos complémentaires et dates de toutes les conférences, et rencontres qui s’organisent autour de l’expo.

20 ans déjà

1989… j’avais 13 ans…je venais d’assister à Paris à quelques commémorations du Bicentenaire de la Révolution française. Je me souviens vaguement des événements précédents la chute du mur : manifestations en Hongrie et en RDA notamment. A l’époque, le cube cathodique était presque l’unique source d’information (non point que je déconsidère Le Télégramme de Brest…). Et puis, c’est arrivé, il y a 20 ans. Ce mur, dont je ne savais au final pas grand-chose, est tombé sous les mains du peuple qu’il avait opprimé pendant des années. Je me souviens des Allemands en pleurs, des scènes de liesse, de l’enthousiasme des journalistes…je me souviens de la sensation de vivre un moment historique fort, sans pour autant le comprendre pleinement. Depuis, je n’ai toujours pas compris pourquoi il a été érigé, malgré les bouquins, les cours d’histoire, les discussions avec mon beau-frère allemand… la bêtise humaine me dépasse…
Mais un jour, j’irai à Berlin…histoire de voir (ou de ne pas voir) ce qu’il reste de ce satané mur… et moi aussi, je sauterai par-dessus les interdits…

L’homme a marché sur la Lune

C’était il y a 40 ans… et ça reste toujours aussi fascinant et incroyable. Je ne me lasse pas de ces photos et de l’Histoire, avec un grand H évidemment. « That’s one small step for man, one giant leap for mankind »… Marcher sur la Lune, ou réaliser un rêve de gamine…
Et puis, après Google Earth, voici Google Moon…. De quoi gamberger les soirs d’été lors des nuits étoilées…

[Source photos : Remembering Apollo 11]