Archives pour la catégorie Et si on allait voir ailleurs ?

Deux : se ressourcer

Et où, ailleurs que dans le Finistère était-ce possible ?…

 Bleu finistérien

J’ai donc profité de cette mission de catsitting chez mes parents partis en vadrouille pour revenir au bord de la mer. En même temps, les plus de 35° annoncés à Rennes pour le WE m’ont fait fuir la capitale bretonne.

Au programme, plage, retrouvailles eu Grand Bleu, engloutissage de phosphore et d’iode, bains et lectures. Instantanés du WE en clichés…

Demoiselles de Loctudy Ria de Brigneau

Lecture à la plage On the road...

Pieds vue sur mer Instant Surf

Le ciel, le parasol, le soleil et la mer...

Et dans 15 jours, après un tour à Pau, une escapade dans les montagnes, et quelques excursions aux Tombées de la Nuit, j’y opère ma transhumance pour l’été… Vivement.

Pauvres houatais…

Bertrand Belin aurait dû nous accompagner à Houat ce WE et réviser son jugement sur cette petite île morbihannaise sise à quelques encablures de Belle-Ile. Me voilà donc devenue Guide Bleu le temps d’un WE pour un Lillois en perdition à Rennes et n’ayant jamais mis ses pieds sur cette perle atlantique…

Première découverte : joindre Quiberon est un parcours du combattant. Une route unique, une caravane devant nous et la vitesse escargot nous gagne. Et encore, nous sommes loin des bouchons estivaux ! Se garer là où rien n’est payant. Parcourir la promenade des Anglais, encore désertée par les touristes, au-dessus de cette étendue de sable  immaculée de traces de plagistes.

Boarding

Second étonnement. Prendre le bateau, le PETIT bateau, dixit le Lillois. Et moi de hurler. Pas question – grands dieux ! – que Houat et Hoëdic se transforment en autoroute à touristes, comme leur consœur belliloise…

Troisième étonnement : la vie sur une île. Débarquer. Traverser le village aux petits penty. Éblouir ses mirettes grâce à la flore luxuriante. Prendre son temps. N’être point gênés par les voitures, absentes de l’île. S’installer au camping, déserté,mais avec vue sur mer, Hoëdic et Belle-Ile.

Camping houatais ©Patosz

Laisser quiétude et sérénité nous gagner. Sombrer à la plage aux eaux cristallines après avoir bu 3 bières sous le soleil en terrasse. Se faire douloureusement mordre par le soleil (le Lillois, hein, pas moi !).

Plage déserte

Oublier les étonnements. Se poser en terrasse face au port et observer le ballet des voiliers accostant pour la nuit. Écouter d’une oreille distraite les histoires de ces voileux au goût de sel, venant boire un verre après leurs péripéties venteuses et vogueuses. Apprécier plus que jamais ce moment hors du temps où rien n’a vraiment plus d’importance. Même pas les sujets existentiels et douloureux abordés au détour de nos conversations de trentenaires vieillissants. Faire son deuil, sereinement (ou pas !), de je-ne-sais-quoi.

Couleurs houataises 14-18

Entreprendre une promenade digestive sur un sentier vers le coucher du soleil, uniquement fréquenté par lapins et pipistrelles. Trouver au détour dudit chemin une réserve d’eau, énorme bonbonne plastifiée de 5000 m3, ayant chauffé sa couenne tout l’après-midi. S’y installer, comme sur un matelas d’eau et observer ces étoiles que l’on ne voit plus à Rennes. Dormir au camping, dans ce silence houatais, perturbé par le seul bruissement de l’océan.

Être réveillés par les glous-glous d’un faisan dont nous occupons illégalement le territoire… Petit-déjeuner royalement face à la mer, mer d’huile ce jour, sous une couverture nuageuse éblouissante.

Déjeuner en paix

S’installer sur une plage désertée, où seuls les goélands font loi. Rédiger sa présentation Twitter et usages pédagogiques pour lundi matin 9h les pieds dans le sable. Dévorer à pleines dents un demi-poulet rôti. Osciller entre romans, Books et Libé. Discuter longuement de l’affaire new-yorkaise. S’extirper mollement de la plage pour répéter sans fin « Wouah, c’est beau » du haut du sentier côtier. Découvrir d’un œil distrait mais amusé l’histoire de Houat et de ses tentatives de reproduction en masse de homards à l’Eclosarium.

D'en haut

Démonter la tente, faire son paquetage et gagner le port. Avoir la sensation d’un WE pleinement ressourçant. Et sourire encore et toujours des réactions étonnantes de quelqu’un n’ayant jamais séjourné sur ce type d’île bretonne hors du temps.

Port St Gildas ©Patosz

Promis Houat, je n’attendrai pas 4 ans avant de revenir !

Quelques souvenirs épars

Massilia, me voilà…

Arpenter la Canebière,
Courir sur le Vieux-Port,
Flâner dans le Panier,
Saluer la Bonne Mère,
Crapahuter dans les calanques,
Paparazzier les graffitis du cours Julien,
Engloutir des navettes,
Faire le plein de savons,
Boire du pastaga,
Se gausser des cagoles,
Frissonner dans la crypte de l’abbaye St Victor,
Respirer les Goudes à la Izzo,
Papoter avec le fantôme du Comte de Monte-Cristo,
Dévaliser Actes Sud,
Traîner aux Docks,
Glaner un fanion OM pour un musicocrate rennais,
Exhiber mon bikini au Prado,
Egailler mes papilles au marché de Noailles,
Pester après Gaudin,
Rêver des côtes algériennes en regardant s’éloigner les ferrys,
Retrouver les amies de toujours,
Et peut-être, recroiser cette étoile de mer facétieuse

Massilia, demain jeudi, je serai chez toi !

Doc Martin(ec)

Encore une énième série télévisée sur la Bretagne. Cette fois, c’est TF1 qui s’y colle et dans un registre humoristique. Abandonnés les korrigans, les légendes celtiques, les dolmens qui saignent et les bretonneries d’apparat. On retrouve par contre l’humour bien pesant de la série Imogène. Et tout le folklore qui va avec. Imogène Lagadec vivait à Plouguirec (oh les jolies consonances bien bretonnes…) ; Doc Martin vient s’installer à Port Garrec (hmmm, encore de la consonance en -ec).
Et puis comme il faut bien planter le décor en Bretagne, on y rajoute en vrac le bol à oreilles estampillé Henriot, le Gwen Ha Du, et les prénoms exotiques.

©TF1

Ah mais comme c’est dommage ! Romaric, en voilà un prénom aux consonances apparemment bretonnes… mais qui en est très loin ! trop vosgien pour être vrai !

La seule raison pour laquelle j’ai regardé un épisode de cette série lundi soir, c’est parce qu’elle a été tournée à Doëlan, à quelques encablures de mon home sweet home de jeunesse. Doëlan, c’est un ancien port de pêche sardinier, situé sur la commune de Clohars-Carnoët, à la pointe la plus méridionale du Finistère. J’ai gambadé gaiement sur les quais de ce port depuis ma tendre enfance et c’est toujours amusant de reconnaître des lieux et des paysages de son enfance sur le petit écran.
Doëlan est donc un port finistérien, avec ses maisons aux façades blanches ornées d’hortensias, aux encadrements de fenêtres en granit et aux toits en ardoise. On y trouve aussi une digue, des chalutiers XS et colorés, derniers vestiges de la flotte de pêche bretonne et un phare, emblématique vigie face aux éléments marins. Un décor typiquement breton.

Phare Aval de DoélanPhare Aval de Doélan ©sylvain_beauchamps on Flickr

Et voilà, ça s’arrête là. Les gags ne sont pas drôles. Les personnages sont des caricatures. Et les scénarios n’ont pas d’intérêt.

Sauf, sauf, peut-être dans ce quatrième épisode, intitulé Le Grand Mal. Une sombre histoire de troubles intestinaux en série, qui font craindre une épidémie à ce cher docteur. Épidémie démentie par tout le village qui se souvient avec angoisse du « Grand mal », une épidémie de gastro-entérite qui avait nécessité la mise en quarantaine de la ville et ruiné la saison touristique quelques années auparavant. Après enquête, le Doc trouvera la cause de cette épidémie : une histoire d’eau et de station d’épuration.
Et là, ça fait tilt. Pour les fans de la série de France et de Navarre, cela n’éveillera rien. Pour les autochtones, on ne peut s’empêcher de sourire au clin d’œil des scénaristes. Il s’avère en effet que la commune de Clohars-Carnoët est secouée par un conflit opposant la municipalité à un collectif d’habitants concernant l’emplacement d’une nouvelle station d’épuration depuis quelques mois. La querelle de cloche-merle est relayée régulièrement par les journaux locaux (ici pour le Télégramme de Brest et pour Ouest-France) voire nationaux (édition Rennes de Libération). La coïncidence est trop énorme pour ne pas être relayée… et je trouve ce clin d’oeil, volontaire ou pas, plutôt amusant.
Comme quoi, la fiction peut parfois se faire moqueuse de la réalité. Et les histoires rocambolesques d’une petite bourgade de série télévisée peuvent s’avérer être le quotidien d’une commune bien réelle, plus connue pour la résidence d’un certain Gauguin au Pouldu que ses problèmes de retraitement des eaux usagées…

Qui voit Molène…

…voit sa peine. Et malheureusement, je ne pourrai que le confirmer tant notre fin de WE sur cette île fut décevant.

Molène, c’est une tout petite île de 1200m de long sur 800m de large. Pas de voitures, peu de commerces, un camping sauvage. On ne s’attendait pas non plus à une vie grouillante et trépidante !

Installation au camping les pieds dans l’eau dans le sud de l’île. Comme à Hoëdic, le terrain fait face à la mer et on est libre de s’installer où l’on veut. Les sanitaires sont sommaires et mieux vaut ne pas être attaché à un certain confort si l’on veut passer une nuit ici !

Camping sauvage à Molène
Mais notre nuit, qui aurait dûe être calme eu égard au peu d’habitants et peu de vacanciers présents, fut perturbée par plusieurs incidents notables… La jeunesse parisienne en villégiature sur l’île à l’occasion du WE du 15 août conçoit l’impunité comme un mode de vie. La visite de la Gendarmerie en pleine nuit, l’évacuation d’un occupant du camping après qu’on lui ait placé un pistolet sur la tempe seront suffisantes pour nous dissuader de revenir sur l’île avant un certain temps.

Au lever, nous avons tout de même fait le tour de l’île… jolies criques où les galets s’ornent de zébrures blanches étonnantes. L’océan y est bleu glacial et nos mains le confirmeront. Point de phoques gris à l’horizon, ce qui augmentera notre déception.

Quadrille

Déambulations également dans les ruelles du village. Les habitations se lovent les unes contre les autres mais sans poésie ni délicatesse. Les jardins sont de bric et de broc tout comme certaines maisons. Mes mirettes n’y trouveront pas de quoi se pâmer.
L’animation du jour se trouve sur le port. La SNSM y organise son raout annuel : la fête de la Mer.

SNSM fiesta

Fanions, bateaux et marins sont de sortie. Biniouseries également pour assurer l’animation. Après avoir avalé une barquette de frites agrémentée d’une saucisse molénaise (mais où sont donc cachés les cochons sur l’île ?) et payé notre dû à la SNSM, nous avons quitté cette ambiance festive pour nous délecter du calme du camping. Et nous avons patienté, presque pressés de quitter les lieux… Fin de WE en demie-teinte.

Seule distraction intéressante sur l’île, cette campagne d’affichage tout au long du sentier côtier pour rappeler combien la protection de l’environnement est essentielle…

Surpêche Ecologie
Surenchère foncière Attention, oisillons !

Retour au Conquet où nous pesterons une fois de plus contre ce parking payant qui portera une atteinte scandaleuse à notre porte-monnaie. Où 48h de parking (obligatoire !) coûte plus cher qu’une traversée en bateau…

Qui voit Ouessant…

…ne voit pas pour autant son sang. Si le vieux dicton illustre le danger qu’il y avait à passer le raz de Sein et à s’approcher de Ouessant à l’époque où les bateaux n’étaient pas motorisés, il n’en a pas été ainsi pour ma deuxième virée sur cette île du bout du monde. Une mer d’huile tout comme l’an dernier à la même époque !

Retour donc sur l’île finistérienne avec Juju, mon ami de toujours, le seul assez fou pour m’accompagner en randonnée. L’an dernier, nous avions quitté l’île après en avoir fait presque le tour. Ne manquait plus que la pointe nord-est… Objectif donc cette année : finir notre tour de l’île et retrouver cette atmosphère si particulière que nous avions tant apprécié l’été dernier.

Nous quittons donc le Conquet sous le soleil et arrivons sous le soleil à Ouessant, ce qui fait une sacrée différence… Le port et son accueil sont toujours aussi austères et impressionnants. Mais sous le soleil cette fois-ci, cette haute digue percée de toutes parts devient presque sympathique !

Austérité ouessantine

Rituel immuable : après avoir installé notre campement, nous filons au bourg de Lampaul acheter de quoi sustenter notre appétit et nous dînons assis au bord de la mer avec la baie de Lampaul, le plein ouest et le coucher de soleil pour tout décor…

Baie de Lampaul

Puis direction le pub-restaurant Ty-Korn où nous papotons gaiement avec le patron, savoyard en exil… Un lieu à recommander fortement pour toute personne déambulant un jour à Ouessant.

Après une nuit agitée (où j’ai hurlé en plein sommeil et en plein rêve, faisant faire un bond à Juju), nous partons donc à l’assaut de la boucle Nord-Est de l’île. Le Stiff en ligne de mire pour seul objectif. Petite visite du phare du Stiff qui nous a offert un joli point de vue sur toute l’île et ses alentours océaniques.

Phare du Stiff

Nous avons même poussé le vice jusqu’à laisser trace de notre passage sur le registre des visiteurs…

Stigmates

Descente vertigineuse ensuite le long des hautes falaises du Stiff. Les courants au nord de l’île s’en donnent à coeur joie et nous impressionnent fortement. Le Fromveur, courant qui bat l’île et ses écueils, est vraiment terrible. La lande est toujours aussi fleurie et offre une palette de couleurs tout à fait saisissante. Jonathan le goéland et ses clones virevoltent au-dessus de nos têtes… Décidément, le paysage ouessantin est toujours aussi magnifique et éblouit mes mirettes.

Ajoncs sur mer

A l’approche de l’île Keller, ces courants semblent s’intensifier et transforment la passe en bords de Loire. L’océan devient un fleuve qui se déroule sans ménagement. Et ces deux ligneurs au large qui défient les lois de l’équilibre maritime semblent bien ballotés par les courants puissants qui mènent le jeu à cet endroit-là…

Bleus bouillonnants

Au cours de notre rando, nous croiserons comme l’an dernier de folkloriques représentants ouessantins :  entre moutons et bicyclettes, les rencontres du 3è type sont toujours un moment suspendu dans le temps. Et ce tracteur abandonné au beau milieu d’un champ le confirmera…

Rencontre du 3è type A bicyclette... Abandonné

Retour à Lampaul après notre petite boucle d’environ douze kilomètres (une ballade après les 25 km de l’an dernier) pour un verre en terrasse. Nous assisterons, médusés, à un mariage entre îliens et à leur sortie de l’Eglise. Grand moment de folklore. Toute la journée, les différents autochtones nous en avaient parlé. Un mariage à Ouessant, c’est rare !

Retour au camping pour un démontage du campement. Nous reprenons le chemin du port du Stiff. Ce soir, nous dormirons à Molène

Embarquement immédiat

Qui voit Groix…

… voit sa croix ! comme le voudrait une légende bretonne. La croix de nos cuissots surtout ! Eh oui, pélerinage à Groix avec Roudoudou cet été. Longtemps que je n’avais mis les pieds sur cette île morbihannaise qui est portant mon point de mire océanique lorsque je vais dans le Finistère.

Déambulation estivale...

Je m’y suis rendue tout gamine en voilier, j’y suis retournée en promène-couillons, j’y suis allée en zodiac en plein hiver (et j’ai failli mourir !), et je m’y suis rendue pour achever 3 jours de mariage (et j’ai failli perdre mes cordes vocales…). Je connaissais le port, Ty-Beudeff, l’Enfer (la boîte et le Trou), la plage des Grands Sables et le bourg. Autant dire pas grand-chose…

Petites reines...Cette fois-ci, location de vélo, et zou ! en vadrouille sur les chemins groisillons. Groix fait partie de ces îles bretonnes où sillonner en vélo sans se faire déranger par les automobiles est encore possible. Par contre, il faut des cuissots de compét’, le relief étant parfois escarpé d’un village à l’autre ! Première grande épreuve : la côte vertigineuse qui mène de Port-Tudy au bourg ! Pèlerinage dans ce dernier, histoire de voir si le thon qui fait office de clocher plane toujours dans les cieux.

Clocher marin

Imagerie localePuis direction plein sud : Locmaria, son port, ses plages… Petit village « so cute » ! Où les vitraux de la chapelle Notre-Dame de Plasmanec relatent les épisodes locaux marins plutôt que ceux de la Sainte Bible !

VigiePetit détour par la pointe des Chats, étonnamment découverte à cause des grandes marées.

Il me suffit de trois minutes, au grand dam de Roudoudou,  pour trouver des trésors sur la grève et agrandir ma collection de petits cochons (porcelaines roses pour les uns ou grains de café pour les autres, Trivia Artica pour les plus scientifiques).

Détour obligatoire par la fameuse plage des Grands Sables. La seule plage convexe en Europe. Celle-ci se décale tous les ans sous les effets des courants : elle a migré d’environ 50 mètres vers le port depuis mon dernier passage. Étonnant comme cela peut changer sa physionomie ! La couleur du sable et de l’eau me font vraiment penser à ces petites criques bonifaciennes, la température de l’eau en moins évidemment !

Plage des Grands Sables

Retour au bourg pour quelques emplettes au café-librairie L’Ecume des Jours. Comment en effet résister à un tel nom… Puis descente vertigineuse vers Port-Lay, tout petit port tourné vers le continent. Retour, après avoir remonté la côte à pieds,  pour rendre les vélos et prendre un dernier verre à la terrasse d’un café au port. J’aime Port-Tudy, ses cafés aux pieds dans l’eau, l’agitation permanente qui règne sur le port et cette odeur si particulière…

Allez, route vers le continent, avec l’impression toujours étonnante après un séjour sur une île aussi court soit-il, d’avoir changé d’espace-temps et de galaxie durant quelques heures…

Traces… par le Petit Théâtre de Pain

Il y a des rendez-vous que l’on ne raterait pour rien au monde. Tous les ans en été depuis 2003, je croise une amie, rencontrée sur les bancs du collège d’Aubervilliers où nous étions affectées. Elle, prof d’histoire-géo, moi , documentaliste. Des cinés, du théâtre, des manifs, un festival de théâtre caniculaire à Saint- Jean-de-la-Blaquière, une randonnée mouvementée dans les Alpes… et des retrouvailles annuelles estivales sous le soleil (?!) breton.

Moments privilégiés de retrouvailles, de souvenirs empreints de nostalgie parfois, de discussions sur nos vies marseillaise pour elle et rennaise pour moi… Cette année, retrouvailles autour du théâtre. Au Festival du Pont du Bonhomme à Lanester. J’avais souvent entendu parler de ce festival, sans jamais y avoir vraiment mis les pieds. Quelle erreur ! il se déroule dans un lieu magnifique, sur les bords du Blavet. Le cimetière des bateaux de Kerhervy comme décor maritime. Le Festival prend place dans ce cadre de verdure entre cantine sous les guirlandes colorées et un théâtre en plein air. Un accueil très sympathique assuré entre autres par Alain Kowalczyk, directeur de la Compagnie de l’Embarcadère et de ce festival.

Et le théâtre dans tout ça, me durez-vous ? Traces de quoi ? de qui ?

De la Compagnie Le petit théâtre de pain. Compagnie fondée en 1994, croisée à Saint-Jean-de-la-Blaquière en 2003 lors du Festival Remise à Neuf où j’étais présente avec Elodie.

Le Petit Théâtre de pain est une troupe constituée de 17 personnes de langues et cultures différentes résidant au Pays Basque. Multifacette que l’on retrouve dans ce spectacle Traces. Pièce écrite par Aurélien Rousseau, ami d’Elodie, que j’avais rencontré à Saint-Jean-de-la-Blaquière également. Traces parle de rénovation urbaine, de vies en chantier, sur lesquelles les acteurs courent sans relâche en trébuchant, en bétonnant, en colmatant, en pleurant, en vociférant.

Chantier
Traces, c’est ouvrir un œil sur ces familles vivant dans un quartier en reconstruction : familles en deuil, en souffrance, en construction, en survie, en fabrication. Traces, c’est une déconstruction, un chantier, des entrepreneurs, des familles ancrées dans un quartier depuis des décennies, une reconstruction urbaine et sociale, une renaissance personnelle pour certains.

Face à la lumière

Traces, c’est de la tristesse… parce que les histoires humaines et sociales en portent toujours les stigmates. Mais Traces, c’est aussi du rire, à l’image de ce Goldorak qui revient comme une image enfantine lancinante pour faire rire et sourire.

Goldorak

Un petit aperçu vidéo pour vous donner envie de découvrir cette compagnie. Si elle se produit à quelques encablures de chez vous ou de votre lieu de vacances, n’hésitez surtout pas !

Petite message à Alain Kowalczyk : les Boudeuses reviendront sans faute l’an prochain, avec ou sans pluie…

Rushes d’été

A venir dans les prochains jours, avec beaucoup de retard, divers billets sur mes activités estivales.
– des lectures diverses et variées,
– du théâtre,
– des randonnées îliennes,
– des déambulations mystiques et vendéennes,
– du bricolage,
– des cartes postales…

Dans l’ordre ou dans le désordre !

plage

T’as fait ton cahier de vacances ?

Hachette a décidé que la torture estivale n’était plus destiné qu’aux enfants… Ils ont sorti la collection « Passeport adultes » ; oui, ils ont osé publier des cahiers de vacances pour adultes. La mention « pour adultes » pourrait laisser supposer un contenu un peu olé-olé ; après vérification sur le site de l’éditeur, il n’en est rien ! Il s’agit purement et simplement d’exercices destinés à dépoussiérer sa culture scolaire et se détendre (j’ai de sérieux doutes sur le dernier item..). Les cahiers sont même disponibles pour plusieurs matières : anglais, français, histoire, maths, physique, SVT…

Bref, les cahiers de vacances, c’est votre madeleine de Proust ? courez dans la librairie la plus proche. Pour les autres, faites comme moi : prenez vos jambes à votre cou… et contentez-vous de faire les mots croisés du journal local !