Archives pour la catégorie Penn Ar Bed

Thalassa ou la gloire…

Qui dit rédiger des articles de blog dit aussi les illustrer… Je traînais donc sur mon compte Flickr à la recherche d’une image quand j’ai découvert dans les activités liées à mon compte une action étonnante.

Thalassa a sélectionné une de mes photos prises à Ouessant en août 2010 pour l’intégrer à sa galerie de photos « Cap à l’Ouest ». Cette thématique sera celle de son émission du 15 février (demain donc !).

Pointe Nord - Ouessant

Je me retrouve, avec ma pauvre petite photo sans valeur artistique entre une très belle photo du phare de l’Ile Vierge et une vue du port coloré de Douarnenez.

Au-delà de la gloire, cela me replonge juste dans les paysages de cette île magnifique, qu’il me tarde de fouler à nouveau…
Relire Brume, lande et moutons à Ouessant (25 août 2009) et/ou Qui voit Ouessant… (26 octobre 2010)

Merci Georges, merci Thalassa, vivement le retour à Ouessant !

Cap à l’Ouest

Parce qu’il n’y a qu’ici, à trois pas du petit port, à cinq minutes de la digue et de l’horizon sans fin, le nez dans les embruns, que je peux trouver apaisement et sérénité… Dans mon Finistère.

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En cette fin d’année 2012, constellée par les disparitions d’êtres chers, ce retour finistérien prend une dimension de survie.
Demain, je chausse ma veste Cotten et je pars arpenter les sentiers côtiers, courir dans les rochers, fouler les galets, le sable et les algues. Rien de tel pour faire le vide…

Les Rias : un festival des arts de la rue finistérien à ne pas rater l’an prochain !

[Paru initialement sur Alter1fo le 11 septembre 2012. Oui, oui, je suis une feignante et je pratique le copié-collé sans vergogne…]

Dernière semaine d’août sur le littoral sud finistérien : les touristes ont plié bagages et l’été laisse place à la rentrée. Mais pour prolonger ces dernières heures estivales, le pays de Quimperlé et le Fourneau ont décidé de proposer un festival des Arts de la Rue : Les Rias. Pari osé juste avant la rentrée… mais pari réussi lors de cette édition 2012.

les-rias-2012

Un festival ancré sur un territoire, entre mer et terre

Né il y a trois ans, en 2009, à l’initiative des communes littorales de Clohars-Carnoët, Riec-sur-Belon et Moëlan-sur-mer, et du Centre National des Arts de la Rue le Fourneau, Les Rias s’agrandissent cette année et se répandent sur 8 des 16 communes de la Communauté de communes du pays de Quimperlé.
Pari un peu fou pour un petit festival qui jusque là n’avait pas fait grand bruit, si ce n’est au niveau local. Cette édition 2012 explose les frontières et ce ne sont pas moins de 34 000 spectateurs qui ont assisté à la quarantaine de représentations proposées. Petit poisson deviendra grand… Et c’est tout le malheur qu’on lui souhaite !

Les Rias 2012

Six jours donc, du 28 août au 02 septembre, durant lesquels le public s’est promené, d’abord aux alentours de Quimperlé, entre Scaër, Locunolé, Arzano et Le Trévoux. Balade dans les terres comme disent communément les autochtones du littoral (dont j’ai eu fait partie dans ma prime jeunesse). Plaisir de déambuler dans les rues quimperloises fermées pour l’occasion à la circulation. Comme si, se réapproprier le macadam, nous permettait finalement d’échapper aux convenances.
Puis, pour les trois derniers jours, retour au bord de la mer, sur les communes originelles : Clohars-Carnoët, Moëlan sur Mer et Riec sur Belon. Au fait, les non-cruciverbistes, connaissiez-vous le terme Ria ? Notre grand ami Robert nous apprend qu’il s’agit d’une « vallée fluviale étroite et allongée noyée par la mer ». Dans le nord du Finistère, on parle d’aber ; ici, dans le sud, on dit plutôt aven. Querelles de clochers assurée !

Du théâtre de rue, en veux-tu en voilà…

Un coup d’envoi monumental assuré par les Marseillais de Générik Vapeur mardi 28 août avec Drôles d’oiseaux et Art Blaxon. Un convoi de voitures sans moteurs, tiré par un gros tracteur. Des personnages peintres blancs, comme un pied de nez à leurs collègues de Pont-Aven… Une marée humaine à Quimperlé au confluent de l’Ellé et de l’Isole, sur le pont du Moulin ! Une déambulation entre nettoyage des voitures et grands seaux de peinture. Une apothéose arc-en-ciel entre décibels et pinces à linge XXL. Pas de doutes, Les Rias vont décoiffer et nous en faire voir de toutes les couleurs !

Les Rias 2012
Des Grands Bretons au pays breton, une fois n’est guère coutume, n’est-il pas ? La Cie Wet Picnic nous a offert jeudi soir à Quimperlé ce que notre perfide mais néanmoins voisine Albion a de plus décalé. The Dinner Table se définit comme une intervention culinaire. Entre extravagance et leçon de « bien recevoir », la pulpeuse Ursula n’a rien à envier à Nadine de Rotschild. Parions même qu’elle en convertirait plus d’un à suivre des cours de savoir-vivre…

Les Rias 2012
Cette compagnie loufoque et « so british » nous a aussi gratifié d’un Birthday Party pour le moins tragicomique sur la place des Halles à Riec sur Belon samedi soir… où toute convenance avait disparu et où il était largement autorisé de monter sur la table mobile !

Les Rias 2012
Le bord de la rivière, le pont fleuri, la pleine lune qui pointe son nez. Décor pour le moins bucolique réservé aux Krilati et à Fando comme Lis. Une pantomime aérienne où deux rêveurs, qui se rencontrent sur les quais d’une gare, vont user de stratagèmes les plus fous pour finir par s’embrasser sous une ombrelle en dentelle… Corde, mât chinois, tissu, prouesses d’équilibre, magie de la poésie et de la prouesse sur fond de musiques de l’est. Un très joli moment pour clôturer ce jeudi soir à Quimperlé.

Les Rias 2012
Samedi matin. Moëlan sur Mer. RDV à l’Ellipse, le centre culturel. On nous rassemble et on nous emmène, en procession, dans un lieu secret. Loin des regards. Car, dans certaines familles, la vie n’est pas rose. Elle est même glauque et méchamment cruelle. Sélection naturelle, de la Cie Makadam Kanibal, ne fait pas dans la dentelle… Une maison délabrée, de tôles, de bric et de broc. Une vieille mère en fauteuil roulant, aussi morte qu’une marionnette sans vie puisse l’être. Une jeune fille, hystérique sur les bords, qui s’entiche de photos de magazines. Un frère blouson noir à la coiffure huileuse et gominée. Un autre frère, chasseur de chats, fakir à ses heures. Prenez le tout, poivrez, acidifiez, mélangez. Gare aux excès de tendresse et à l’explosion d’hémoglobine ! Du théâtre de rue comme on l’aime, un brin dérangeant, mais tellement enthousiasmant…

Les Rias 2012
On revoit, avec grand plaisir Entre Serre et Jardin de l’Atelier Lefeuvre et André, que l’on avait déjà croisé aux Tombées de la Nuit 2011 à Rennes. Après le Thabor, nos deux jardiniers investissent le modeste jardin public de Moëlan sur Mer en ce samedi 01 septembre. Et leurs loufoqueries font toujours autant rire petits et grands…

Les Rias 2012
Un dernier spectacle avant la rentrée en ce samedi 01 septembre à Riec. Où l’on regrette amèrement son choix. Les Chevaux du plaisir de la Cie Artonik ne nous procure que peu de contentement. Une vieille américaine, aux faux-airs de Christine de Stephen King, dont le moteur vrombit. Trois acteurs-danseurs dont la performance ne nous éblouit guère, contrairement aux voitures, tout feux dehors, qui éclairent la piste. Ce théâtre de rue dansé fait des ratés comme un vieux tacot. Et seules les chansons de Bashung donneront un peu de piment à ce Sailor et Lula bien trop fadasse à notre avis… Avis hautement subjectif bien entendu.

Les Rias 2012
On notera la présence de compagnies déjà croisées à Rennes lors des Tombées de la Nuit notamment durant tout ce festival : La Cie Beau Geste, son danseur et sa pelleteuse ; Emma la Clown, la voyante extra-lucide, l’Atelier Lefeuvre et André et ses deux jardiniers hors-normes…

Et puis, il y a tous les autres spectacles qu’on aurait voulu voir… Idéaux beurre noir de la Cie 100 issues et son ring à cirque ; La Natür, c’est le bonheur de Rosie Volt, une bergère en transhumance bretonne ; Ile Ô de la Cie Barolosolo et son kiosque rempli d’eau sur la plage même de Kerfany ; L’Homme cornu de Rode Boom et Kurt Demey dans le lieu magique et mystérieux de l’Abbaye Saint-Maurice à Clohars ; La Glamour Grass Band des Balkans, une fanfare balkano-brestoise…

Les Rias 2012

Bref, un petit festival devenu grand. Qui met de la couleur dans nos souvenirs d’été et préparatifs de rentrée. Un festival à suivre, assurément. Et à revivre en 2013. Vivement l’été prochain, tiens !

[Et si vous voulez en savoir plus, nos amis de Canal B ont réalisé un programme radiophonique sur les Rias 2012 à l’invitation du Fourneau. C’est par ici !]

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Le site du Festival avec vidéos, photos, articles, compte-rendus…

Vacances…

… Ailleurs que dans le Finistère ? JAMAIS ! (pas les premiers jours en tout cas).

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Voilà. Deux jours que j’y suis, et je revis. Sensation étrange d’apaisement, de relaxation. Et cet océan, gris hier, bleu aujourd’hui…
Résurrection : work in progress.

Avis de tempête

Vous reprendrez bien un peu de zef sur votre museau… Eole a fait des siennes cette nuit, rien de moins que 120 km à Belle-Ile et presque autant à la Pointe du Raz. Une tempête tout ce qu’il y a de plus normal en Bretagne à cette époque-ci de l’année.
Profitant de ma convalescence finistérienne, je suis allée me balader à la côte, mettre un peu d’ordre dans ma mise en plis, me faire éclabousser par les embruns et l’écume et trébucher sous l’effet des bourrasques. Ma madeleine de Proust, elle est là…

Deux : se ressourcer

Et où, ailleurs que dans le Finistère était-ce possible ?…

 Bleu finistérien

J’ai donc profité de cette mission de catsitting chez mes parents partis en vadrouille pour revenir au bord de la mer. En même temps, les plus de 35° annoncés à Rennes pour le WE m’ont fait fuir la capitale bretonne.

Au programme, plage, retrouvailles eu Grand Bleu, engloutissage de phosphore et d’iode, bains et lectures. Instantanés du WE en clichés…

Demoiselles de Loctudy Ria de Brigneau

Lecture à la plage On the road...

Pieds vue sur mer Instant Surf

Le ciel, le parasol, le soleil et la mer...

Et dans 15 jours, après un tour à Pau, une escapade dans les montagnes, et quelques excursions aux Tombées de la Nuit, j’y opère ma transhumance pour l’été… Vivement.

Doc Martin(ec)

Encore une énième série télévisée sur la Bretagne. Cette fois, c’est TF1 qui s’y colle et dans un registre humoristique. Abandonnés les korrigans, les légendes celtiques, les dolmens qui saignent et les bretonneries d’apparat. On retrouve par contre l’humour bien pesant de la série Imogène. Et tout le folklore qui va avec. Imogène Lagadec vivait à Plouguirec (oh les jolies consonances bien bretonnes…) ; Doc Martin vient s’installer à Port Garrec (hmmm, encore de la consonance en -ec).
Et puis comme il faut bien planter le décor en Bretagne, on y rajoute en vrac le bol à oreilles estampillé Henriot, le Gwen Ha Du, et les prénoms exotiques.

©TF1

Ah mais comme c’est dommage ! Romaric, en voilà un prénom aux consonances apparemment bretonnes… mais qui en est très loin ! trop vosgien pour être vrai !

La seule raison pour laquelle j’ai regardé un épisode de cette série lundi soir, c’est parce qu’elle a été tournée à Doëlan, à quelques encablures de mon home sweet home de jeunesse. Doëlan, c’est un ancien port de pêche sardinier, situé sur la commune de Clohars-Carnoët, à la pointe la plus méridionale du Finistère. J’ai gambadé gaiement sur les quais de ce port depuis ma tendre enfance et c’est toujours amusant de reconnaître des lieux et des paysages de son enfance sur le petit écran.
Doëlan est donc un port finistérien, avec ses maisons aux façades blanches ornées d’hortensias, aux encadrements de fenêtres en granit et aux toits en ardoise. On y trouve aussi une digue, des chalutiers XS et colorés, derniers vestiges de la flotte de pêche bretonne et un phare, emblématique vigie face aux éléments marins. Un décor typiquement breton.

Phare Aval de DoélanPhare Aval de Doélan ©sylvain_beauchamps on Flickr

Et voilà, ça s’arrête là. Les gags ne sont pas drôles. Les personnages sont des caricatures. Et les scénarios n’ont pas d’intérêt.

Sauf, sauf, peut-être dans ce quatrième épisode, intitulé Le Grand Mal. Une sombre histoire de troubles intestinaux en série, qui font craindre une épidémie à ce cher docteur. Épidémie démentie par tout le village qui se souvient avec angoisse du « Grand mal », une épidémie de gastro-entérite qui avait nécessité la mise en quarantaine de la ville et ruiné la saison touristique quelques années auparavant. Après enquête, le Doc trouvera la cause de cette épidémie : une histoire d’eau et de station d’épuration.
Et là, ça fait tilt. Pour les fans de la série de France et de Navarre, cela n’éveillera rien. Pour les autochtones, on ne peut s’empêcher de sourire au clin d’œil des scénaristes. Il s’avère en effet que la commune de Clohars-Carnoët est secouée par un conflit opposant la municipalité à un collectif d’habitants concernant l’emplacement d’une nouvelle station d’épuration depuis quelques mois. La querelle de cloche-merle est relayée régulièrement par les journaux locaux (ici pour le Télégramme de Brest et pour Ouest-France) voire nationaux (édition Rennes de Libération). La coïncidence est trop énorme pour ne pas être relayée… et je trouve ce clin d’oeil, volontaire ou pas, plutôt amusant.
Comme quoi, la fiction peut parfois se faire moqueuse de la réalité. Et les histoires rocambolesques d’une petite bourgade de série télévisée peuvent s’avérer être le quotidien d’une commune bien réelle, plus connue pour la résidence d’un certain Gauguin au Pouldu que ses problèmes de retraitement des eaux usagées…

Qui voit Molène…

…voit sa peine. Et malheureusement, je ne pourrai que le confirmer tant notre fin de WE sur cette île fut décevant.

Molène, c’est une tout petite île de 1200m de long sur 800m de large. Pas de voitures, peu de commerces, un camping sauvage. On ne s’attendait pas non plus à une vie grouillante et trépidante !

Installation au camping les pieds dans l’eau dans le sud de l’île. Comme à Hoëdic, le terrain fait face à la mer et on est libre de s’installer où l’on veut. Les sanitaires sont sommaires et mieux vaut ne pas être attaché à un certain confort si l’on veut passer une nuit ici !

Camping sauvage à Molène
Mais notre nuit, qui aurait dûe être calme eu égard au peu d’habitants et peu de vacanciers présents, fut perturbée par plusieurs incidents notables… La jeunesse parisienne en villégiature sur l’île à l’occasion du WE du 15 août conçoit l’impunité comme un mode de vie. La visite de la Gendarmerie en pleine nuit, l’évacuation d’un occupant du camping après qu’on lui ait placé un pistolet sur la tempe seront suffisantes pour nous dissuader de revenir sur l’île avant un certain temps.

Au lever, nous avons tout de même fait le tour de l’île… jolies criques où les galets s’ornent de zébrures blanches étonnantes. L’océan y est bleu glacial et nos mains le confirmeront. Point de phoques gris à l’horizon, ce qui augmentera notre déception.

Quadrille

Déambulations également dans les ruelles du village. Les habitations se lovent les unes contre les autres mais sans poésie ni délicatesse. Les jardins sont de bric et de broc tout comme certaines maisons. Mes mirettes n’y trouveront pas de quoi se pâmer.
L’animation du jour se trouve sur le port. La SNSM y organise son raout annuel : la fête de la Mer.

SNSM fiesta

Fanions, bateaux et marins sont de sortie. Biniouseries également pour assurer l’animation. Après avoir avalé une barquette de frites agrémentée d’une saucisse molénaise (mais où sont donc cachés les cochons sur l’île ?) et payé notre dû à la SNSM, nous avons quitté cette ambiance festive pour nous délecter du calme du camping. Et nous avons patienté, presque pressés de quitter les lieux… Fin de WE en demie-teinte.

Seule distraction intéressante sur l’île, cette campagne d’affichage tout au long du sentier côtier pour rappeler combien la protection de l’environnement est essentielle…

Surpêche Ecologie
Surenchère foncière Attention, oisillons !

Retour au Conquet où nous pesterons une fois de plus contre ce parking payant qui portera une atteinte scandaleuse à notre porte-monnaie. Où 48h de parking (obligatoire !) coûte plus cher qu’une traversée en bateau…

Qui voit Ouessant…

…ne voit pas pour autant son sang. Si le vieux dicton illustre le danger qu’il y avait à passer le raz de Sein et à s’approcher de Ouessant à l’époque où les bateaux n’étaient pas motorisés, il n’en a pas été ainsi pour ma deuxième virée sur cette île du bout du monde. Une mer d’huile tout comme l’an dernier à la même époque !

Retour donc sur l’île finistérienne avec Juju, mon ami de toujours, le seul assez fou pour m’accompagner en randonnée. L’an dernier, nous avions quitté l’île après en avoir fait presque le tour. Ne manquait plus que la pointe nord-est… Objectif donc cette année : finir notre tour de l’île et retrouver cette atmosphère si particulière que nous avions tant apprécié l’été dernier.

Nous quittons donc le Conquet sous le soleil et arrivons sous le soleil à Ouessant, ce qui fait une sacrée différence… Le port et son accueil sont toujours aussi austères et impressionnants. Mais sous le soleil cette fois-ci, cette haute digue percée de toutes parts devient presque sympathique !

Austérité ouessantine

Rituel immuable : après avoir installé notre campement, nous filons au bourg de Lampaul acheter de quoi sustenter notre appétit et nous dînons assis au bord de la mer avec la baie de Lampaul, le plein ouest et le coucher de soleil pour tout décor…

Baie de Lampaul

Puis direction le pub-restaurant Ty-Korn où nous papotons gaiement avec le patron, savoyard en exil… Un lieu à recommander fortement pour toute personne déambulant un jour à Ouessant.

Après une nuit agitée (où j’ai hurlé en plein sommeil et en plein rêve, faisant faire un bond à Juju), nous partons donc à l’assaut de la boucle Nord-Est de l’île. Le Stiff en ligne de mire pour seul objectif. Petite visite du phare du Stiff qui nous a offert un joli point de vue sur toute l’île et ses alentours océaniques.

Phare du Stiff

Nous avons même poussé le vice jusqu’à laisser trace de notre passage sur le registre des visiteurs…

Stigmates

Descente vertigineuse ensuite le long des hautes falaises du Stiff. Les courants au nord de l’île s’en donnent à coeur joie et nous impressionnent fortement. Le Fromveur, courant qui bat l’île et ses écueils, est vraiment terrible. La lande est toujours aussi fleurie et offre une palette de couleurs tout à fait saisissante. Jonathan le goéland et ses clones virevoltent au-dessus de nos têtes… Décidément, le paysage ouessantin est toujours aussi magnifique et éblouit mes mirettes.

Ajoncs sur mer

A l’approche de l’île Keller, ces courants semblent s’intensifier et transforment la passe en bords de Loire. L’océan devient un fleuve qui se déroule sans ménagement. Et ces deux ligneurs au large qui défient les lois de l’équilibre maritime semblent bien ballotés par les courants puissants qui mènent le jeu à cet endroit-là…

Bleus bouillonnants

Au cours de notre rando, nous croiserons comme l’an dernier de folkloriques représentants ouessantins :  entre moutons et bicyclettes, les rencontres du 3è type sont toujours un moment suspendu dans le temps. Et ce tracteur abandonné au beau milieu d’un champ le confirmera…

Rencontre du 3è type A bicyclette... Abandonné

Retour à Lampaul après notre petite boucle d’environ douze kilomètres (une ballade après les 25 km de l’an dernier) pour un verre en terrasse. Nous assisterons, médusés, à un mariage entre îliens et à leur sortie de l’Eglise. Grand moment de folklore. Toute la journée, les différents autochtones nous en avaient parlé. Un mariage à Ouessant, c’est rare !

Retour au camping pour un démontage du campement. Nous reprenons le chemin du port du Stiff. Ce soir, nous dormirons à Molène

Embarquement immédiat

A la conquête de l’Ouest

Je ne serai jamais rentrée aussi tardivement dans le Finistère que cette année… Besoin sans doute de rester chez moi à Rennes pour enfin comprendre que ma vie est ici désormais et qu’il me faut cesser de « fuir » vers le Finistère dès lors que je suis en vacances !
Mais on ne coupe pas si facilement le cordon ombilical avec son Finistère natal ! et là, malgré les soirées estivales rennaises, ce besoin viscéral d’être proche de la mer se fait sérieusement ressentir.
Alors, j’ai jeté un paréo, trois maillots et ma paire de palmes dans un sac de plage, pris 3-4 bouquins dans la pile des livres non feuilletés, rangé Junior et Senior dans leurs pochettes respectives avec tout ce qui les accompagne (câbles USB, chargeurs de batterie, disque dur…), et zou ! voilà je claque la porte de mon home sweet home rennais !
Route-pêche comme on dit par chez moi ! A bientôt les Rennais ! bonjour les Finistériens !

© François Parigot