Archives pour la catégorie Penn Ar Bed

Avis de grand vent en cours

Première tempête de l’année sur les côtes bretonnes aujourd’hui !

Le zef annoncé a bien soufflé, faisant ployer les arbres, même les plus solides. 114 km/heure à Groix au plus fort de la dépression ! L’alerte météo donnée hier -avec moultes précautions à prendre – est assez étonnante. Les phénomènes météorologiques deviennent de vrais dangers si l’on en croit les médias… Or, de mémoire de bretonne, finistérienne de surcroît, les tempêtes ont toujours fait partie de mon paysage hivernal : le grondement sourd de la mer déchaînée, le sifflement irrégulier du vent dans l’atmosphère, les embruns salés en provenance de la mer, l’écume qui danse dans le vent semblable au blizzard, le plic-ploc assourdissant de la pluie sur les velux, les branches d’arbre qui tombent joyeusement, les feuilles qui virevoltent dans les airs… tout ça est très naturel en Bretagne en hiver !
Ce que j’aime par-dessus tout, c’est enfiler mon ciré Cotten jaune citron, mon bonnet de marin et partir admirer l’océan en bravant les éléments : quand le gris du ciel ne fait plus qu’un avec celui de l’océan, quand l’île de Groix disparaît au large, quand les balises deviennent invisibles sous les déferlantes, quand la digue du port est recouverte par les coups de butoir des vagues, quand les Glenan ne sont qu’un vague souvenir à l’ouest…

Florilège du jour…

Week End spécial Grande Bleue

Nombreux retours dans le Finistère en ce mois de septembre…ma soeur et mon beau-frère allemand étant en vacances, j’aurai frôlé l’incident diplomatique si j’étais restée profiter des joies de la rentrée à Rennes. Descente donc vers le Finistère les 11-12-13 septembre pour un WE plus que maritime. Mon beau-frère allemand, fan de mécanique et de navigation, s’est acheté un nouveau bateau qu’il a bien entendu fallu tester. La bête est arrivée d’Allemagne sur remorque et la mise à l’eau dans le petit port de Brigneau fut des plus rocambolesques…
Bref, petite sortie en mer le vendredi après-midi. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas navigué le long de mon littoral d’enfance ! A chaque fois, la même surprise : ce littoral arpenté moultes et moultes fois, dont on connaît presque chaque faille, chaque crique, chaque anfractuosité, se révèle sous un autre jour : le relief disparaît et il faut faire preuve d’imagination et de réflexion pour retrouver ses repères !
Direction Port Manech, dans l’embouchure de l’Aven et du Belon…bateau ancré dans le sable ; la mer est basse…baignade rapide facilitée par le pont arrière du bateau, aménagé pour une descente dans l’eau rapide, efficace et toute en grâce ! Suivie d’un farniente au soleil…Neptune II est bien plus confortable que l’ancien zodiac ou l’ancien pêche-promenade ! Retour au bercail en début de soirée : le bateau est puissant mais je n’échapperai pas aux caprices de la houle : une bonne douche à l’eau salée avant de rentrer au port…

Le lendemain, cadeau d’anniversaire oblige, me voilà avec mon beau-frère à l’assaut de la rivière du Belon sur des kayaks ! Entre marée descendante et vent de face, nos épaules ont pagayé un maximum pour avancer…nous avons dû déclarer forfait avant d’arriver au fond de la rivière, les éléments étant décidément contre nous. Par contre, retour au Centre nautique de Beg-Porz où nous avions loué les kayaks en mode Formule 1 avec vent dans le dos et marée dans le bon sens. Martin est conquis par ce mode de transport maritime…un achat en vue pour l’été prochain ????
Un grand soleil étant annoncé pour le dernier jour du WE, nous avons décidé de partir aux Glenan. Pour les non-finistériens, il s’agit d’un archipel au large de Concarneau, haut lieu de la voile et des plongeurs… un archipel aux allures exotiques tant la mer y est bleue et transparente, tant les plages de sable blanc et de maërl éblouissent ! la seule différence notoire y est la température de l’eau : environ 13°-14°…
Armés de nos vestes Cotten (l’équipement indispensable pour tout marin qui se respecte), nous sommes donc partis à l’assaut des Glenan…45 minutes de bateau, de glissade dans les vagues, de vent dans les cheveux et d’embruns sur le bout du nez ! et nous voilà amarrés sur le Sillon, déserté en ce dimanche de septembre… Ramassage de coquillages, de maërl ; une baignade plus que rapide dans une eau limpide ; la sensation de vivre ailleurs le temps d’une après-midi ! une atmosphère zénifiante entre clapotis de l’eau, cris des goëlands marins, souffle du zef… Retour vers Brigneau et la civilisation ; nous apercevrons un aileron de dauphin et une colonie de fous de bassan. Rien de plus beau en vol !

Retour sur Rennes avec l’agréable sensation d’être partie en vacances au bout du monde…le temps d’un WE !

Brume, lande et moutons à Ouessant

« Ouessant, île d’amour et de trépas, avant-garde occidentale, inébranlable et féroce, qui dresse ses frénésies de chairs et de rocs contre les assauts de l’océan ».
(Odette du Puigaudeau, « Grandeur des îles », 1945)

A l’assaut d’une île du nord dont je n’avais encore jamais foulé le sol pour ce WE du 15 août avec Juju mon ami d’enfance.
Départ du port du Conquet : quelques jolies maisons, un centre-ville typique des bourgades bretonnes, un port un peu désolé (pas même un troquet pour boire une bière avant l’embarquement !), un parking obligatoire qui nous coûtera la bagatelle de 22 euros pour 2 jours… Notre bateau, l’Enez Eussa, arrive : un peu de peinture sur un peu de rouille, un peu boat-people sur les bords ! L’accostage est rustique ; pas de passerelle d’embarquement : il faut enjamber la mer entre l’escalier du quai et le pont inférieur du navire.
Le WE démarre dans la rudesse ! oubliez votre confort pour gagner cette île du bout du Finistère ! Ouessant semble se mériter ! Escale à Molène…le temps se gâte. Le tristement célèbre passage du Fromveur nous laisse entr’apercevoir Ouessant noyée dans la brume et le crachin.

L’arrivée au port du Stiff, entre ces hautes falaises noires et ce quai troué, est des moins accueillantes.

Ouessant, île battue par les vents et la mer, subissant les pires dépressions en hiver, a décidé de ne pas se montrer sous son meilleur jour.
Nous empruntons la navette pour rejoindre le camping municipal : l’intérieur de l’île est presque désertique : lande, murs de pierres, quelques maisons qui tournent résolument le dos au nord, paysages un peu désolés…

Après avoir installé notre bivouac, nous partons à la découverte du bourg de Lampaul. En ce vendredi soir, la vie est présente uniquement dans les 2-3 cafés du bourg. Nous avalons un sandwich face à l’ouest, au fond de la baie de Lampaul sous les dernières lueurs du jour et les premiers éclats des phares : puissant pour le Creac’h, rouge pour la Jument et clignotant pour Nividic… nous sommes clairement sur une autre planète !
Réveil en douceur le samedi matin ; le ciel est nuageux mais les températures sont clémentes (dingue comme sous les latitudes finistériennes la météo prend toute son importance…). Nous partons à l’assaut du NW de l’île. J’ai rarement vu une mer d’huile pareille…état sans doute exceptionnel ici !

La côte est superbe et rapidement changeante : falaises, galets, pierres arrondies…les lapins laissent place aux chèvres puis aux goélands, fous de bassan et cormorans.

Genêts, ajoncs et bruyère côtoient herbe rase, mousse, mûriers et fougères. Les rares arbres qui se risquent à pousser sont déformés. Paysages difficiles mais superbes !

Après un piknik dantesque (pour se remettre des 8km du matin), nous attaquons le SE de l’île. La côte sud est bien plus clémente : quelques plages de sable fin où l’eau turquoise nargue les éventuels baigneurs du haut de ses 14°.

L’archipel de Molène et le phare de Kereon nous tendent les bras. Fin de la boucle de 14 km en soirée…nuit de sommeil bien méritée !

Dimanche matin, le ciel est encore plus clément. Sous la couverture nuageuse, le soleil pointe son nez ! C’est parti pour la boucle SW de l’île. Toujours des falaises, des cormorans, des moutons, des bruyères…


Le phare de la Jument est le gardien de cette côte et nous nous étonnons toujours de ce calme plat de l’océan !

Retour à Lampaul sous le soleil où nous dévorons une crêpe et goûtons à la spécialité locale : la saucisse aux algues. Excellent ! Rangement du bivouac et sieste au soleil…avant de reprendre le bateau à 17h pour rejoindre le continent. Au loin déjà la dépression annoncée se signale par une bande nuageuse grise et menaçante…
Au final, Ouessant est une île à découvrir en toute humilité et de préférence à pied.

Des images de plénitude et de désolation qui s’explique par la rudesse des conditions dans lesquelles les Ouessantins doivent vivre…

Du bleu, avec toutes ses variantes, noyé dans le gris météorologique du WE…

Une pointe NE qui restera à visiter malgré les 30 km dans les gambettes sur 2 jours…
Bref, un très bon WE !

[ce billet n’est absolument pas sponsorisé par le pâté Hénaff…]

Mode vacances dans le Finistère

Une fois n’est pas coutume, j’ai effectué ma transhumance estivale vers le Finistère assez tardivement, Tombées de la Nuit obligent !
Je m’explique assez mal ce besoin vital de retour aux sources dans mon Finistère natal en été ; besoin d’être au bord de la mer et besoin de cette proximité pour décompresser réellement et me reposer pleinement. Besoin aussi de retrouver quelques repères : la maison familiale, le potager, les confitures, le café sur la terrasse, les grasses matinées jusqu’à pas d’heure, la plage du Kerou au Pouldu, les apéros au Grand Bleu (le café emblématique du Pouldu qui m’a fait office de seconde maison pendant de nombreuses années), les copains du Finistère…bref, un ensemble de choses qui composent ma madeleine de Proust estivale sans laquelle je ne suis pas capable d’envisager la rentrée.
Ma première après-midi dans le Finistère a consisté à faire mon sac de plage (serviette, maillot, crème solaire, bouquin, Ipod, bouteille d’eau) et me rendre au Kerou ; après avoir bu un café au Grand Bleu, je suis descendue à la plage…étendue sur le sable, Ray-Ban vissées sur le nez, j’ai écouté avec plaisir le ressac de la mer, les cris des enfants, les sifflets de sauveteurs de la SNSM, le bruit du ballon de beach-volley, les conversations météorologiques des autochtones…j’ai reniflé l’odeur de la crème solaire, de la mer, du sable, du monoï…et je me suis endormie ! Les vacances commençaient enfin…

WE estival festif dans le Finistère

Après le Vaucluse, l’équipée des ti-zefs s’est retrouvé les 27 et 28 juin pour un WE pinard-gastronomie à Lodonnec dans la maison ronde… Au programme, détente, barbec’ de folie, plage et premiers bains de l’année pour la plupart d’entre nous, virée nocturne à la plage vers 4h du matin (ça devient une habitude)…
Bref, un excellent WE où je prends toujours plaisir à revoir cette petite troupe de brestois -exilés pour la plupart dans les contrées de l’Ouest ou à Paname – autour de victuailles locales : miam le saumon fumé du traiteur et les fromages des « meugnons » des Halles de Pont-L’Abbé, les demoiselles de Loctudy [NDLT : les langoustines], les bonnes bouteilles de vins du caviste de Pont-L’Abbé, les mets délicieusement concoctés par Perrine…bref, de quoi se faire exploser la panse et les papilles !
Prochain RDV communautaire le 26 septembre pour la soutenance de thèse du Greg (yes he can !) et probablement une semaine au ski à Noël ! chic, chic, chic !!!

Bovin quand tu me tiens…

Les vaches me fascinent..je n’y peux rien, c’est comme ça ….j’ai essayé de me maîtriser mais c’est peine perdue…
Ce WE, j’étais dans le Finistère sud…et tout près de mon home sweet home d’enfance, j’ai découvert avec joie et bonheur un troupeau de vaches paissant tranquillement….Ni une ni deux, je suis revenue avec mon appareil photo !!!
Here there are.

Brèves de vacances…

Et meilleurs voeux pour 2009 ! Sourire
Il était temps que je reprenne ma plume (enfin, mon clavier) pour vous donner quelques nouvelles de 2008 et de 2009.
Vacances très calmes dans le Finistère au coin du feu…pour faire taire tout de suite les mauvaises langues, je n’ai pas tant que ça fait ma mamie au coin du feu puisque je n’ai même pas réussi à lire 20 pages du pavé « Jonathan Strange and Mr Norell » ni à finir de tricoter mon gilet…
Par contre, j’ai mitraillé les couchers de soleil…absolument magnifiques à Noël ! je me suis balladée dans le froid pour me préparer à un séjour au ski sibérien à Valloire ! j’ai fabriqué des cartes de voeux avec mes petites menottes…
Et puis, il y a eu le réveillon…je ne sais pas sur quel pied danser depuis quelques années autour de cette « fête » imposée par le calendrier qui voudrait que tout le monde soit heureux et joyeux de changer d’année… En tout cas, cette année, point de virée gastronomique à Loctudy ou à Rumein avec les Brestois…je suis restée à Moëlan, Clohars plus précisément et j’ai passé cette soirée en petit comité au Grand Bleu. A la réouverture du bar à 5h du matin, je pensais ne pas faire de vieux os…quand Anne a eu quelques faiblesses vers 8h du matin, je l’ai remplacée et ai retrouvé non sans mal comment servir moultes demis et shooters carambars et autres boissons alcoolisées…et ce jusqu’à 12h !!! Nostalgie d’un été où j’ai joué la serveuse certainement…en tout cas, je me suis bien amusée et le passage en 2009 fût un moment très sympathique !

Et nous avons pagayé, pagayé…

Prévu depuis 2 mois déjà, ce WE de 2 jours de Kayak aux Glenan avec des collègues de Sciences Eco s’est soldé par une remontée de l’Odet (Bénodet-Quimper : 16 km en 2h30) sous une pluie diluvienne et une demi-journée aux Glenan sous le soleil….
Suite à l’avis de fort coup de vent à tempête annoncé pour la nuit de vendredi à samedi, les vedettes de l’Odet – qui assurent la traversée Bénodet-archipel des Glenan – ont annulé toutes les traversées de ce samedi 16 août… quoiqu’un peu déçus, les Sioux que nous étions ont tout de même accepté le plan B proposé par le Kayak Club de Quimper, à savoir la remontée de l’Odet…très jolie rivière aux méandres brumeux et aux pontons célèbres (celui de feu Tabarly notamment)… Douche chaude bien méritée à l’arrivée à Quimper avant de passer la nuit dans un camping de Bénodet (le gîte sur St Nicolas aux Glenan, ça aurait dû être plus sympa tout de même…). Satisfaction le lendemain, avec un temps ultra ensoleillé et une escapade dans l’archipel des plus agréables… le lagon est toujours aussi beau, l’eau ne dépasse pas les 14°, les fous de bassan se laissent doucement approcher… Sportivement parlant, le kayak de mer, c’est super chouette… mais ce n’est pas grâce à ça que je vais réduire ma carrure de nageuse est-allemande !
En tout cas, d’un avis commun, on s’inscrit à nouveau pour l’été prochain….en espérant très fort pouvoir faire les 2 journées complète aux Glenan !

Virée à Douarnenez

Une semaine de vacances dans le Finistère…et premier retour à la vraie nature finistérienne…
Petit WE à Douarnenez chez Steven entre potes…où la bière et le ti-punch ont coulé à flots…Comme les cancans vont aller bon train, j’avoue tout de suite mon méfait : les carottes de l’apéro m’ont été fatales…sûrement frelatées ! malade dès le début de la soirée…je n’ai pas entendu mes compagnons jouer de la trompette pendant la nuit ni même s’en aller écluser quelques bières dans des bars à fermeture tardive !!!
Beau temps le lendemain et les lunettes de soleil ont été de rigueur…malgré une heure de lever tardive, nous avons réussi à profiter des rayons du soleil à Port-Rhu …la rando à la pointe du Van est à nouveau reportée, les troupes n’étant pas en état de marcher…

Un WE qui rend heureux…

Ce WE a pourtant démarré sous une pluie diluvienne jeudi ! La rando avec Juju est encore une fois tombée à l’eau ! Mais les aventures ont repris cours le soir même avec le retour d’Emilie en saison à Valloire cet hiver et un tête-à-queue magnifique de Coco qui a plié sa voiture contre une bouche à incendie devant le Grand Bleu (la bouche à incendie quant à elle n’a pas bougé d’un pouce…)…

Vendredi : mariage pluvieux, mariage heureux (Iza et Thierry confirmeront sous peu…). Grande soirée à Clohars où j’ai fait la connaissance de la fratrie Villemin ; où j’ai découvert que travailler à Météo France ne signifiait pas pour autant s’occuper de la pluie et du beau temps ; où j’ai gagné le tacle d’or de l’année ( un parquet glissant et des chaussures à talon = chute de barrique magnifique avec Méla…).

Samedi : retour de mariage embrumé mais ensoleillé. Entre bulles de coca, chants à la voix éraillée et pétanque endiablée…

Dimanche : grande kermesse à Kergariou Pouldu pour les 50 ans de Brigitte…Juste 110 personnes dans le jardin sous chapiteau et non loin des fûts de bière…2 punchs à 13h plus le repas = sieste à 17h à la plage….avant la suite des festivités !

Lundi : belle journée estivale pour clore le WE. Elimination des toxines par une ballade en vélo le matin à la recherche d’une boulangerie ouverte à Moëlan ! Puis lézardage de saison à la plage et premier bain de l’année…mer un peu fraîche mais bain ô combien salvateur pour se remettre les neurones en place après un tel WE !

Bref, un long WE de retrouvailles avec les Finistériens. Rien de tel pour recharger les batteries…WE également annonciateur de l’été : barbecues, apéros, playa…vivement le 1er juillet !!!