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Love Boat à la Cantine Numérique de Rennes

N’ayant que faire des dîners aux chandelles et autres valentineries, je me suis rendue lundi 14 février au soir à la Cantine Numérique de Rennes pour assister à une conférence intitulée « Love 2.0 : la rencontre amoureuse à l’heure d’Internet ». Vaste programme et surtout humour à contre-pied de cette fête marketo-marketing.
Mes comparses, Laurent et Sylvain, et moi-même avons quand même eu un moment d’angoisse quand, à l’entrée dans le lieu, nous avons repéré les ballons roses et noirs en forme de cœurs… Heureusement, la caution intellectuelle était là : Antonio A. Cassilli en personne, auteur de l’ouvrage “Les liaisons numériques”. [En savoir plus sur l’ouvrage]


Bon, comme je me suis faite gentiment chambrer à l’arrivée par un collègue (la caution universitaire de la Cantine comme dirait Simon Chignard, président de l’association Bug) parce que je venais aux rencontres Love 2.0 et pas aux afterworks de la recherche, j’ai fait ma mauvaise élève et me suis installée au fond de la salle. J’ai pris quelques notes mais j’ai surtout beaucoup commenté le propos avec mes deux comparses. Esprit de contradiction-rebellion quand tu nous tiens !

Ce que j’en ai retenu malgré tout :

– il existerait 2000 sites de rencontres, du plus généraliste au plus pointu. –> ça me laisse songeuse quand même… Pourquoi notre société actuelle a besoin d’autant d’accompagnement quand il s’agit de faire des rencontres ?

– la logique de l’avatar serait une idéalisation du corps, un peu comme les portraits de Louis XIV, fait pour embellir le roi –> mon avatar Etoile de mer tirant la langue serait donc mon double sublimé. D’un seul coup, je me suis inquiétée pour ma santé mentale. Bon en même temps, c’est un avatar sur Twitter et pas sur un site de rencontres.

– les technologies sont maintenant enracinées dans nos vies et participent de nos relations : j’te poke, tu me loles, nous nous unfollowons. Tout ça en langage SQL…

– vous saviez que France Gall avait chanté en allemand ? Ne ratez cela pour aucun prétexte !

Allez, tous sur la piste de danse avec le Love Computer des Sous-Doués en vacances…
Destinée – Guy Marchand

Pour une fois par contre, à une rencontre de geeks, on a papoté littérature. Et pas n’importe quelle littérature : des classiques comme Don Juan de Molière, assimilable au serial lover du site de rencontres. Celui qui met à mal la loyauté et la monogamie. Son arme ? Internet, qui rendrait l’exclusivité totale caduque et non avenue.
On a aussi parlé de Denis de Rougemont et son Amour et l’Occident (on my way back to 1997-1998 , Licence de lettres Modernes à Rennes II…) : un pavé sur le mythe de la passion amoureuse chez les occidentaux en constante tension entre passion et amour fidèle.
A. Cassilli nous a expliqué que l’amour était une façon de gérer la distance depuis le Moyen Age. De nos jours, Internet a pris le relais et permet de s’inventer une proximité à distance :  Je t’aime mais sans te voir, sans te toucher et sans te croiser. Quand l’amour platonique remplace l’amour physique. Quand le mythe de l’amour éternel joue à cache-cache avec le mythe du corps virtuel. Et les témoignages larmoyants sur les faussaires de l’amour reçus à la Cantine Numérique de confirmer : genre la photo sur Internet qui ne ressemble en rien à la personne rencontrée ou la situation non dévoilée (marié).

Mais au final, est-ce bien différent de ce qui peut se passer lors d’une rencontre sans intermédiaire numérique ? mesdames, vos soutiens-gorges push up mentent ; messieurs, vous oubliez souvent, sous l’effet de Dame Alcool, lorsque l’on vous croise en soirée, que vous êtes attendus sous la couette chez vous par votre épouse ou concubine… [NDLR : « toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. « ]

Si certains parviennent à rencontrer l’élu de leur coeur grâce à Internet, j’ai l’impression que ce mode de rencontres n’est pas pour autant assumé. Rares sont ceux qui s’en vantent (la CNR n’a d’ailleurs récolté que 7 témoignages sur le sujet !). Nos générations sont sans doute encore marquées par le poids sociétal du conte de fées – ben oui, vous savez, le coup de foudre, les p’tits coeurs partout… Pas très glamour d’annoncer à son entourage qu’on a fait une rencontre via son ordinateur. Peut-être que la prochaine génération assumera mieux. Et qu’Internet sera vraiment un « espace utopique d’harmonie et d’amour ».

Au final, seul(e) ou accompagné(e), peu importe. Seul notre bonheur compte, non ? «Le bonheur règne sur Terre. Qui en doute est malade. Qui est malade est soigné. Qui est incurable est exécuté.» Les Monades urbaines, Robert Silverberg (1971).

Allez, tous sur le Pacific Princess ! Et on reprend tous en c(h)oeur : « Love, Exciting and New – come aboard, we’re expecting you » !!!

Les étés TIC de Bretagne : suite et fin

Dernière journée des Etés TIC autour de rencontres professionnelles…je m’étais tout d’abord inscrite pour la rencontre « Enseignement, connaissance et TIC : Internet, multimédia…une révolution dans l’acquisition du savoir ! » et puis, en regardant bien la liste des intervenants, j’ai constaté que cet atelier aurait dû s’appeler « jevendsmonlogicieleducatif.com »…du coup, rebelle dans l’âme, j’ai préféré assister à la rencontre « Création artisitique et TIC » bien plus ancrée dans l’air du temps… Première intervention sur le sujet menée de main de maître par Emmanuel Mahé, chercheur en Sciences de l’Information et de la Communication et ingénieur de recherche en développement et prospective chez Orange. Intervention intitulée « Des cyclotrons à innovation » qui commence par remettre en cause le shéma « technopush » de la technologie qui révolutionne les usages… on serait plutôt en train de passer d’un régime de société à un autre. En effet, le phénomène de miniaturisation qui affecte les technologies permet de créer des dispositifs qui s’agrègent les uns dans les autres et dans nos usages (exemple frappant : le téléphone mobile intégrant l’appareil photo). Ces nouveaux objets nous poussent vers de nouveaux usages. Convergence donc mais aussi divergence avec un éparpillement des fonctions et des technologies dans les objets du quotidien. Les artistes quant à eux créent des dispositifs de création qui leur sont propres ; les frontières s’estompent entre l’artiste et l’ingénieur. Certaines des technologies utilisées aujourd’hui avaient été anticipées par l’art (Dziga Vertov, « L’homme à la caméra », 1929). L’artiste devient acteur de l’innovation et peut donc transformer le dispositif technologique : le bricolage SMS Guerilla du Low Tech Troïka Project, à savoir la projection de SMS via téléphone mobile, fait quand même furieusement penser au projet de la FING dont j’ai parlé dans le compte-rendu de la deuxième journée…la dimension artistique en moins pour la FING !
Deuxième intervention avec les acteurs du projet Virthéâ, création théâtrale numérique mêlant plusieurs acteurs : artistes, chercheurs, écrivains, techniciens… J’avoue avoir un peu décroché lors de cette intervention…plus l’habitude de rester sagement assise à écouter attentivement ce qui est dit ! Mais le projet a l’air fascinant et j’aimerais vraiment assister à une représentation.
Dernière intervention par l’association Elektroni-[k], organisation du festival de musiques électroniques à Rennes, défricheur de musiques actuelles et émergentes. Où l’on voit encore plus combien les arts du temps et de l’espace deviennent poreux et comment les pratiques artisitiques sont de plus en plus décloisonnées.
Je vous passe les discussions du temps de parole sur les droits d’auteurs, Hadopi et compagnie…Clôture de ces journées d’études par Sylvie Robert (Vice Présidente du Conseil Régional de Bretagne)…et là, j’en ai vraiment eu marre du blabla…je me suis vengée sur une coupe de champagne au cocktail et les petits fours avant de rejoindre mon home sweet home pour une sieste bien méritée…
Au final, des ateliers intéressants, des rencontres amusantes, des découvertes surprenantes, des sites à visiter encore et encore…et une certitude, le monde des TIC est encore élitiste…

Les étés TIC de Bretagne : la suite

Quand on aime, on ne compte pas ! J’attaque la deuxième journée des étés TIC dès 9h sous une chaleur déjà étouffante…
Premier atelier sur les « Jeux vidéos et Serious game : des clés pour préparer l’internet de demain ? ». Où l’on apprend que le domaine des jeux informatiques génère plus d’argent que le domaine de la musique et autant que le cinéma. Les Serious Games apparaissent dans quasiment tous les domaines : l’armée (la Marine Nationale propose huit jeux pour découvrir les facettes du métier sur
êtremarin.fr – voilà un site qu’il va falloir ke je montre à mon père pour le faire jubiler d’avoir pris sa retraite…), les ONG (le jeu FoodForce permet de gérer une crise alimentaire dans l’océan Indien), la Santé (Happy Night club ou comment sensibiliser les jeunes aux risques liés à la surconsommation d’alcool par la Ville de Nantes)…Deux intervenants présentent leurs Serious Game respectifs : ArteFacto, agence rennaise de graphisme et de design travaillant notamment sur R&D, et son serious game d’auto-évaluation pour des diagnostics immobiliers, et LesBioz, serious game éducatif pour découvrir l’agriculture biologique proposé par les agriculteurs bio d’Ille-et-Vilaine, à destination des enfants. Dernière intervention sur le sujet par Yann Leroux, digiborigène (subtil mélange de psychologue, de gamer et de geeker… pour plus d’infos, consulter son blog : Psy et Geek). Nous indiquera en vrac que : les Digital Natives ne le sont pas tous ; ne jamais oublier la dimension idéologique dans la généalogie des Serious Game (l’oncle Sam encore et encore) ; Sim City et Civilization seraient pratiqués en cours d’histoire-géo pour travailler sur le tissu urbain américain (je vais enfin pouvoir justifier les heures et les heures que j’ai passées sur ces jeux…ouf!!!! ) ; le jeu comme support psychothérapeutique est encore tabou ; notre civilisation est remodelée par les matières numériques et que ces dernières fonctionnent comme une seconde peau (la matière numérique nous entoure – wifi – et squatte nos poches – mobile -) à la fois positive et négative (Big Brother n’est jamais bien loin ! )… Bref, atelier très riche en découvertes...et puis voilà de quoi occuper mon été avec tout ces jeux à tester !
Deuxième atelier après la pause café : « Création de dispositifs contributifs : le metawall, le twitty wall, le cool wall ». Atelier un peu technique pour le novice du web 2.0…mais passionnant pour celles et ceux qui y sont déjà immergés jusqu’au cou ! Présentation donc des murs contributifs d’expression directe en temps réel (avec modération à postériori) ou comment agréger des contributions et les présenter sur un mode de restitution avec visualisation appropriée. Un exemple : le mur contributif des Etés TIC où l’on retrouve à la fois les messages textes – SMS, mails, twitts – et des images ou vidéos envoyées par les participants sur place ou à distance. Pour les plus curieux, une fiche méthodo est dispo ici même. Nous a ensuite été présenté un écran 3D projeté…où l’on navigue sans clavier et sans souris à l’aide d’une simple wiimote. Pour tout savoir du tableau noir numérique, c’est ici !!! Enfin, pour les plus férus et mordus, jetez un oeil sur le site de MetaLab 3D et vous verrez de quoi notre futur proche va être fait…. Un projet fascinant, celui du twitter géolocalisé sur une espace public comme un arrêt de bus (des twitts plutôt que de la pub !). Cela se fait déjà à Tokyo et cela ouvre des perspectives énormes en terme de sociabilité quotidienne, d’infos municipales géolocalisées, de prévention….La FING (Fondation Internet Nouvelle Génération qui est une association de réflexion sur les usages de l’Internet de demain) cherche en ce moment même une collectivité territoriale ou une mairie prête à se lancer dans l’aventure… ou comment utiliser l’espace urbain pour faire sortir son identité numérique de la Toile (pour en savoir plus sur les identités actives…). Atelier fort intéressant et ouvrant des perspectives insoupçonnées… A quand un mur contributif pour mon centre de ressources ????
Nouvel atelier en début d’après-midi « Vers des bibliothèques 2.0 ? » avec Olivier Le Deuff, documentaliste et chercheur en info-doc ; il est le webmaster du Guide des Egarés, site consacré aux bibliothèques et au web 2.0, bien connu dans la profession. D’après lui, le web 2.0 s’oppose complètement au modèle traditionnel des bibliothèques et du savoir entre autres à cause de cette diffusion explosive d’informations non contrôlées. Par contre, les usagers sont au coeur de l’information, comme ils pouvaient l’être pour les bibliothèques ( sans usagers, pas de bibliothèque !). Cela induit donc de nouvelles conceptions pour les bibliothèques, de nouveaux usages à développer et de nouveaux profils de personnels. Au delà de ces aspects positifs, Olivier Le Deuff modère cet engouement en rappelant le côté obscur du web 2.0 : quels modèles de la culture et du savoir y développe-t-on ? ce modèle des savoirs étant basé sur l’éphémère et non le durable comme en bibliothèque. Il convient donc de mener une réflexion sur ce qui mérite d’être stabilisé. Evolution plutôt que révolution en somme…
Deuxième intervention assurée par Perrine Helly, toute jeune conservatrice au SCD de l’Université de Bretagne Occidentale à Brest. Le Service Commun de Documentation brestois est assez dynamique en terme de volonté de diffuser la culture numérique: blog créé il y a 3 ans (le Bublog), expérimentation de Twitter et de Facebook. Quelques limites toutefois : les usagers visés (les étudiants et les enseignants -chercheurs de l’Université) ne sont pas les principaux followers ; par exemple, pour Twitter, 104 followers dont seulement 8 finistériens… Elle pose ensuite la question fondamentale de l’identité de la bibliothèque sur la Toile : identité institutionnelle ? identité de services ? identité média-thématique ? identité de personnes ressources ? Vous trouverez ici son slide Web 2.0 en BU riche d’informations.
Dernière intervention de Françoise Sarnowsky, « bibliothécaire numérique » en poste à la Bibliothèque des Champs Libres à Rennes. Depuis son ouverture en 2006, la bibliothèque des Champs Libres a la volonté de faire coller le numérique au projet d’équipement et de pratiquer un tout numérique sauvage. D’où des services à distance pour l’usager (catalogue, compte-lecteur, réservation, prolongation des emprunts…), des ressources numériques accessibles sur place ou à distance (Arte VOD est gratuit pour les inscrits !), des plateformes d’autoformation en bureautique par exemple, des supports numériques au service du handicap… Beaucoup de possibilités donc mais assez méconnues au fond des usagers (moi-même grosse consommatrice des Champs Libres j’ignorais cet accès à Arte VOD…). Au final, trois interventions très intéressantes qui questionnent quand même cette évolution des bibliothèques et du Web 2.0 ; le problème de la médiation reste entier et sans ce présentiel humain, l’accès à plus de virtuel ne se fera pas.
Dernier atelier de la journée « Rencontre avec l’Assocation Les Blogueurs de l’Ouest ». Oui, cette association regroupe plusieurs villes du Grand Ouest où se rencontrent des blogueurs ; Rennes blogue-t-il ? fait partie de cette grande confrérie. Plusieurs blogueurs présents sont invités à papoter sur ce qui les a poussés à bloguer, s’ils en vivent, ce qu’ils y trouvent comme satisfaction… Beaucoup de questions du public (principalement blogueur d’ailleurs…) sur l’aspect « communautaire » de ces pratiques, sur le financement transparent ou non de certains blogs sponsorisés, sur l’avenir et l’évolution du blogging, sur les bons ou mauvais blogs (toujours ce rictus grinçant à l’égard des skyblogueurs…). Tout ceci me laisse un peu perplexe…je constate que malgré tout il existe un véritable « racisme » du blogueur chez certains, une addiction aux différents outils du web 2.0 (bonne ou mauvaise, je ne saurai y répondre), une déviance du vocabulaire (ah, ce terme d’écosystème, malmené, torturé, employé dans un tout autre contexte que son sens originel…« écosytème de financement naturel » pour la musique en ligne et le mécénat global lors de la table ronde sur l’économie numérique ou un « ensemble économique de blogueurs/lecteurs » comme entendu lors de cette rencontre de blogueurs)… Par contre, j’ai découvert un blogueur BD, Gib, tout à fait drôle et sympathique qui avait le mérite d’avoir une vision un peu moins idyllique du blog que les autres : son blog Borne to be Wild et sa vision de cette rencontre. Finalement, il va quand même falloir que je me pose sérieusement la question du pourquoi je blogue un jour !!!!
Fin de la deuxième journée… A suivre !

Les étés TIC de Bretagne

Quelle idée m’a-t-il pris en juin de m’inscrire à la deuxième édition des étés TIC de Bretagne ? en même temps, je ne pouvais pas savoir qu’il allait régner sur Rennes une météo particulièrement caniculaire me poussant fortement à penser que je serais bien mieux vautrée dans le sable à lézarder que sagement assise dans un amphi à assister à 3 jours de rencontres et d’échanges autour des usages d’Internet…
Heureusement, tout ceci est fort intéressant et pique ma curiosité à vif ! Compte-rendu de la première journée ci-dessous…
« Usages de l’Internet dans et hors du lieu de travail : opposition/opportunités de pratiques », tel était le thème du 1er atelier auquel j’ai assisté. Les intervenants sont tous issus de la sphère privée et exposent leurs pratiques. NetNG vient de mettre en place le projet Eureka Pages Jaunes, innovation participative des salariés…une boîte à bonnes idées virtuelles en quelque sorte à laquelle les salariés contribuent sur leur lieu de travail ou directement de chez eux (les salariés seraient en effet plus créatifs le samedi matin entre 10h et 11h). CapGemini, après une introduction un peu longue mais intéressante, explique que grâce au web 2.0, l’entreprise a vu sa main d’œuvre se transformer en cerveau d’œuvre. Les Digital Natives arrivant sur le marché, on assiste également à un décalage des pratiques entre la vie professionnelle et la vie privée que l’entreprise se doit de prendre en compte. Hommes et Process semble être à la pointe de l’articulation travail dans et hors l’entreprise avec un système de télétravail (et de contrat de travail de 30 pages..)… Tout ceci était fort passionnant…c’est assez drôle mais tout ceci est pratiqué de longue date dans l’enseignement : dossiers (copies ou cahiers) qu’on apporte chez soi pour les corriger, cours à préparer, mail professionnel que l’on peut consulter via webmail et documents de travail accssibles à distance via les ENT… J’envoie de ce pas un courrier au Rectorat pour renégocier mon contrat de travail !!!
L’après-midi, grand-messe avec les officiels – Jean-Yves Le Drian, président du Conseil Régional de Bretagne, Daniel Delaveau, maire de Rennes et Isabelle Cadoret, Doyen de la Faculté de Sciences Economiques (oui, les étés TIC ont squatté mon lieu de travail !) – avant une table ronde sur « L’économie des contenus numériques« . L’amphi est plein et il y fait une chaleur suffocante…la table ronde est bien moins passionnante qu’elle n’apparaissait sur le papier (ou c’est la chaleur qui a asphyxié mon cerveau et par voie de fait mon attention ?)…le petit ballet de la distribution des bouteilles d’eau m’amuse bien plus et je décide de quitter ce sauna assez rapidement pour profiter de la terrasse d’un café.
Fin de la première journée ! A suivre…

Chignon numérique

J’ai assisté jeudi dernier aux Champs Libres à une journée professionnelle intitulée « Enjeux du numérique en bibliothèques » avec Perrine (collègue-amie, amie-collègue). Ben oui, les bibliothèques changent : les livres sont toujours présents mais les services numériques se développent et pour les Rennais qui l’ignorent, les Champs Libres sont à la pointe de ces changements… Première conférence plus qu’intéressante menée par Xavier Galaup, directeur-adjoint de la BDP du Haut-Rhin sur le web participatif en bibliothèque publique. Il a passé en revue tous les outils du Web 2.0 pouvant apporter une plus-value aux bibliothèques. En vrac : picnik, delicious et la socialisation de l’indexation, scribd, mp3tunes, blogs et wikis, Facebook, Twitter et le micro-blogging, les fils RSS, Google Reader, Netvibes, MySpace, flickRvision, musicPortI… Sur une centaine de participants, nous étions seulement 4 ou 5 à avoir un compte Twitter (OK, le mien datait de 2 semaines, mais quand même !) ! Diaporama disponible ci-dessous pour les plus curieux :

Sur la pause du midi, Perrine et moi sommes allées visiter l’expo Numériquement vôtre à l’Espace des Sciences. À l’aide de nombreuses manipulations ludiques, cette exposition nous éclaire sur le numérique et ses multiples applications : comment et pourquoi le numérique a changé notre quotidien et quels sont les impacts et enjeux sur nos vies. Le langage binaire informatique nous a beaucoup amusé…ainsi que l’appartement reconstitué où l’on retrouve 40 objets numériques qui partagent notre quotidien : écrans numériques divers et variés, aspirateur intelligent, Ipod, Nabaztag, e-book…

Nous avons testé un logiciel de morphing…ou comment je me transforme en Kevin Costner sous vos yeux…

Morphing from Morvan Lisenn on Vimeo.

Après-midi beaucoup plus studieuse avec une conférence de Philippe Carré, professeur à Paris Ouest Nanterre, sur « l’apprenance, nouvelle culture de la formation ». Le titre est barbare, je vous l’accorde, mais le propos l’était beaucoup moins : on assiste selon lui à une transformation de la culture de la formation. L’apprenant permanent, le citoyen lambda de nos jours, se nourrit des ressources des bibliothèques publiques en dehors de tous les autres lieux traditionnels de formation. Les Bibliothèques se tranforment en AOC, lieu d’Accueil, d’Orientation et de Conseil… Enfin dernière intervention de Cécile Denier, bibliothécaire à la BPI à Paris sur l‘offre en autoformation en langues. Je vous passe les détails : ça nous a beaucoup intéressé mais uniquement pour le boulot et nos centres de ressources en langues.
Journée riche donc où nous nous sommes senties très à la pointe avec Perrine…ben oui, nous, les Univers Netvibes, on pratique depuis septembre 2009 ; les agrégateurs de fils RSS, on jongle avec ; on entretient le lien social sur Facebook ; on blogue et depuis peu, je micro-bloggue (ou twitte pour les avertis :
ici)… Alors, le cliché de la bibliothécaire poussiéreuse cachée derrière ses lunettes et son chignon is dead !!! place à la documentaliste au chignon numérique, légèrement geekette sur les bords !

Bébé geek

J’ai reçu il y a peu de temps un faire-part de naissance…et je persiste à penser qu’il y aurait une véritable étude à faire sur les faire-part de naissance et sur ce que les parents y véhiculent…mais là n’est point le propos. Un détail (et non des moindre) a fait réagir ma fibre râleuse fortement réactive. Sous l’adresse de la petite famille figurait un mail, celui de l’Enfant en question…
Et là, je m’interroge fortement : quelle peut être l’utilité de créer une adresse mail pour un être humain de quelques mois ? doit-on juste y lire l’émanation de la plus tenace des fiertés des jeunes parents ? ou est-ce la volonté d’inscrire le plus rapidement possible son rejeton dans ce tourbillon incessant de technologies informationnelles ?
Ne peut-on pas les laisser grandir en paix ? (et ne peut-on pas épargner à ses amis l’ajout d’une nouvelle adresse dans un carnet déjà trop plein…) ?
Je ne sais qu’en penser….

Vacances 0.0

Outre les ripailles gastronomiques, le fait de glandouiller sans remords, et le plaisir de mitrailler les paysages, les vacances sont aussi pour moi synonymes de désintox informative…
Pendant une semaine dans le Vaucluse, pas d’ordinateur, pas de mails, pas de fils RSS, pas de radio, pas de journaux…nada ! et qu’est-ce que ça fait du bien !
Par contre, la chute est rude au retour : environ 200 mails dans ma boîte professionnelle, tout autant dans mes boîtes perso, 600 fils RSS perso et professionnels à lire… plus les 350 photos à trier et à publier à droite à gauche, les news de Facebook à parcourir (ben oui, les réseaux sociaux, c’est aussi de l’info…)…
Hi My Name is Lisenn and I’m an Internet Addict…