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Du corail en pagaille

Un jour, j’ai entendu parler de lentilles corail. Et ça m’a fait sourire. Pour moi le corail, c’était les souvenirs tahitiens de mon père, les atolls, les pieds écorchés, le surf, les requins, les poissons, les îles au bout du monde, la mer turquoise.

Corail (by Dr Zolive on Flickr - Licence Creative Commons)http://www.flickr.com/photos/zolive12/109124490/

Corail (by Dr Zolive on Flickr – Licence Creative Commons)
http://www.flickr.com/photos/zolive12/109124490/

Pour moi, les lentilles étaient vertes et accompagnées de petit salé. Quel ne fut donc pas mon étonnement de découvrir cette variété orange carotte…

Par contre, j’ai mis un certain temps avant de me décider à en acheter et à en goûter… La verte me convenant parfaitement, je ne voyais pas pourquoi l’orange aurait droit de citer. Finalement, ma curiosité l’a emportée. Et c’est grâce à Gwen, ma prof de yoga, que cette petite lentille colorée a découvert mon palais. En mode soupe.

lentilles-corail

La soupe d’Ase

Pour 4 portions

2 pommes de terre
3 petites carottes
1 poireau ou 1 gros oignon (j’ai mis deux poireaux, je n’aime pas les oignons dans la soupe)
1 poivron rouge ou vert (pas la saison, donc je n’ai rien mis !)
3 dl de lentilles corail
470g de tomates pelées et leur jus (une boîte)
10 dl d’eau
1 bouillon cube aux légumes
1 cuillerée à café de cumin ou de curry (j’ai mis du cumin pour ma part)
sel
1 feuille de laurier

Eplucher et couper les légumes en dés. Mettre dans une marmite avec le reste des ingrédients (ajouter le sel en fin de cuisson). Laisser cuire pendant une bonne demi-heure après ébullition, ou jusqu’à ce que les légumes soient tendres.
[Je suis trop impatiente, j’ai sorti ma cocotte-minute plutôt que ma marmite..]

Servir bien chaud, avec éventuellement un peu de crème fraîche.

Et bien, mes papilles sont définitivement conquises. Bien plus consistant qu’une soupe de légumes toute simple, ce plat est idéal pour les sportifs rentrant tardivement de leurs activités et ayant grand faim.

Au-delà de cet aspect gustatif, la lentille corail est intéressante d’un point de vue nutritif. C’est une légumineuse, qui apporte des protéines aux gens comme moi de moins en moins carnivores. Elles sont aussi riches en fibres. Enfin, la lentille corail se cuit très facilement et ne nécessite pas de trempage (idéal pour les pressées comme moi !).

Dernière chose : il paraît que les lentilles corail constituaient la nourriture principale des bâtisseurs de pyramides en Egypte…

egypte-ancienne

Alors, conquis  et prêts à soulever des blocs de pierres après la soupe ?

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C’est la saison… du potimarron !

A ne pas confondre avec le potiron ! Rien à voir vous diront les spécialistes, que ce soit en gratin ou en soupe.

Le potimarron, aussi appelé « courge chataîgne » , fait partie de cette drôle de famille des Cucurbitacées. Son petit nom scientifique est Cucurbita maxima. On le trouve sur les étals de marchés de septembre à février, avec un pic de production en novembre.

Nutritionnellement, cette petite toupie orange est plutôt intéressant : peu calorique, le potimarron est riche en pro-vitamine A, la fameuse bêta-carotène, indispensable à la peau, aux tissus et à la vision : deux fois plus que dans les carottes, c’est dire ! Il est aussi source de vitamine C, pour le tonus et la vitalité.

Je suis complètement dingue de son petit goût de châtaigne, de son velouté incroyable quand on le transforme en soupe, du combat qu’il faut mener pour le dépecer en petits morceaux avant de les jeter au fond d’une cocotte minute. Ce légume sait se faire mériter et désirer.
Qui plus est, cette courge est dédiée aux fainéants de la cuisine comme moi. Pas la peine de l’éplucher pour la soupe (en même temps, je défie quiconque d’éplucher cette toupie de granit ! ). Il faut juste s’armer d’un couteau bien aiguisé pour le débiter en morceaux, le jeter au fond d’une cocotte avec un oignon ou une échalote, du poivre, recouvrir d’eau. On chauffe, et VROUM !

Bref, l’été prochain, j’en plante dans le potager…

Du parmesan, du riz et un citron confit !

Si tu n’aimes pas la cuisine italienne, passe donc ton chemin. En revanche, si tu l’aimes, fait une pause bien méritée ici. C’est Elle à table qui régale, et pour une fois, la recette est plutôt chouette et simple.

Bon évidemment, je n’ai pas suivi à la lettre la fiche-recette… D’abord, parce que je n’avais pas de safran sous la main. Ensuite, parce que la recette était conçue pour 6 personnes ; que je l’ai faite pour deux mais que j’y ai mis plus de citron confit que prévu ! Je vous explique, en détail…

Risotto au safran et citrons confits (chez moi c’était plus parmesan et citrons confits).

– 250 g de riz pour risotto (il en existe de multiples variétés secrétant plus ou moins d’amidon : arborio, avorio, Vialone nano, Carnaroli, Riso comune, Riso semifino, Riso fino, Riso superfino). Vous ferez comme bon vous semble et comme votre porte-monnaie vous le permet. Pour ma part, j’ai opté pour l’Arborio.

Crédits Photos : John Giacomini – Flickr (Licence Creative Commons)

– 2 oignons frais (ben chez moi, ils étaient rosés et de Roscoff)

– 2-3 dosettes de safran (je m’en suis passé)

– 1 verre de vin blanc (15 cl)

– 1/2 citron confit (j’ai gardé cette quantité pour 3 fois moins de riz. Risotto très citronné donc…). Et comme je suis très feignante, je l’ai acheté tout fait auprès de ma vendeuse d’olives et de fruits secs au marché. Mais vous trouverez une chouette recette de citrons confits au sel, par Cooking Cocotte.

Les Citrons confits de Cooking Cocotte – Crédits Photos @Lousia

– 80 cl de bouillon de volaille (feignasse encore je suis. Merci Maggi !)

– 50 g de beurre (salé sous nos latitudes…)

– 50 g de parmesan fraîchement râpé)

sel/poivre

Préparation : 10 min. / Cuisson : 25 min.

1- Pelez et hachez les oignons et faites-les revenir dans une cocotte avec un peu de beurre sans les faire colorer.

2- Ajoutez le riz. Dès qu’il devient translucide, versez le vin blanc ; quand il est absorbé, le safran et le citron confit coupé en petits dés. Puis versez le bouillon, salez, poivrez, couvrez et laissez cuire à feu très doux 25 mn jusqu’à ce que le bouillon soit absorbé.

3 – ajoutez un peu de beurre puis le parmesan, remuez et servez.

Il n’y a rien à dire. La gastronomie italienne, même dans sa plus grande simplicité, est absolument excellente. Et mes papilles en redemandent.

[Et comme je suis une gourmande impitoyable, je n’ai même pas eu le temps de prendre une photo ! Mon estomac avait déjà tout englouti…]

Et si on pâtissait ?

Le début du mois de juillet ayant été particulièrement pluvieux et maussade, il y était tout indiqué pour flâner en cuisine et engloutir des fabrications sucrées peu enclines à trouver place en fin de repas ou au goûter sous les latitudes estivales normales.

Grâce à Lucie et Cooking Cocotte (que je remercie encore grandement), j’ai pu découvrir et tester deux préparations pour gâteaux de la marque Ancel. Verdict.

Mon Flan Pâtissier aux oeufs
Bon, déjà à la base, je ne suis pas très fan du flan pâtissier aux oeufs. Mais j’ai quand même testé. Dans la boîte, de quoi préparer 2 flans de 10 parts. Prévoyez donc d’inviter un régiment pour le goûter (et même si vous ne faites qu’un sachet !).
On rajoute juste 1,5 l de lait à la préparation, on verse dans le moule et on porte à ébullition. Et là, le danger guette, ainsi que la crampe aux muscles entourant radius + cubitus. Il faut fouetter dès l’ébullition, hors du feu, ce mélange. Puis remettre sur le feu et attendre que le tout épaississe. Mon souci ? je ne sais jamais si c’est assez épaissi… On verse ensuite la mixture dans un plat et hop ! au four (enfin, il faut attendre un peu à température ambiante).
Assez simple effectivement à réaliser ; peu d’ingrédients à rajouter sauf si l’on adopte la recette du Flan Pâtissier aux pommes figurant derrière le paquet… Là, il faut lait + pâte sablée + pommes + raisins secs + sucre + beurre + rhum (note tout à fait subjective).
J’ai goûté mais comme prévu, je n’ai pas trop aimé car peu fan de cette pâtisserie. Toutefois, j’ai trouvé ce flan peu sucré et cela me convenait. Les convives présents par contre ont beaucoup aimé. (Et j’ai oublié de faire une photo du produit final. Tu parles d’une testeuse…)

Mon Cheesecake

Grande fan je suis ! mais trop impressionnée par la texture, je n’ai jamais osé me lancer dans sa fabrication, me contentant de l’engloutir au resto… J’étais donc plutôt impatiente de tester !
Premier constat : la liste des ingrédients à ajouter est beaucoup plus conséquente. Donc ce n’est pas forcément un dessert qu’on peut faire à la dernière minute. En effet, il faut rajouter selon les consignes du paquet : 500g de fromage blanc + 200 ml de crème liquide + 25 g de beurre.
Et là, mea culpa, j’ai triché. J’ai remplacé le fromage blanc par du fromage Philadelphia, le seul l’unique, que l’on trouve maintenant en France et qui est entièrement dédié à la fabrication d’un cheese-cake digne de ce nom. Financièrement, ce n’est pas avantageux. Un pot de fromage blanc de 900g coûtant en moyenne 1,70 euros contre trois boîte de Philadelphia (conditionnée uniquement en 150g donc il en faut au moins 3) à environ 1,60 euros l’unité… Mais on est gagnant sur la texture !

Le paquet contient plein de choses par contre et vous permet de préparer un gâteau de 8 parts : un moule en carton (Ancel, c’est l’Ikea du moule en carton !), une préparation pour fond sablé et un sachet de préparation pour garniture.

Les consignes sur le côté du paquet sont assez claires et la préparation (fond + garniture) se fait assez rapidement. Ne reste plus qu’à mettre au four pendant 45 minutes, puis laisser refroidir et enfin placer au frais au moins 2h. Décidément un gâteau qui ne se prépare pas au dernier moment !

J’ai rajouté un coulis de framboise made by Môssieur Picard. Verdict : un gâteau excellent, peu sucré (je DETESTE les gâteaux trop sucrés !). Il n’en est pas resté une miette !

Baptême de cheese-cake

Donc un bon point pour la préparation Cheesecake (prix conseillé en commerce : 3,19 euros) que je rachèterai sûrement. Et si vous voulez lire le verdit de Lucie sur la pâte à tarte, c’est par !

A vos papilles !

36 framboises…

Ah le joli mois de mai… Ses bougies, ses fruits de saison, ses recettes fraîches et légères ! Partie en WE finistérien « Birthday revival », j’ai enfin eu le temps de me poser un peu et de lire attentivement le dernier Elle à table.

Au programme, 75 recettes pour fêter les beaux jours. Et notamment la recette des Tartelettes aux framboises. Hop, c’est parti ! Bon évidemment, comme d’hab’ avec ce magazine, j’ai adapté la recette parce qu’il y a toujours des trucs qui ne vont pas…

1 pâte sablée aux amandes :
– 220 g de farine
– 125 g de beurre
1 pincée de sel : euh, en Bretagne, le beurre est déjà salé. Protégeons nos artères et évitons la surenchère !
– 1 oeuf
– 80 g de sucre glace
– 40 g d’amandes en poudre

La recette préconise l’utilisation d’un robot. Mais n’ayant point l’équipement adéquat, j’ai utilisé la méthode « mes menottes dans la tambouille ». Donc, on met tous les ingrédients en même temps et on mélange jusqu’à obtenir une boule. L’ensemble étant trop sec, il a fallu rajouter un peu de lait. Et zou, au frigo pour 3h.
Hop, 3 heures se sont écoulées. On étale la pâte et on découpe des fonds de tartelettes que l’on enfourne pour une cuisson à sec pendant 15/20 minutes à 180°.

La gourmandise sur tarte :
– 250 g de framboises (en fait, j’ai décongelé 400g de framboises – merci Picard)
– 250 g de mascarpone
– 50 g de sucre glace
– 1 cuillère à café de vanille en poudre
– 20 g de pistaches mixées : ben non en fait…
– 125 g de groseilles : ça, c’était pour faire du jus de groseille pour napper le tout. Mais j’ai supprimé cette partie…

Mélangez le mascarpone avec le sucre glace et la vanille. Comme je trouvais le mélange peu onctueux, j’ai monté un blanc en neige et l’ai incorporé. Et à contre-coup, je pense même que deux oeufs en neige ne seraient pas du luxe !
Répartissez le mélange dans les fonds de pâte, ajoutez les framboises (sur les photos de la recette, les fonds de tarte sont vraiment tout petits et garnis en déco de  framboises… Bon, moi j’ai recouvert entièrement le mascarpone de framboises parce que mes tartelettes sont de VRAIES tartelettes et pas des tartelettes XXS de poupées).
Parsemez de pistaches (bon, j’ai aussi zappé les pistaches. Parce que je n’ai pas trouvé de pistaches non salées ici-bas).Mais la recette dit qu’on peut remplacer par des éclats de noisettes grillées.

Et voilà le travail !

Verdict ce soir, avec le champagne et les  bougies…

Une Cooking Cocotte qui titille les papilles…

Il m’arrive de cuisiner, de temps en temps. Jamais de façon orthodoxe. Parce que je n’ai pas été élevée dans cette tradition. Dans mon enfance, j’ai toujours vu les femmes de ma famille cuisiner de façon familiale. Au diable l’esbroufe et la cuisine raffinée, bonjour les tablées et la « tambouille » façon colo de vacances, genre « je t’aime, je te fais à manger ». Parce que chez moi, dans mes plus lointains souvenirs, la cuisine, c’est d’abord un lieu de partage – de recettes ou d’histoires -, un lieu de conversations, un lieu – géographique – où tout le monde se croise. Un lieu aussi où tous les mélanges sont admis. La cuisine familiale qui m’a été transmise est une cuisine métissée, colorée, sans chichis ni complications.

Le jour où Cooking Cocotte est née, j’ai retrouvé là un condensé de tout ça. Simple et sans chichis, raffiné dans les papilles mais pas dans le toutim de la préparation. Une cuisine qui ne demande pas d’être équipée comme le chef d’un 4 étoiles. Bref, une cuisine à portée de ceux qui aime titiller leurs papilles sans pour autant se ruiner et se fatiguer.

Cooking cocotte, c’est quoi ? Ce sont les aventures d’une petite cocotte dans une petite cuisine nantaise. Qui veut juste partager  « des recettes simplissimes, faciles à faire en rentrant du boulot, avec ce que vous avez dans le frigo ou, bonheur, sur les étals du marché ». Les recettes proposées sont simples, faciles et à toute nouvelle apparition de recettes sur Facebook, dans mon fil RSS ou sur Twitter, j’ai les papilles en émoi, à chaque fois…

Poissons, vieux légumes, soupes, viandes, conserves et même bonbons ! Rien n’échappe à la petite cocotte !

Je serai vous, j’irai jeter un oeil et humer les fumets qui s’en échappent… Quant à moi, je vous laisse, ce soir, c’est Faux risotto au potimarron. Miam !

WARNING !
Ajout post-publication (daté du 15 février 2012)

Depuis quelques semaines, Cooking Cocotte a migré et est devenue un vrai blog ! c’est par là : http://cookingcocotte.fr/

Un dimanche après-midi en cuisine

Nos voisins germaniques ont une jolie tradition de Noël : fabriquer tout plein de petits gâteaux que l’on offre au moment du café et que l’on distribue autour de soi en attendant Noël, j’ai nommé les Weihnachtsplätzchen. On en trouve de toutes sortes, de toutes formes (merci les emporte-pièces !) et pour tous les goûts.

Ma convalescence touchant à sa fin et mon genou supportant de mieux en mieux la position debout, je suis allée passer mon dimanche après-midi chez JuJu, mon ami de toujours pour passer l’après-midi en cuisine avec Tina, son amie allemande. Apprentie pâtissière donc qui a découvert avec bonheur les secrets de ces petits gâteaux…

Mais point de cuisine sans Bible culinaire : Backen macht Freude, le manuel de cuisine publié en 1960 et réédité il y a peu. Toute ménagère allemande se devait à l’époque de l’avoir dans son placard. Il faisait même office de manuel scolaire pour la grand-mère de Tina.

Bible de la pâtisserie allemande

A l’intérieur de cette Bible, des recettes bien sûr mais aussi un comparatif assez amusant des robots électro-ménager… Jamais sans mon Krups ou mon Bosch !

Jamais sans mon électro-ménager Bosch !
Rien à voir cependant avec les manuels d’économie domestique ou familiale qui traînaient en France en 1960…

Au programme de cet après-midi entre farine et rouleau à pâtisserie : 5 petits gâteaux dont je vous communiquerai les recettes plus tard, une fois que Tina me les aura traduites.
– Pour amateurs de parfums tropicaux : des meringues à la noix de coco, où la principale difficulté réside dans la montée de 8 blancs en neige…

Coup de fouet

– Pour amateurs de jeux : des boules de flipper au chocolat blanc… Joyeux mélange d’une pâte à gâteaux émiettée, de pépites de chocolat, de jus d’orange, le tout nappé par du chocolat blanc et des filaments de chocolat noir fondu.

Boules de flipper comestibles

– Pour amateurs de montagne : Des étoiles des neige et des cœurs amoureux ! Et probablement les biscuits qui nous ont demandé le plus de travail et de dextérité. Les uns sont « collés » avec de la gelée de groseille, les autres avec un mélange peu calorique chocolat blanc fondu-mascarpone…

Coeurs de groseille Etoile des neiges

Et tout ça en musique…

On a aussi fait des petits craquants caramélisés à la noisette mais j’étais bien trop occupée pour les immortaliser. Au final, des gâteaux pour un régiment mais qui ont l’avantage de se conserver parfaitement dans une boîte en fer (avec, petit secret de ma mentor, un morceau de pomme qui absorbe l’humidité…). Beaucoup de travail toutefois car nous avons passé 5h en cuisine pour 5 fournées de gâteaux différents…

Et toutes les photos par là pour celles et ceux qui voudraient émoustiller leurs pupilles et leurs papilles…

http://www.flickr.com//photos/leezen/sets/72157628387952743/show/