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A la découverte de Marichyasana…

Dimanche dernier, j’ai vécu une expérience sensorielle et physique tout à fait nouvelle. Inscrite à une pratique collective d’Ashtanga Yoga dans le cadre d’un regroupement de profs d’Ashtanga à Rennes, j’ai expérimenté durant un peu moins de deux heures une pratique de yoga à la fois individuelle mais aussi collective, corrigée par des enseignants expérimentés. Une atmosphère chaude et humide où 42 élèves respiraient et suaient en cadence. Bangkok like.

Cette pratique était non guidée, chacun enchaînant les postures de la série A à son rythme et en fonction de sa connaissance des divers asanas qui la composent. Série raccourcie pour moi donc qui ne pratique l’Ashtanga depuis seulement 15 mois. Mais j’étais fort bien entourée avec une souffleuse hors pair qui palliait à mes lacunes alzheimriques…

Et c’est ainsi, sous les conseils et l’aide de Jenny, prof d’Ashtanga à Lyon, que j’ai réussi à entrer dans le monde fabuleux de Marichyasana C, une posture qui d’habitude me fait vraiment tirer la grimace…

marichyasana-c

Source photo : http://fr.ashtangayoga.info/practice/primary-series-yoga-chikitsa/item/marichyasana-c/

J’ai écouté ma respiration, j’ai visualisé les deux hémisphères de mon cerveau, j’ai torsionné du mieux que j’ai pu, j’ai agrippé pour la 1ère fois mes mains dans le dos et j’ai senti, notamment du côté droit, un tout qui se déliait dans ma colonne…

Une énergie folle en sortant alors que la pratique du mercredi soir m’avachit dans mon canapé tranquillement. Un appétit d’ogre. Et un corps tout courbaturé dès le lendemain… Mais c’était chouette !

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Jedi sportif, un jour, tu seras…

Vous avez toujours rêvé de devenir Jedi ? Les sabres lasers et les padawans vous font triper ? Vous pensiez que cela restait une utopie, un succédané de films de science-fiction ?

Détrompez-vous ! après l’application iPhone vous proposant 5 sabres et personnages différent pour des combats du feu de dieu, voici les sports sabres lasers Star Wars

On connaissait la Wii sabre Laser, mais aviez-vous  pensé au golf et au badminton ?

Allez, hop, à vos droïdes, vos maitres Yoda, et vos  destroyers stellaires ! Chaussez vos baskets et partons défendre la République Galactique Sportive ! La Force du Sport est en vous !

Comme un poisson dans l’eau

Dernier cours de natation hier matin avant les vacances. Dernier cours tout en souffrance et en efforts. Ou quand le masochisme rattrape mon besoin viscéral de dépense physique pour cause d’hyperactivité prononcée.

7h55 au bord du bassin. 8h dans l’eau, c’est parti. Point d’accessoires de torture requis sur le tableau ce matin. Autant dire, au vu du programme inscrit à la craie sur ce grand tableau noir, que nous allons devoir sortir nos tripes pour arriver au bout de l’entraînement.

On commence joyeusement par 1000m d’échauffement (à faire en 30 minutes). Vous pensiez nager tranquillement pendant  40 longueurs ? que nenni ! les 1000m seront une succession d’exercices plus difficiles les uns que les autres.

On commence par du crawl. 25m avec un bras bloqué le long du corps et la respiration placée du côté du bras qui nage… Puis on inverse les bras au retour au retour et on fait un 50m nage normale ensuite. On reprend l’exercice mais cette fois en respirant cette fois ci du côté du bras bloqué. De quoi travailler sa rotation d’épaule ou alors, c’est la tasse assurée ! Le temps de se noyer une ou deux fois pendant les 300 mètres que compte l’exercice, et on enchaîne joyeusement avec 100 mètres de crawl en nage 2 temps puis 6 temps.

Hop hop hop, jambes et bras sont dégourdis pour attaquer l’exercice de brasse. Le train séparé, vous ne connaissiez pas  le voilà ! 200 mètres en isolant les bras des jambes : 1 mouvement de bras de brasse enchaîné avec juste un mouvement de jambes. Puis deux mouvements de bras, deux mouvements de jambes puis trois… Nager la brasse uniquement avec les bras vous assure une jolie carrure de nageuse est-allemande. Et quand seules les jambes travaillent, il faut veiller à prendre de la profondeur, sous peine de faire grenouille en surface !

Allez, allez, on poursuit avec un exercice de dos assez étrange pour qui nous regarderait au bord du bassin ! il s’agit de faire aileron de requin avec un bras tendu à la verticale du corps hors de l’eau. Et hop, quand l’autre bras arrive au même endroit, c’est celui-ci qu’on laisse dehors et l’autre part effectuer sa manœuvre. Toujours pour travailler la rotation des épaules, obligatoire si vous voulez prendre de temps en temps votre respiration et évitez le mode sous-marin sur toute la longueur du bassin.

C’est presque la fin. Ne reste plus qu’à travailler le papillon (la nage baleine, vous savez !). Là, pas de fioriture, un exercice simple mais qui fait ses preuves : 200 mètres en alternant nage rattrapée et nage complète. A savoir 25 m en effectuant le mouvement de bras du papillon d’un seul côté avec l’autre bras bloqué devant puis 25 m en nage complète. Et hop, on inverse les bras sur le 25 m suivant.

Et voilà, échauffement fini ! on peut continuer la torture. Et quand le prof vous dit d’un air réjoui « Bon maintenant, ça va être difficile ! », rappelez moi la prochaine fois de sortir en courant du bassin… Alain, notre bourreau préféré, nous avoue même que certains ont vomi dans la semaine à la fin de l’exercice qui va suivre. Gloups ! pauvre de mon petit déj’…

Alors, voilà, on nage en binôme. Le principe, un 150 m à répéter 4 fois. Le premier nageur part sur un 50 m à fond dans sa nage de spécialité. Puis le deuxième, en relais, part pour 50 m. Quand votre binôme a fini, vous enchainez avec un 100m toujours à fond (quand on aime, on ne compte pas !). Puis votre camarade de souffrance prend le relais et effectue son 100m à fond. Et on reprend sur un 50m. En gros, votre temps de récupération correspond au temps de nage de votre binôme. Plus il nage vite, moins vous récupérez. C’est tout le principe de la nage en aérobie. Attention au SAAL, le Seuil d’Accumulation d’Acide Lactique !
Autant vous dire que nous avons tous cru mourir… Que j’ai eu une drôle de sensation au niveau des épaules (ou une carrure gonflant à vue d’œil). Que malgré l’effort et la fatigue, je me suis sentie planer, vraiment. Et que je suis sortie du bassin, chancelante, shootée à l’endorphine mais ravie.

Ne jamais oublier que ce qui s’acquiert difficilement, se perd très facilement… Je prends donc RDV le plus rapidement possible avec un bassin aquatique pour ma semaine de vacances !  Comment ça je suis maso ?!

Comment j’ai basculé du côté obscur du Sport…

Et tout ça grâce à Stéphane Vernay ! et deux acolytes altérophiles (NDLR : œuvrant pour Alter1fo)…

Dans la même soirée, j’ai englouti une galette-saucisse (et mon cœur de finistérienne ainsi que mon estomac ont saigné) et assisté à un match de football au Stade Rennais. Double punition, me direz-vous. Sauf que j’ai réussi à m’amuser comme une petite folle…

Il faut dire que je n’étais pas à la joie la semaine précédent le match, des températures sibériennes s’étant abattues sur Rennes… Je me morfondais en me disant que j’allais finir congelée sur un strapontin du Stade, transformée en statue de glace. Mais comme par miracle (et Dieu sait s’il y en aura ce soir là !), le froid a fait place à la douceur bretonne et la neige s’est métamorphosée en pluie.

Retrouvailles donc au pied du Stade devant l’un des négoces de galettes-saucisses. Car la galette-saucisse, ce mets gastronomique réputé, est la condition sine-qua-none d’une entrée au Stade. Chez les gallos, si pas de GS, pas de match ! c’est donc la mort dans l’âme et dans l’estomac que j’ai englouti ce hot-dog rennais. Pas très fan de l’épaisse galette… un vrai sacrilège pour la finistérienne que je suis ! Mais bon, j’ai gagné mon sésame pour entrer dans l’arène.

Pas un grand match que ce Rennes-Monaco, ce dernier se situant dans le bas du tableau. Me voilà donc assise en tribune Super-U au milieu de fans de football. Les ultras du KOP situés sur notre gauche meuglent des chansons les unes après les autres dans une ferveur impressionnante. Ils entonnent un « Galette-saucisses, je t’aime » vibrant et émouvant… A peu de chose près, tout le Stade se levait, une main sur le cœur et l’autre sur l’estomac pour entonner d’une même voix cet hymne vibrant !

Je regarde tout cela dubitativement, avec ma naïveté footballistique légendaire. Stéphane, mon mentor du Stade Rennais, ne manque pas de me fournir force détails sur les coulisses de l’équipe, de la pelouse bien verte du Stade et de son charismatique entraîneur. Grâce à lui, ce sport de baballe n’a plus de secrets pour moi !

Compte-rendu en live-tweet…

La tribune des supporters de l’équipe adverse face à nous est vide. Le match sera calme. Toutes lumières dehors, l’intérieur de l’arène prend des airs versaillais. La semaine dernière, il y a eu trois alertes Ecowatt en Bretagne. Je crois que le Stade Rennais s’asseoit sur les économies d’énergie…


Les petits bonshommes playmobil s’agitent. C’est parti pour la première mi-temps. Je pose des questions bêtes et débiles. Stéphane m’apprend plein de choses ! Je vais ressortir de l’arène plus intelligente qu’à mon entrée ! Alleluja !


Ben oui, il faut bien leur trouver quelque chose à ces footballeurs… Ils n’ont pas la virilité des rugbymen, la classe et la fluidité des nageurs. Alors je me suis concentrée sur les chaussettes. Moulantes et galbantes sur les protège-tibias. Je découvre aussi l’importance des chaussures, figures de proues des sponsors… Ah, le fric et le foot, une véritable histoire d’amour !


Bon, là, c’est quand même la leçon principale : oublier le fair-play du rugby et faire preuve de la plus mauvaise foi possible… Le public réagit : il siffle l’arbitre, il siffle les joueurs adverses, il siffle même ses propres joueurs… Tout ceci est subtil, profondément subtil.


Alors, là, ce n’est pas nouveau. Mais les faits se confirment. Le foot est entré dans une ère cinématographique des plus prolifiques. Y aurait-il un cours Florent dans chaque centre de formation ?


On prend les mêmes et on recommence. Parce qu’on ne change pas une combinaison qui gagne. Surtout quand on a honte de rien !


Au bout d’un moment, les guérisons miraculeuses ont du plomb dans l’aile. Il faut un placebo, un docteur et de jolies infirmières !


La pelouse humide, car la pluie s’est invitée, offre un nouveau terrain de jeu. Après le défilé de mode, et le cinéma, voilà le patinage artistique. Décidément, on ne s’ennuie pas au Stade Rennais !



Ah, les sapeurs-pompiers gymnastes de Paris ! on ne voit ça qu’au rugby ! (cf Quand le rugby me fait vibrer…). On a profité de cette mi-temps pour aller se réchauffer au bar et prendre un café. On a jeté un œil sur Mister Chips, la mascotte publicitaire… Et les 5 fruits et légumes par jour ? et les 30 minutes de sport par jour me direz-vous ? encore une fois, le Stade Rennais se contrefiche de tout ça !
Et sinon, cette jolie toile bleue tendue sur la pelouse n’est rien d’autre qu’une annonce publicitaire permettant d’assurer la caution pédagogique de la mi-temps : les petits élèves des écoles de foot des communes voisines ont le droit de fouler la sacro-sainte pelouse et taquiner le ballon.


Ah là là, que la pelouse est humide et glissante ! et les crampons des chaussures richement sponsorisées n’y feront rien ! Joyeux florilège de glissades (chiquées ou non, mystère !).

Trop occupés à ne pas glisser certainement pour ne pas salir leurs chaussures, les joueurs en oublient de jouer la comédie. Et moi, je glousse…


Le mentor a parlé. Peu d’actions, peu de tonus dans le jeu, de la comédie un peu pâlotte. Ce match ne sera pas celui du siècle !


Forcément, il fallait bien qu’ils s’amusent eux aussi ! Comme s’il y avait des quotas à respecter ! comme si le CSA exigeait le même minutage de comédie chez les deux équipes.


Ah, ici, le public est roi. Ce que j’appelais l’arène en a la saveur antique. Je m’attends à ce que dans moins de 5 minutes, le public joue avec son pouce, tels des Romains au spectacle des gladiateurs !


Je ne serai pas venue pour rien ! Car le Stade Rennais vient de marquer, sur un péno foireux d’après ce qu’on m’a expliqué…
Trop occupée à vouloir prendre une photo, j’ai raté ce grand moment. Mais je l’ai immortalisé. Gloire à l’iPhone !


Il suffit d’un but étrangement pour que le match s’anime, lui qui était si fade jusqu’à présent. La tension monte également… Mais quelle vie autour de cette pelouse, c’est incroyable !


Môssieur Antonetti est confiné dans un espace réduit, avec des frontières clairement délimitées. Et c’est le règlement qui le dit. Mais le Saint Patron du Stade Rennais aime à le bafouer… et fricoter avec l’illégalité.


Ce n’est pas une découverte, je le savais déjà (du moins depuis la finale de la Coupe du Monde en juillet dernier). Mais c’est assez fascinant à voir IRL. On se demande vraiment comment les sportifs, les dirigeants, les supporters ont pu en arriver là.


Allez, je me suis laissée prendre au jeu de la photo immortalisant un but. Mais non, pas de deuxième cliché pour ce soir.


Les joueurs du Stade Rennais, quasi assurés d’une victoire, font de l’anti-jeu. Ils s’amusent à se refiler la baballe, à dribbler…en gros, ils ralentissent le jeu pour éviter toute action possible de la part des adversaires. Quitte à devenir danseuses ou jongleurs. Quand je vous disais que la comédie était une seconde nature chez eux..


D’un seul coup, j’ai réalisé que c’était soir de gran’messe de Téléthon. Aucune allusion au Stade, aucune annonce de don. Rien. Nada. Reverser la moitié des recettes du match aurait quand même été une action généreuse. Il faut croire que le monde du football ne fait pas dans la générosité gratuite…


Forcément, à force de danser et de jongler, les comédiens ont fini par être distraits ! Par contre, ce n’est pas une sinécure de live-tweeter un match en plein hiver. La mitaine n’est pas pratique et le gant est à oublier. Mes petites menottes nues ont donc bravé le froid pour vous offrir ce compte-rendu footballistique.


Fascinant de voir les réactions du public et ce retour à des réactions animales et grossières. L’être humain, et ses contradictions, me surprendront toujours…


Ah, ils aiment ça danser et jongler ! Le centre de Formation aurait-il, en sus du cours Florent, une antenne Frattellini ?


Le match est fini. Rennes a gagné. La pelouse appelle les jardiniers à sa rescousse. Remettre manuellement toutes les mottes de terre arrachées, retournées, massacrées. Dure vie que celle du gazon !

Pour sportive cinglée…

Le sport amateur, c’est bien. A petites doses comme à forte doses. Je suis une militante absolue de la cause sportive, et pas seulement parce que j’ai fréquenté beaucoup de profs d’EPS  fût un temps…

J’ai toujours fait du sport. Des cours de danse depuis ma plus tendre enfance, à l’Association Sportive du collège, aux cours d’EPS de mes ami(e)s en lycée que je suivais en sus de mes propres cours, à l’option Sport à la fac, au handball pratiqué quelques années, au badminton rennais et à la Grande Randonnée sur les cimes montagnardes depuis mon baptême avec Elodie et Charlotte en 2003. Le seul bémol, ce furent mes trois ans à Paris. Ceci dit, je marchais beaucoup et compensais ainsi la difficulté de faire du sport à la capitale (piscines surchargées, cours inaccessibles…). Depuis mon retour en Bretagne, je me venge et pratique le sport à outrance. Danse, natation, vélo pour mes déplacements.

Après l'effort

L’an dernier, j’ai découvert un site dont je suis devenue accro. Et pourtant, les performances sportives m’avaient toujours laissée indifférente jusqu’ici, n’étant pas compétitrice dans l’âme…
Calcul d’itinéraires permet tout simplement de calculer les distances parcourues via Google Map. Et me voilà embarquée dans la spirale infernale des performances… Je calcule systématiquement les kilomètres parcourus lors de mes divers déplacements dans Rennes ou à proximité. Tout ceci est fascinant…

J’ai réalisé qu’en allant à pied au boulot, je faisais 2,71 km le matin en 30 minutes, soit une vitesse moyenne de 5,43 km/h et un temps moyen au kilomètre de 11 minutes et 3 secondes… Selon les études épidémiologiques de l’OMS, l’activité physique minimum est de trente minutes de marche rapide par jour pour maintenir un « bon état de santé ». C’est bon, me voilà doublement en bon état de santé…

Alors quand deux de mes camarades brestois ont tenté de me convaincre que la course à pieds, c’était possible de s’y mettre même si on n’a jamais aimé ça et qu’on pouvait très vite courir une heure sans problème, je me suis dit qu’il fallait m’interdire l’accès à ce site…

Tout ça pour vous dire aussi que j’ai eu le droit à mon heure de gloire il y a environ un an dans un journal local (L’Info Métropole de février 2010, Dossier « En avant, marche ! »). Le sport et moi, c’est une longue histoire d’amour dans le fond…


Pour finir de vous convaincre, pas plus tard qu’il y a trois jours, j’ai téléchargé une application Podomètre sur mon Iphone… Quand je vous dis que je suis une sportive cinglée…

L’été approche à grands coups de tongs…

Pas grand chose de prévu cet été pour l’instant si ce n’est un petit tour en montagne pour crapahuter sur les sommets, une petite virée à Ouessant pour achever mon tour complet de l’île entamé en août dernier, et puis, … des cours de surf !
Fréquentant un spot de surf durant mes vacances d’été, j’ai décidé qu’il était temps que je m’y mette…et puis, la vidéo ci-dessous repérée fin avril m’a définitivement convaincue ! si un mouton peut le faire, je devrais pouvoir y arriver !

Quand le rugby me fait vibrer…

Oui, j’aime les matchs de rubgy, ces mâles trapus sentant la testostérone, se courant après et se jetant allègrement dans des mêlées bien viriles. J’aime ces nez abîmés, ces polos rougeoyants au fur et à mesure des essais, ces muscles tendus, ces efforts démesurés pour emporter la victoire et ce respect de l’adversaire malgré tout. Mais ce que je préfère dans le rugby, c’est la mi-temps…notamment quand elle est sujette à animations contrastées. 

Mon premier vrai match de rugby, c’était au Parc des Princes. Mes collègues profs d’EPS, soucieux de parfaire ma culture sportive, m’y avaient traînée. Je m’en souviens comme si c’était hier : le Stade Français contre le Stade Toulousain : du rose contre du rouge et noir. Choc des couleurs ! J’essayais vainement de me rappeler des règles du rugby et de suivre le match… La mascotte, un espèce de grizzly géant, faisait le tour du stade et amusait la galerie. Mi-temps annoncée.
Et là, sur la pelouse balayée quelques minutes auparavant par des monstres de muscles tout en puissance, est apparue, en tenue légère et affriolante, la Brigade des Sapeurs-Pompiers Gymnastes de Paris… tout en finesse, en légèreté, ces athlètes longilignes ont installé des trampolines et se sont mis à voler dans les airs, tournoyant, virevoltant sous mon nez. Je garde le souvenir assez précis de ses mini-shorts flottants rouges et de maillots moulants sans manches blancs ; les mini-shorts volant au vent et lors des courses vers les trampolines… Quel contraste ! quel plaisir des yeux ! quelle beauté du geste ! quelle grâce dans l’atmosphère ! quelle allégresse ! J’aurais aimé que cela ne s’arrêtasse jamais…
Pourtant, loin d’être sensible à l’uniforme, mon âme s’est laissée embarquer sans complexe vers ces envolées éthérées. Rien que d’en parler, j’ai le coeur qui vibre et mes yeux papillonnent…

Alors oui aux matchs de rugby mais seulement avec une mi-temps de gymnastes…ou comment allier, force, brutalité, stratégie et virilité avec finesse, légèreté, dextérité et allégresse.