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A la découverte de Marichyasana…

Dimanche dernier, j’ai vécu une expérience sensorielle et physique tout à fait nouvelle. Inscrite à une pratique collective d’Ashtanga Yoga dans le cadre d’un regroupement de profs d’Ashtanga à Rennes, j’ai expérimenté durant un peu moins de deux heures une pratique de yoga à la fois individuelle mais aussi collective, corrigée par des enseignants expérimentés. Une atmosphère chaude et humide où 42 élèves respiraient et suaient en cadence. Bangkok like.

Cette pratique était non guidée, chacun enchaînant les postures de la série A à son rythme et en fonction de sa connaissance des divers asanas qui la composent. Série raccourcie pour moi donc qui ne pratique l’Ashtanga depuis seulement 15 mois. Mais j’étais fort bien entourée avec une souffleuse hors pair qui palliait à mes lacunes alzheimriques…

Et c’est ainsi, sous les conseils et l’aide de Jenny, prof d’Ashtanga à Lyon, que j’ai réussi à entrer dans le monde fabuleux de Marichyasana C, une posture qui d’habitude me fait vraiment tirer la grimace…

marichyasana-c

Source photo : http://fr.ashtangayoga.info/practice/primary-series-yoga-chikitsa/item/marichyasana-c/

J’ai écouté ma respiration, j’ai visualisé les deux hémisphères de mon cerveau, j’ai torsionné du mieux que j’ai pu, j’ai agrippé pour la 1ère fois mes mains dans le dos et j’ai senti, notamment du côté droit, un tout qui se déliait dans ma colonne…

Une énergie folle en sortant alors que la pratique du mercredi soir m’avachit dans mon canapé tranquillement. Un appétit d’ogre. Et un corps tout courbaturé dès le lendemain… Mais c’était chouette !

Jedi sportif, un jour, tu seras…

Vous avez toujours rêvé de devenir Jedi ? Les sabres lasers et les padawans vous font triper ? Vous pensiez que cela restait une utopie, un succédané de films de science-fiction ?

Détrompez-vous ! après l’application iPhone vous proposant 5 sabres et personnages différent pour des combats du feu de dieu, voici les sports sabres lasers Star Wars

On connaissait la Wii sabre Laser, mais aviez-vous  pensé au golf et au badminton ?

Allez, hop, à vos droïdes, vos maitres Yoda, et vos  destroyers stellaires ! Chaussez vos baskets et partons défendre la République Galactique Sportive ! La Force du Sport est en vous !

Comme un poisson dans l’eau

Dernier cours de natation hier matin avant les vacances. Dernier cours tout en souffrance et en efforts. Ou quand le masochisme rattrape mon besoin viscéral de dépense physique pour cause d’hyperactivité prononcée.

7h55 au bord du bassin. 8h dans l’eau, c’est parti. Point d’accessoires de torture requis sur le tableau ce matin. Autant dire, au vu du programme inscrit à la craie sur ce grand tableau noir, que nous allons devoir sortir nos tripes pour arriver au bout de l’entraînement.

On commence joyeusement par 1000m d’échauffement (à faire en 30 minutes). Vous pensiez nager tranquillement pendant  40 longueurs ? que nenni ! les 1000m seront une succession d’exercices plus difficiles les uns que les autres.

On commence par du crawl. 25m avec un bras bloqué le long du corps et la respiration placée du côté du bras qui nage… Puis on inverse les bras au retour au retour et on fait un 50m nage normale ensuite. On reprend l’exercice mais cette fois en respirant cette fois ci du côté du bras bloqué. De quoi travailler sa rotation d’épaule ou alors, c’est la tasse assurée ! Le temps de se noyer une ou deux fois pendant les 300 mètres que compte l’exercice, et on enchaîne joyeusement avec 100 mètres de crawl en nage 2 temps puis 6 temps.

Hop hop hop, jambes et bras sont dégourdis pour attaquer l’exercice de brasse. Le train séparé, vous ne connaissiez pas  le voilà ! 200 mètres en isolant les bras des jambes : 1 mouvement de bras de brasse enchaîné avec juste un mouvement de jambes. Puis deux mouvements de bras, deux mouvements de jambes puis trois… Nager la brasse uniquement avec les bras vous assure une jolie carrure de nageuse est-allemande. Et quand seules les jambes travaillent, il faut veiller à prendre de la profondeur, sous peine de faire grenouille en surface !

Allez, allez, on poursuit avec un exercice de dos assez étrange pour qui nous regarderait au bord du bassin ! il s’agit de faire aileron de requin avec un bras tendu à la verticale du corps hors de l’eau. Et hop, quand l’autre bras arrive au même endroit, c’est celui-ci qu’on laisse dehors et l’autre part effectuer sa manœuvre. Toujours pour travailler la rotation des épaules, obligatoire si vous voulez prendre de temps en temps votre respiration et évitez le mode sous-marin sur toute la longueur du bassin.

C’est presque la fin. Ne reste plus qu’à travailler le papillon (la nage baleine, vous savez !). Là, pas de fioriture, un exercice simple mais qui fait ses preuves : 200 mètres en alternant nage rattrapée et nage complète. A savoir 25 m en effectuant le mouvement de bras du papillon d’un seul côté avec l’autre bras bloqué devant puis 25 m en nage complète. Et hop, on inverse les bras sur le 25 m suivant.

Et voilà, échauffement fini ! on peut continuer la torture. Et quand le prof vous dit d’un air réjoui « Bon maintenant, ça va être difficile ! », rappelez moi la prochaine fois de sortir en courant du bassin… Alain, notre bourreau préféré, nous avoue même que certains ont vomi dans la semaine à la fin de l’exercice qui va suivre. Gloups ! pauvre de mon petit déj’…

Alors, voilà, on nage en binôme. Le principe, un 150 m à répéter 4 fois. Le premier nageur part sur un 50 m à fond dans sa nage de spécialité. Puis le deuxième, en relais, part pour 50 m. Quand votre binôme a fini, vous enchainez avec un 100m toujours à fond (quand on aime, on ne compte pas !). Puis votre camarade de souffrance prend le relais et effectue son 100m à fond. Et on reprend sur un 50m. En gros, votre temps de récupération correspond au temps de nage de votre binôme. Plus il nage vite, moins vous récupérez. C’est tout le principe de la nage en aérobie. Attention au SAAL, le Seuil d’Accumulation d’Acide Lactique !
Autant vous dire que nous avons tous cru mourir… Que j’ai eu une drôle de sensation au niveau des épaules (ou une carrure gonflant à vue d’œil). Que malgré l’effort et la fatigue, je me suis sentie planer, vraiment. Et que je suis sortie du bassin, chancelante, shootée à l’endorphine mais ravie.

Ne jamais oublier que ce qui s’acquiert difficilement, se perd très facilement… Je prends donc RDV le plus rapidement possible avec un bassin aquatique pour ma semaine de vacances !  Comment ça je suis maso ?!

Comment j’ai basculé du côté obscur du Sport…

Et tout ça grâce à Stéphane Vernay ! et deux acolytes altérophiles (NDLR : œuvrant pour Alter1fo)…

Dans la même soirée, j’ai englouti une galette-saucisse (et mon cœur de finistérienne ainsi que mon estomac ont saigné) et assisté à un match de football au Stade Rennais. Double punition, me direz-vous. Sauf que j’ai réussi à m’amuser comme une petite folle…

Il faut dire que je n’étais pas à la joie la semaine précédent le match, des températures sibériennes s’étant abattues sur Rennes… Je me morfondais en me disant que j’allais finir congelée sur un strapontin du Stade, transformée en statue de glace. Mais comme par miracle (et Dieu sait s’il y en aura ce soir là !), le froid a fait place à la douceur bretonne et la neige s’est métamorphosée en pluie.

Retrouvailles donc au pied du Stade devant l’un des négoces de galettes-saucisses. Car la galette-saucisse, ce mets gastronomique réputé, est la condition sine-qua-none d’une entrée au Stade. Chez les gallos, si pas de GS, pas de match ! c’est donc la mort dans l’âme et dans l’estomac que j’ai englouti ce hot-dog rennais. Pas très fan de l’épaisse galette… un vrai sacrilège pour la finistérienne que je suis ! Mais bon, j’ai gagné mon sésame pour entrer dans l’arène.

Pas un grand match que ce Rennes-Monaco, ce dernier se situant dans le bas du tableau. Me voilà donc assise en tribune Super-U au milieu de fans de football. Les ultras du KOP situés sur notre gauche meuglent des chansons les unes après les autres dans une ferveur impressionnante. Ils entonnent un « Galette-saucisses, je t’aime » vibrant et émouvant… A peu de chose près, tout le Stade se levait, une main sur le cœur et l’autre sur l’estomac pour entonner d’une même voix cet hymne vibrant !

Je regarde tout cela dubitativement, avec ma naïveté footballistique légendaire. Stéphane, mon mentor du Stade Rennais, ne manque pas de me fournir force détails sur les coulisses de l’équipe, de la pelouse bien verte du Stade et de son charismatique entraîneur. Grâce à lui, ce sport de baballe n’a plus de secrets pour moi !

Compte-rendu en live-tweet…

La tribune des supporters de l’équipe adverse face à nous est vide. Le match sera calme. Toutes lumières dehors, l’intérieur de l’arène prend des airs versaillais. La semaine dernière, il y a eu trois alertes Ecowatt en Bretagne. Je crois que le Stade Rennais s’asseoit sur les économies d’énergie…


Les petits bonshommes playmobil s’agitent. C’est parti pour la première mi-temps. Je pose des questions bêtes et débiles. Stéphane m’apprend plein de choses ! Je vais ressortir de l’arène plus intelligente qu’à mon entrée ! Alleluja !


Ben oui, il faut bien leur trouver quelque chose à ces footballeurs… Ils n’ont pas la virilité des rugbymen, la classe et la fluidité des nageurs. Alors je me suis concentrée sur les chaussettes. Moulantes et galbantes sur les protège-tibias. Je découvre aussi l’importance des chaussures, figures de proues des sponsors… Ah, le fric et le foot, une véritable histoire d’amour !


Bon, là, c’est quand même la leçon principale : oublier le fair-play du rugby et faire preuve de la plus mauvaise foi possible… Le public réagit : il siffle l’arbitre, il siffle les joueurs adverses, il siffle même ses propres joueurs… Tout ceci est subtil, profondément subtil.


Alors, là, ce n’est pas nouveau. Mais les faits se confirment. Le foot est entré dans une ère cinématographique des plus prolifiques. Y aurait-il un cours Florent dans chaque centre de formation ?


On prend les mêmes et on recommence. Parce qu’on ne change pas une combinaison qui gagne. Surtout quand on a honte de rien !


Au bout d’un moment, les guérisons miraculeuses ont du plomb dans l’aile. Il faut un placebo, un docteur et de jolies infirmières !


La pelouse humide, car la pluie s’est invitée, offre un nouveau terrain de jeu. Après le défilé de mode, et le cinéma, voilà le patinage artistique. Décidément, on ne s’ennuie pas au Stade Rennais !



Ah, les sapeurs-pompiers gymnastes de Paris ! on ne voit ça qu’au rugby ! (cf Quand le rugby me fait vibrer…). On a profité de cette mi-temps pour aller se réchauffer au bar et prendre un café. On a jeté un œil sur Mister Chips, la mascotte publicitaire… Et les 5 fruits et légumes par jour ? et les 30 minutes de sport par jour me direz-vous ? encore une fois, le Stade Rennais se contrefiche de tout ça !
Et sinon, cette jolie toile bleue tendue sur la pelouse n’est rien d’autre qu’une annonce publicitaire permettant d’assurer la caution pédagogique de la mi-temps : les petits élèves des écoles de foot des communes voisines ont le droit de fouler la sacro-sainte pelouse et taquiner le ballon.


Ah là là, que la pelouse est humide et glissante ! et les crampons des chaussures richement sponsorisées n’y feront rien ! Joyeux florilège de glissades (chiquées ou non, mystère !).

Trop occupés à ne pas glisser certainement pour ne pas salir leurs chaussures, les joueurs en oublient de jouer la comédie. Et moi, je glousse…


Le mentor a parlé. Peu d’actions, peu de tonus dans le jeu, de la comédie un peu pâlotte. Ce match ne sera pas celui du siècle !


Forcément, il fallait bien qu’ils s’amusent eux aussi ! Comme s’il y avait des quotas à respecter ! comme si le CSA exigeait le même minutage de comédie chez les deux équipes.


Ah, ici, le public est roi. Ce que j’appelais l’arène en a la saveur antique. Je m’attends à ce que dans moins de 5 minutes, le public joue avec son pouce, tels des Romains au spectacle des gladiateurs !


Je ne serai pas venue pour rien ! Car le Stade Rennais vient de marquer, sur un péno foireux d’après ce qu’on m’a expliqué…
Trop occupée à vouloir prendre une photo, j’ai raté ce grand moment. Mais je l’ai immortalisé. Gloire à l’iPhone !


Il suffit d’un but étrangement pour que le match s’anime, lui qui était si fade jusqu’à présent. La tension monte également… Mais quelle vie autour de cette pelouse, c’est incroyable !


Môssieur Antonetti est confiné dans un espace réduit, avec des frontières clairement délimitées. Et c’est le règlement qui le dit. Mais le Saint Patron du Stade Rennais aime à le bafouer… et fricoter avec l’illégalité.


Ce n’est pas une découverte, je le savais déjà (du moins depuis la finale de la Coupe du Monde en juillet dernier). Mais c’est assez fascinant à voir IRL. On se demande vraiment comment les sportifs, les dirigeants, les supporters ont pu en arriver là.


Allez, je me suis laissée prendre au jeu de la photo immortalisant un but. Mais non, pas de deuxième cliché pour ce soir.


Les joueurs du Stade Rennais, quasi assurés d’une victoire, font de l’anti-jeu. Ils s’amusent à se refiler la baballe, à dribbler…en gros, ils ralentissent le jeu pour éviter toute action possible de la part des adversaires. Quitte à devenir danseuses ou jongleurs. Quand je vous disais que la comédie était une seconde nature chez eux..


D’un seul coup, j’ai réalisé que c’était soir de gran’messe de Téléthon. Aucune allusion au Stade, aucune annonce de don. Rien. Nada. Reverser la moitié des recettes du match aurait quand même été une action généreuse. Il faut croire que le monde du football ne fait pas dans la générosité gratuite…


Forcément, à force de danser et de jongler, les comédiens ont fini par être distraits ! Par contre, ce n’est pas une sinécure de live-tweeter un match en plein hiver. La mitaine n’est pas pratique et le gant est à oublier. Mes petites menottes nues ont donc bravé le froid pour vous offrir ce compte-rendu footballistique.


Fascinant de voir les réactions du public et ce retour à des réactions animales et grossières. L’être humain, et ses contradictions, me surprendront toujours…


Ah, ils aiment ça danser et jongler ! Le centre de Formation aurait-il, en sus du cours Florent, une antenne Frattellini ?


Le match est fini. Rennes a gagné. La pelouse appelle les jardiniers à sa rescousse. Remettre manuellement toutes les mottes de terre arrachées, retournées, massacrées. Dure vie que celle du gazon !

Pour sportive cinglée…

Le sport amateur, c’est bien. A petites doses comme à forte doses. Je suis une militante absolue de la cause sportive, et pas seulement parce que j’ai fréquenté beaucoup de profs d’EPS  fût un temps…

J’ai toujours fait du sport. Des cours de danse depuis ma plus tendre enfance, à l’Association Sportive du collège, aux cours d’EPS de mes ami(e)s en lycée que je suivais en sus de mes propres cours, à l’option Sport à la fac, au handball pratiqué quelques années, au badminton rennais et à la Grande Randonnée sur les cimes montagnardes depuis mon baptême avec Elodie et Charlotte en 2003. Le seul bémol, ce furent mes trois ans à Paris. Ceci dit, je marchais beaucoup et compensais ainsi la difficulté de faire du sport à la capitale (piscines surchargées, cours inaccessibles…). Depuis mon retour en Bretagne, je me venge et pratique le sport à outrance. Danse, natation, vélo pour mes déplacements.

Après l'effort

L’an dernier, j’ai découvert un site dont je suis devenue accro. Et pourtant, les performances sportives m’avaient toujours laissée indifférente jusqu’ici, n’étant pas compétitrice dans l’âme…
Calcul d’itinéraires permet tout simplement de calculer les distances parcourues via Google Map. Et me voilà embarquée dans la spirale infernale des performances… Je calcule systématiquement les kilomètres parcourus lors de mes divers déplacements dans Rennes ou à proximité. Tout ceci est fascinant…

J’ai réalisé qu’en allant à pied au boulot, je faisais 2,71 km le matin en 30 minutes, soit une vitesse moyenne de 5,43 km/h et un temps moyen au kilomètre de 11 minutes et 3 secondes… Selon les études épidémiologiques de l’OMS, l’activité physique minimum est de trente minutes de marche rapide par jour pour maintenir un « bon état de santé ». C’est bon, me voilà doublement en bon état de santé…

Alors quand deux de mes camarades brestois ont tenté de me convaincre que la course à pieds, c’était possible de s’y mettre même si on n’a jamais aimé ça et qu’on pouvait très vite courir une heure sans problème, je me suis dit qu’il fallait m’interdire l’accès à ce site…

Tout ça pour vous dire aussi que j’ai eu le droit à mon heure de gloire il y a environ un an dans un journal local (L’Info Métropole de février 2010, Dossier « En avant, marche ! »). Le sport et moi, c’est une longue histoire d’amour dans le fond…


Pour finir de vous convaincre, pas plus tard qu’il y a trois jours, j’ai téléchargé une application Podomètre sur mon Iphone… Quand je vous dis que je suis une sportive cinglée…

L’été approche à grands coups de tongs…

Pas grand chose de prévu cet été pour l’instant si ce n’est un petit tour en montagne pour crapahuter sur les sommets, une petite virée à Ouessant pour achever mon tour complet de l’île entamé en août dernier, et puis, … des cours de surf !
Fréquentant un spot de surf durant mes vacances d’été, j’ai décidé qu’il était temps que je m’y mette…et puis, la vidéo ci-dessous repérée fin avril m’a définitivement convaincue ! si un mouton peut le faire, je devrais pouvoir y arriver !

Quand le rugby me fait vibrer…

Oui, j’aime les matchs de rubgy, ces mâles trapus sentant la testostérone, se courant après et se jetant allègrement dans des mêlées bien viriles. J’aime ces nez abîmés, ces polos rougeoyants au fur et à mesure des essais, ces muscles tendus, ces efforts démesurés pour emporter la victoire et ce respect de l’adversaire malgré tout. Mais ce que je préfère dans le rugby, c’est la mi-temps…notamment quand elle est sujette à animations contrastées. 

Mon premier vrai match de rugby, c’était au Parc des Princes. Mes collègues profs d’EPS, soucieux de parfaire ma culture sportive, m’y avaient traînée. Je m’en souviens comme si c’était hier : le Stade Français contre le Stade Toulousain : du rose contre du rouge et noir. Choc des couleurs ! J’essayais vainement de me rappeler des règles du rugby et de suivre le match… La mascotte, un espèce de grizzly géant, faisait le tour du stade et amusait la galerie. Mi-temps annoncée.
Et là, sur la pelouse balayée quelques minutes auparavant par des monstres de muscles tout en puissance, est apparue, en tenue légère et affriolante, la Brigade des Sapeurs-Pompiers Gymnastes de Paris… tout en finesse, en légèreté, ces athlètes longilignes ont installé des trampolines et se sont mis à voler dans les airs, tournoyant, virevoltant sous mon nez. Je garde le souvenir assez précis de ses mini-shorts flottants rouges et de maillots moulants sans manches blancs ; les mini-shorts volant au vent et lors des courses vers les trampolines… Quel contraste ! quel plaisir des yeux ! quelle beauté du geste ! quelle grâce dans l’atmosphère ! quelle allégresse ! J’aurais aimé que cela ne s’arrêtasse jamais…
Pourtant, loin d’être sensible à l’uniforme, mon âme s’est laissée embarquer sans complexe vers ces envolées éthérées. Rien que d’en parler, j’ai le coeur qui vibre et mes yeux papillonnent…

Alors oui aux matchs de rugby mais seulement avec une mi-temps de gymnastes…ou comment allier, force, brutalité, stratégie et virilité avec finesse, légèreté, dextérité et allégresse.

Tout Rennes court…

Le WE du 11-12 octobre avait lieu la 28è édition de Tout Rennes court…le temps s’arrête en ville le temps d’un WE et les voitures cèdent leur place sur le bitume aux coureurs de tous âges.
Alors courir, moi ? naaaaaannnnnnnn… Par contre, j’ai suivi le semi-marathon en vélo avec Katell pour encourager Vincent, son cher et tendre et Alain, son frèrot. Armées du plan de la course, nous avons sillonné les rues de Rennes d’un point à l’autre du parcours . Difficile de repérer nos deux sportifs au milieu des 3361 participants ! Mais la course-poursuite en valait la chandelle : nos encouragements à chaque passage ont été appréciés par les deux coureurs et fut même bénéfique : les deux semi-marathoniens sont arrivés respectivement en 1h28mn51 pour Vincent et en 1h33mn03 pour Alain (le vainqueur a couru les 21,1 kilomètres réglementaires en 1h06mn41 et la dernière en 2h37mn46). Ils finissent donc 494è pour Alain et 295è pour Vincent…Belle performance (bon, OK, ils sont profs d’EPS et ne sont donc pas des sportifs du dimanche…) !
Après douche et collation, nous avons trouvé un regain de force – enfin, surtout eux ! – pour retourner dans le centre-ville assister aux deux courses des champions : la Renault Hommes et la Renaut Femmes : deux courses internationales sur invitation. Impressionnant de voir l’allure à laquelle courent ces professionnels…Podium trusté comme aux JO ou aux mondiaux d’athlétisme par les « gazelles » des Hauts Plateaux africains : l’Ethiopienne Sule gedo et le Kényan Silas Kipruto.
Pour un baptême de Tout Rennes court, je dois dire que je suis emballée : impressionnant de voir la ville sous l’angle des foulées des sportifs ; impressionnant de voir la ferveur populaire rennaise ; impressionnant de voir comment un tel événement peut se dérouler sans anicroches grâce à une organisation sans failles (bravo les bénévoles !). Moi, ça m’épate ! la course à pied, j’ai toujours détesté ça ; les souvenirs de cross et d’endurance au collège et au lycée me laissent un goût amer…Depuis, plusieurs fois, j’ai tenté de me mettre à la course à pied…sans succès ! rien à faire ! je trouve que cela s’apparente à une séance de torture ! Je préfère de loin nager…comme Katell ! du coup, nous, on fera Tout Rennes nage ! Rendez-vous au Printemps 2010 !

Quelques photos ci-dessous…

Escapade au pays des marmottes

Jeudi 06 août en rentrant de Brest et du concert de Cocorosie : arrêt en vrac sur la voie express pour répondre au téléphone.
Jeudi midi : je pianote sur Internet via sncf.com.
Jeudi soir : retour sur Rennes sous la pluie et l’orage.
Vendredi matin, 9h : me voilà sur la quai de la gare à Rennes, prête à sauter dans le TGV qui va me permettre de rejoindre Katell et Anne D. à Modane.
J’aime ces départs inopinés et imprévus en vacances !
Au programme : une rando bivouac de 3 jours concoctée par Vincent le cher et tendre de Katell.
Le petit groupe de rennais que nous composons est rejoint le samedi soir par Cyril et Swing, chienne de berger type border-collie et par Fabienne et Pierre-Yves, couple d’amis de Vincent. 7 randonneurs au total pour 3 jours de grimpette autour du Signal du Petit Mont-Cenis dans la Haute Maurienne.
Départ du petit village de Termignon (1300m) le dimanche matin avec nos sacs à dos chargés des victuailles pour 3 jours, des tentes, matelas et sacs de couchages [un jour je posterai sur l’art de composer son sac de rando…]. La météo est clémente lorsque nous commençons l’ascension vers le col de Sollières (2639m). Quelques fraises des bois, un moment d’égarement au milieu de la forêt des Tannes, un piknik de fous sur le replat des Canons (2098m) avec une vue imprenable sur les glaciers de la Vanoise, un refuge (2318m) qui n’en est plus un à l’Erellaz (merci IGN !) et un orage qui pointe son nez gentiment mais sûrement…nous arriverons au col de Sollières sous la pluie et accueillis par un orage de l’autre côté du col ! Installation de notre bivouac en contrebas sous la pluie et les éclairs…ou comment tenir à 7 dans une tente pour 3 personnes pour se réchauffer, manger des pâtes aromatisées à la soupe lyophilisée au minestrone préparées (non sans danger !) sous l’auvent ! Première nuit à 2600 mètres d’altitude un peu humide donc !
Réveil en douceur à 6h30 le lendemain ; le panorama est toujours aussi bouché ! le petit déj’ est même écourté par l’arrivée de la pluie ! nous replions le campement en catastrophe (j’en oublie même une paire de chaussettes qui séchait péniblement sur un rocher…si vous passez par là, merci de les récupérer !) et commençons la descente. Heureusement, le temps change vite en montagne et les nuages font place à un grand soleil. A nous les marmottes qui gambadent, le troupeau de vaches tarines qui broute tranquillement au son des cloches. Pause séchage et grand café bien mérité au refuge du Petit Mont Cenis (2110m). Nous rejoignons tranquillement le lac du Mont Cenis (2000m) pour pique-niquer. Reprise de l’ascension par le passage du col du Mont Cenis (2081m) puis ascension vers le col de la Turra (2507m). Un bon dénivelé de 448m nous attend de pied ferme. Le sentier à flanc de montagne est étroit, ardu et pentu. Le raidillon de fin de journée achève mes chevilles et mes cuisses. Le vertige pointe son museau, surtout lorsque dans les 100 derniers mètres, il faut crapahuter en s’aidant d’une corde au milieu des roches ! j’arrive au col essoufflée comme une asthmatique à cause de la peur qui me cisaille l’estomac et la respiration ! je jette mon sac à terre et je pleure un bon coup. La rando, c’est difficile autant physiquement que mentalement… mais la vue sur le Mont-Cenis, le lac, les massifs de la Vanoise et la vallée de la Haute-Maurienne est superbe et ça vaut le coup d’avoir eu peur ! Par contre, le vent s’est levé et les nuages avec (cette sensation d’être au milieu des nuages un court instant est grandiose !). Nous nous dirigeons vers le fort de la Turra (2529m). Construit en 1891, le fort a d’abord servi de logement aux Chasseurs Alpins du 13è BCA chargés de surveiller la frontière (l’Italie est toute proche). Il sera ensuite un haut lieu de résistance militaire aux armées italiennes, et ce jusqu’à l’armistice lors de la dernière guerre.
Ce fort sera notre lieu de bivouac pour la nuit…à contrecœur pour les filles au départ ! il faut dire que ces ruines délabrées chargées d’histoire, perchées au milieu de rien, exposées à tous les vents nous ont paru bien sinistres au départ. Après réflexion (et argumentation masculine !), la perspective de passer une nuit plus au sec que la précédente nous a convaincues. Un bivouac de fortune est donc installé dans un ancien bâtiment. De vieilles portes en bois trouvées ça et là permettront aux tentes de ne pas reposer directement sur le ciment humide et nous assureront une nuit plus clémente eu égard aux conditions météo peu clémentes qui s’annoncent. Un autre bâtiment nous sert à établir le campement de base : feu improvisé, cuisine de pâtes à la soupe, bancs de fortune, séchage de chaussettes au dessus des flammes…nous avons un peu joué à Koh-Lanta !
Dernier matin, dernier réveil difficile après une nuit froide, humide et venteuse…mais le soleil est là et le panorama se dévoile enfin vraiment : un 360° inoubliable et grandiose !
Descente vers Termignon par le chemin carrossable dans la combe de Cléry qui permet aux 4×4 de grimper jusqu’ici (300 m de dénivelé tout en douceur) puis par les pistes de ski du domaine de Val Cenis Vanoise (9 km sur une piste caillouteuse) ; mes genoux souffrent…mon corps souffre…le mental souffre…mais la perspective du resto à l’arrivée nous motive !
15h : Kenavo la montagne, la Bretagne nous attend – et les 979 km dans une voiture chargée avec 4 personnes…

Ce que je retiens de tout ça : malgré les courbatures et la souffrance, la rando en montagne, ça me gagne…et je compte bien recommencer l’an prochain. Je dois être maso…mais tout le sport que je fais dans l’année m’a vraiment permis d’appréhender cet effort si particulier et de gérer un peu mieux ce vertige que je dominais moins bien lors de précédentes randos. Et puis, il reste ces paysages, ce silence, cette sensation de petitesse et d’humilité face à ces sommets et ces crêtes.
Un seul regret : avoir oublié mon APN à Rennes…

Des paniers et des ballons

Samedi sportif à Betton où je suis allée faire cheerleader paparazzi pour encourager Julien et sa bande de copains basketteurs. Arf, j’avais rangé dans un coin de ma mémoire l’ambiance des tournois, des salles de sport, …et du sport co en général !! Et pouf, c’est revenu, d’un seul coup, comme un boomerang…beaucoup de sensations, d’odeurs (le sportif court, se dépense et transpire…), de cris, d’encouragements…une vraie madeleine de Proust !
Come-back quelques années en arrière où j’ai partagé la vie d’un vrai sportif hyperactif et où j’ai bien déliré dans une équipe de handballeuses… Séquence émotions !
Du coup, je me suis cachée derrière mon Bridge et j’ai mitraillé…Mais pas facile de saisir des actions au vol (les copains basketteurs sont bien trop rapides pour moi…) ! Pour un galop d’essai, je suis assez contente de certaines photos quand même. Jugez vous même ici. Vivement le prochain tournoi que je m’aguerrisse !