Archives pour la catégorie Un peu de décibels ?

Quand la musique apaise

Jolie découverte en ce dimanche après-midi grâce à Vincent de la Médiathèque de la CDC du pays d’Argentan et grâce à ce blog fantastique, riche de pépites musicales, Ziklibrenbib  : Iambic2  et son très bel album As the snow fell.

Ziklibrenbib, je ne sais plus comment je l’ai découvert. Mais ce blog collaboratif consacré aux musiques en libre diffusion plaît énormément à mes oreilles. Curiosité, quand tu nous tiens… Ne pas laisser les décibels se scléroser dans un moule, celui de la hype music, voulue par les « musicocrates » qui décident ce que tu dois écouter pour être dans l’air du temps. Ici, à toi les découvertes, à toi les genres musicaux que tu n’aurais pas écoutés naturellement ou spntanément…

En ce dimanche après-midi vaguement ensoleillé, j’ai donc découvert Iambic2 et cet album sorti en 2008. Des morceaux souvent mélodiques, très introspectifs, calmes, lents, mélancoliques. mais qui bizarrement apaisent énormément.

Ferme les yeux, écoute…

Et si tu veux écouter plus, va par là, sur le NetLabel Laridae.

Souvenir de la Route du Rock Eté 2012 #2 : Spiritualized

Ce clip et cette musique m’avaient scotchée à mon écran et mon casque quelques mois avant la Route du Rock. Un truc éminemment inexplicable. Un rythme, une histoire qui prennent aux tripes. Un amalgame de décibels qui donnent juste envie de se remuer sans se contenir et de prendre la route pleine balle sur une moto. Un capharnaüm de liberté retrouvée et de papillons dans l’estomac.

Hey Jane, de Spititualized, c’est tout ça à la fois. Pour moi. Et ils étaient à la Route du Rock le vendredi soir… Et voilà le concert, merci Arte Live Web !

Picnic in Tchernobyl

Après deux mois de silence musical ou presque, volontaire et assumé, je me remets à écouter ce que le Grand Internet pose sur ma route.
Gros gros frissons et coup de coeur pour Yom & The Wonder Rabbis et le titre Picnic in Tchernobyl issu de leur dernier album « With Love ».

Je suis amoureuse de la clarinette, complètement dingue de musiques klezmer… On y trouve cette mélancolie mâtinée d’entrain et de gaieté si particulière.

Et pour ne pas me déplaire, Yom développe un second degré tout à fait irrésistible…

Leur site : http://www.yom.fr/#/fr

Turquie psychédélique

Prends tes espadrilles et ta chemise à fleurs, on part visiter la Cappadoce sauvage et psychédélique…

Erkin Koray est turc, né en 1941. Il est le grand ayatollah du rock en Turquie. Guitariste, membre de plusieurs groupes, il oscille entre le rock psychédélique et les reprises de musique traditionnelle turque. Visiblement ses cheveux longs et ses costumes à volutes n’ont pas plu à tout le monde dans les années 60-70…

Cemalim figure sur l’album Elektronik Türküler, sorti en 1974. Laissez-vous embarquer entre distorsions et ambiance ’70…

Et on dit merci qui ? merci FIP bien sûr…

Nancy From Now On ?

Je me suis fait avoir. Moi qui l’avait snobé à la Route du Rock cet été, moi qui ait des pulsions meurtrières chaque fois que j’entends quelques décibels de folk, ben voilà, je me retrouve à écouter ça en boucle… Sans comprendre pourquoi. Merci les mystères de Dame Nature.

Il s’appelle Josh Tillman (mais se fait appeler Father John Misty pour la scène) et reprend sa carrière solo après un passage chez les Fleet Foxes, les « barbus à chemise bûcherons ». Eux, on les avait fuis avec DissoGirl durant la Route du Rock cet été… Le trip fleurs dans les cheveux et chemises Petite Maison dans la Prairie, très peu pour nous.
Son album, Fear Fun, sorti début mai, est un mélange joyeusement foutraque de pop, de mélodies « beegisantes »…
Bref, la folk, moi ça me parle quand ce sont des mecs aux cheveux longs, en solo, qui la font. Remember Jost T. Pearson…

Et jetez un œil sur le clip. Voilà une version glamour, cravache et picole de la Famille Ingalls. Tout de suite bien plus attirante que les jupes longues et les galipettes dans les fleurs de la prairie…

L’humeur musicale du jour

Quand les Raveonettes revisitent I Wanna Be Adored des Stone Roses, ça donne ça. Un clip joyeusement borderline et une ritournelle languissante, entre pop sucrée et sons distordus de l’au-delà…

 

Après quelques recherches, déformation professionnelle oblige, il s’avère que ce clip est un patchwork d’images issues du film Bo du réalisateur flamand-belge Hans Herbots. Une adaptation cinématographique de Het Engelenhuis (La maison des anges), de l’écrivain flamand Dirk Bracke. Le film, sorti en 2010, raconte la plongée dans le monde de la prostitution de Deborah, 15 ans, qui tente d’échapper à la vie étouffante dans sa petite ville en devenant escort girl…

Condensé de concerts en Mars

Quand ce ne sont pas les planches du théâtre, ce sont les décibels des salles de concerts ! Avec mon acolyte de concerts, @Dissogirl, nous avons arpenté les salles rennaises ces dernières semaines… Avec succès ou pas d’ailleurs. Compte-rendu succinct.

02 mars : retour de vacances. Direction l’UBU. J’avais vaguement écouté Chairlift ; la plupart des blogs ou magazines musicaux en disaient du bien, voire du très bien. Hormis le fait que j’ai retrouvé dans cet endroit de perdition nombre d’amis que je n’avais point vu depuis un moment, cette soirée s’est soldé par une stagnation au bar assez fantastique. Je n’ai pas du tout aimé la pop onirique et vaporeuse de leur concert, et du moins de leur dernier album. Vinrent ensuite les autochtones The Popopopo’s. C’est mignon, j’aime beaucoup leurs chansons un peu new wave. Mais pour le reste, la bière m’a encore une fois convaincue.

La semaine suivante, il y avait BBS au Sambre, sombre réunion de DLF où on boit de la bière, on parle de blog et on mange du saucisson. Et accessoirement, on écoute de la bonne musique ! et là, Thierry a passé A Way Out Blue d’Applause. « Mais Applause, ils passent à l’Antipode demain ! » dis-je, et Disso de répondre « Hop, on y va ». Ce que nous fîmes.

Et hop, samedi 10 mars, nous voilà à l’Antipode pour une soirée de concerts dans le cadre du Festival Les Embellies. Première partie par Christine and the Queens. Je n’aime pas le côté surjoué, je ne m’appesantirai pas. En gros, direction le bar et l’extérieur. Puis Applause. Et là, très très bonne impression. Ça flirte avec pas mal de styles musicaux (pop, jazzy, funky, rock…) ; on change d’univers à chaque morceau ; de très bons musiciens sur scène ; un chanteur maquillé des yeux comme un danseur-étoile. Bref, un concert-découverte plutôt chouette.
Dernière partie avec la tête d’affiche. On avait des doutes sur notre capacité à apprécier avec Disso ; dès le premier morceau, c’était définitif : on n’aime pas, mais alors pas du tout les chanteuses folk, même quand elles jouent en groupe après une résidence. Donc, non, LadyLike Lily, malgré ses jolies robes à fleurs et sa voix toute maladive de bonheur, ce n’est pas mon truc DU TOUT.

Entre temps, j’ai découvert Porcelain Raft et son titre « Unless you speak from your Heart » que je suis capable d’écouter en boucle et qui m’évoque l’été, le sable, les discothèques de plage et la béatitude amoureuse estivale

A venir :
– Dimanche 25 à l’Antipode : L’Instant Thé… avec Mirel Wagner et Dillon (et j’ai comme la vague impression qu’on s’est encore laissées avoir par les aficionados des chanteuses larmoyantes…). M’enfin, wait and listen !

– Samedi 07 avril à l’Antipode dans le cadre de Mythos : Daniel Darc et Michel Cloup (et là, j’attends vraiment avec impatience ce concert de Michel Cloup…Remercions malgré tout mister Ferarock qui me l’a fait découvrir)

– Dimanche 08 avril au Cabaret Botanique, dans le cadre de Mythos : Alan Corbel + invités dont Bertrand Belin, déjà vu l’an dernier mais tellement chouette qu’on y revient…

Et vous ? vous allez écouter quoi ?

Une nuit avec Bob…

C’est ce que vous offre FIP le 09 mars de 21h à 7h : La nuit spéciale Bob Dylan. 10h d’antenne entièrement consacrées à Bob Dylan : classiques, raretés, concerts (Live at Royal Halbert Hall de Manchester en 1966), sons d’actualités, interviews, reprises (Nina Simone, Etta James…) ou titres des artistes qui l’ont influencé (Woody Guthrie, Robert Johnson, Pete Seeger ou Robert Johnson).

Mes oreilles ont été bercées par le songwriter durant mon enfance, mon papa étant grand fan. Et certaines des pochettes de vinyle ou de K7 ont marqué mes rétines à vie…

Et je me souviens de cette voie étrange et nazillarde et de mon père qui sifflait systématiquement au-dessus des notes… Je réécoute toujours avec la même nostalgie prousto-madeleinienne « It ain’t me, babe », « On the road again », « Mr Tambourine man », ou les plus classiques « Like a rolling stone », « I want you »

Alors je ne ne ferai probablement pas une nuit blanche le 07 mars, mais je me vengerai peut-être en allant à Paris avant le 15 juillet à la Cité de la Musique pour jeter un œil sur l’expo Bob Dylan, l’explosion Rock (61-66).

La Colonie de Vacances : expérience sonore détonnante !

Mercredi dernier, j’ai vécu une expérience sonore inédite dans ma courte vie de mélomane. Ça s’appelle la Colonie de Vacances et c’était à l’Antipode.

Si la colonie de vacances est synonyme d’enfants, de bruit et d’animations, on peut dire que les deux derniers points étaient présents (peut-être les trois au fond !). Quatre groupes réunis le temps d’une soirée, classique me direz-vous. Sauf que les quatre groupes sont installés sur quatre scènes et que le public est prié de s’installer au centre de la salle. Deuxième détail : les quatre groupes jouent en même temps. Troisième détail : quand on sait que les quatre groupes font partie de la scène noise rock française en vogue à l’heure actuelle, on peut effectivement craindre un joyeux charivari pour nos tympans !

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La Colonie de Vacances @antipode – Flickr Alter1fo

Public essentiellement masculin donc ce mercredi soir à l’Antipode. Eh quoi ? les filles n’aimeraient pas guitares et batteries x 4 ? franchement, je ne comprends pas. Bon en fait, si. Mon odorat a très vite compris. Ambiance sueurs et odeurs, l’Antipode ressemblait à un grand vestiaire de foot. Mais j’ai mis de côté mes vils instincts de princesse fille, et je ne suis pas partie en courant…

Le dispositif scénique était quand même tout à fait fascinant… Et quand Marvin, Pneu, Electric Electric et Papier Tigre s’installent et commencent à jouer, on se retrouve au beau milieu d’une avalanche de décibels, partant d’un côté de la salle, se répondant, se percutant… Comme la sensation étrange d’être une boule de flipper au milieu d’un champ de décibels explosant de toutes parts.

Non seulement la configuration scénique est étonnante mais celle du public également. D’habitude, vous n’apercevez que le dos de votre voisin de devant. Là, torsions et torticolis aidant, chaque spectateur regarde dans un sens puis l’autre, suit tel ou tel groupe, écoute tel ou tel son en raison de sa provenance… Étonnant donc de voir  tous ses visages non figés et orientés vers une seule scène. Amusant de remarquer combien tous ses visages sont bardés d’un sourire jusqu’aux oreilles, preuve que l’expérience sonore est enthousiasmante.

Electric Electric
Electric ElectricFlickr Alter1fo

Marvin
MarvinFlickr Alter1fo

Plaisir aussi de voir ces quatre groupes s’observer, se suivre, se lancer des regards, grimacer quand l’effet recherché est raté.

Papier Tigre
Papier Tigre – Flickr Alter1fo

Mais harmoniser 4 batteries, une dizaine d’amplis et une quarantaine de pédales relève du défi sonore et musical ! Défi relevé en tout cas… Après 1h30 de concert et des tympans malmenés, on en redemande encore…

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PneuFlickr Alter1fo

Et un grand bravo à mes petits camarades d’Alter1fo qui se sont frayés un chemin dans cette configuration de salle étonnante pour rapporter quelques photos (et un article !).