Archives pour la catégorie Un peu de verdure ?

Nespresso se met au vert

Je viens de recevoir ce mail d’Arnaud Deschamps, Directeur Général Nespresso France : « Nespresso met à votre disposition un réseau de 1 000 points de collecte pour assurer le recyclage des capsules. Cliquez ici pour connaître le point de collecte le plus proche de chez vous. Nespresso a fait le choix de l’aluminium car il est le matériau idéal pour préserver les arômes et la fraîcheur de vos Grands Crus. Par ailleurs, l’aluminium est recyclable à 100% et à l’infini sans jamais perdre de ses qualités. C’est avec votre engagement à nos côtés que nous ferons de cette initiative un succès durable. »

Les mauvaises langues diront qu’il était temps… Combien de fois m’a-t-on fait le reproche ? je l’ignore ; mais aux yeux de certains, le fait que je puisse avoir une cafetière Nespresso était incompatible avec mes penchants écologiques, aussi légers soient-ils… Ce à quoi je rétorquais que cette cafetière Nespresso était un cadeau de mes collègues d’Aubervilliers quand j’ai obtenu ma mutation en Bretagne et que le café produit était bien meilleur qu’avec n’importe quelle autre cafetière. Alors, oui, malgré mes penchants écolo, j’ai conservé ma cafetière et continué à consommer ces capsules ! Soyez certains que dorénavant, je vais les recycler et les déposer à Rennes dans les lieux ci-dessous :
* Le Hall de la Presse – 167, rue de Chateaugiron
* Serrurerie Quincaillerie – 10, rue de la Chalotais

Sortie nature by night pour citadins rennais

Vendredi soir, vers 22h30, vêtus comme pour une grande expédition, munis de nos lampes frontales et d’un thermos de café, une tripotée de Rennais vadrouilleurs sont partis à l’assaut de la forêt de Brocéliande. Direction l’etang du Pas du Houx à quelques encablures de Plélan le Grand. Il crachine légèrement et les températures sont un peu fraîches quand nous posons pied sur le parking.
Mais pourquoi sommes-nous venus jusqu’ici ? simplement pour écouter le brame du cerf ! et oui, c’est la saison des amours et le brame accompagne la parade amoureuse… Impressionnant de découvrir l’Etang du Pas du Houx à la nuit noire, d’entrer à pas feutrés sur un sentier dans la forêt… nous marchons à la lueur faiblarde d’une petite lampe frontale. C’est incroyable comme la perte des repères la nuit fait gamberger l’esprit (on a tous pensé à Blairwitch évidemment !) ; le moindre gland qui tombe, la moindre branche qui se brise, le moindre souffle dans les feuillages entraîne une petite montée d’adrénaline. Et puis nous décidons d’entrer pleinement dans la forêt…expérience assez amusante quand à la lueur de nos frontales j’aperçois mes premiers champignons de l’automne : girolles et pieds de moutons ! Nous pateaugeons dans les marécages proches de l’étang et marquons un temps d’arrêt…le brame du cerf s’écoute en silence !

« Coin-coin« , « coin-coin » : ce soir, c’est brame du canard au programme ! le grand cerf est resté avec son ami le lapin se serrer la main…
Retour sur Rennes vers 2h du matin, bredouilles et penauds ! Mais le brame du cerf n’a qu’à bien se tenir, on remettra ça à la prochaine saison des amours !

Plan Climat Rennais : 3ème opus

Et encore un jeudi soir passé sur mon lieu de travail… pour la 3è soirée de conférences-rencontre dans le cadre de la démarche de co-construction du Plan Climat Rennais. Présentation de la soirée par Jean-Luc Daubaire, Adjoint au Maire de Rennes, chargé de l’énergie et de l’écologie urbaine. Ce dernier nous rappelle l’importance qu’il y a à signer l’appel Ultimatum Climatique Copenhague 2009. [C’est par ici, si jamais vous n’avez pas encore pris le temps de le faire…].
Première conférence assurée par Vincent Dubreuil, géographe-climatologue, laboratoire Costel de l’université Rennes 2, sur « Les bases du changement climatique ». Exposé très scientifique avec plein de chiffres et de courbes sur les inconstances du climat. Chiffres implacables toutefois : depuis 1980, les géographes font le constat d’années anormalement chaudes ; et c’est l’hémisphère nord qui se réchauffe le plus vite ! En France, on observe une réduction des écarts de températures entre le jour et la nuit ; à Rennes, les relevés montrent sur 50 ans, une augmentation des jours chauds (plus de 25°). En fait, la température du globe augmente naturellement… ce qui est inquiétant, c’est la concentration des gaz à effets de serre depuis un siècle dans l’atmosphère. Et Vincent Dubreuil de nous rappeler qu’un petit écart au niveau des températures peut avoir des conséquences météorologiques très lourdes : -5° et on se retrouvera dans les moyennes de température que connaissait Félix, le locataire temporaire de l’Espace des Sciences ! Et un retour à l’ère glaciaire, un !
Deux conférences en parallèle ensuite….comme jeudi dernier, cruel dilemme ! je délaisse Elisabeth Laville, fondatrice et directrice d’Utopies, agence de conseil en développement durable pour suivre Paul Schalchli, chef de projet écologie industrielle à l’association Orée qui nous présente « L’écologie industrielle, une stratégie de développement territorial durable ». [Ce concept me paraissait complètement contradictoire et a vraiment piqué ma curiosité ! ]
Kesako l’écologie industrielle ? c’est la mise en oeuvre d’une démarche environnementale sur une zone d’activités, en s’inspirant du fonctionnement des écosystèmes. Et comment ça se passe concrètement me direz-vous ? on mutualise l’approvisionnement, le traitement des déchets, le recyclage, la valorisation des déchets, le transport (le co-wagonnage….j’aime beaucoup ce mot et ce qu’il véhicule!) … on assure une gestion optimale des ressources pour limiter les impacts environnementaux après une étude du métabolisme industriel. Rendez-vous ici, c’est bien plus clair ! Plusieurs expériences ont lieu en France : Ecopal à Dunkerque, le Port Autonome de Marseille….ces filières, territoires ou zones artisanales assurent une gestion collective de l’environnement avec l’aide des collectivités et mettent en œuvre des synergies. Tout le monde est gagnant ! la collectivité diminue son impact environnemental et évite les délocalisations ; l’entreprise fait des économies d’échelle, réduit ses coûts et son transport et bénéficie même d’une fiscalité écologique. Ne reste plus qu’à convaincre les industriels !
Troisième conférence assurée par Michel Renault, économiste, maître de conférences à l’université de Rennes 1 sur les « Indicateurs de bien-être et de progrès social pour des territoires solidaires, durables et responsables ». Pourquoi des indicateurs de progrès social au milieu de conférences sur l’environnement ? vous allez comprendre…
Michel Renault nous présente rapidement le collectif FAIR « Forum pour d’autres indicateurs de richesse » qui s’est créé de façon informelle en 2008 après la mise en place de la commission Stiglitz chargée par N. Sarkozy d’élaborer de nouveaux indicateurs de richesse et de bien-être. Jusqu’à présent, le PIB était le seul indicateur permettant d’apprécier le progrès. Seulement, cet indicateur ne prend en compte que les activités ayant un prix. Tout ce qui n’a pas de prix n’a pas de valeur : les liens sociaux, l’éducation, le bénévolat ne sont donc pas des richesses pour cet indicateur… Il apparait donc nécessaire de trouver d’autres indicateurs de bien-être au sein de la société et surtout d’autres façons de les construire : l’IDH, Indicateur de Développement Humain, s’attache par exemple à la santé (en terme de longévité), le savoir (en terme de niveau d’instruction) et le niveau de vie (grâce au PIB par habitant).
Les indicateurs représentent une vision des choses ; le choix des variables et des référentiels n’est pas neutre. C’est ce qui a conduit l’association PEKEA (Political and Ethical Knowledge of Economic Activities) à ne pas vouloir laisser ce seul choix des variables aux experts et à engager une démarche participative pour construire de nouveaux indicateurs…notamment en Ille-et-Vilaine où le projet ISBET (Indicateurs Sociétaux de Bien-Etre Territorialisés) s’est mis en place sur le canton de Pipriac et sur la communauté de communes du Vall d’Ille. Des rencontres et réunions publiques ont lieu pour parvenir à une définition des dimensions partagées du bien-être grâce à des indicateurs de situations (critères essentiellement qualitatifs) renseignés grâce à des questionnaires auprès des habitants. Et le critère environnement de qualité apparaît dans les premières exigences des citoyens interrogés pour un bine-être total…
L’objectif est de ne pas en rester là car un indicateur doit servir à changer les choses. Expérimentée également par le Conseil de l’Europe à Mulhouse, à Timisoara ou au Cap-Vert, cette méthode pourrait également trouver sa soeur jumelle à Kansas City qui a mis en place le modèle METRO-Outlook (prise en compte de l’environnemental, de l’économique et du social pour une modélisation des interactions dans une logique de développement durable).
Juste une notion abordée lors des échanges post-conférence : le territoire en co-responsabilité (élus/citoyens)…on devrait y penser plus souvent !

Plan Climat Rennais : 2ème opus

Deuxième soirée jeudi dernier pour la démarche de co-construction du Plan Climat rennais : nouvelle soirée de conférences-rencontre au programme de 18h30 à 22h….et pas une seule minute d’ennui ! Toujours autant de monde… Seule surprise : un certain nombre de mes voisins dans l’amphi ont imprimé le mail de convocation avec la liste des conférences : gâchis de papier quand tu nous tiens ! j’espère seulement que ce bout de papier sera recyclé…
Première présentation par Brendan Catherine, « Inventaire CO2 du territoire rennais » : Des chiffres fort intéressants sur les consommations d’énergie de la Ville de Rennes (gaz, électricité, réseaux de chaleur urbain…), sur les productions de CO2 liées aux transports (les trois quarts des émissions sont liées aux voitures particulières…)…Une partie de ces chiffres sont disponibles sur le site de la ville de Rennes. En bref, l’objectif à atteindre est une réduction de 20% des émissions de CO2 d’ici à 2020. La Ville et ses acteurs doivent donc s’engager…
Six conférences sont ensuite annoncées…Cruel dilemme ! elles fonctionnent deux par deux et nous devons choisir entre chaque « couple »… Vous ne trouverez donc ci-dessous qu’un compte-rendu partiel de la soirée, n’ayant encore point le don d’ubiquité…
Deuxième conférence, « La ville connectée et durable », par Thierry Marcou, directeur du programme Villes 2.0 de la FING, Fondation Internet Nouvelle Génération.
Pour lui, il nous faut approcher autrement la mobilité et notamment celles des urbains que nous sommes (avec une mobilité prioritairement automobile : 60% en moyenne contre 7% de déplacements en transport collectif). Pour une mobilité libre et durable, Thierry Marcou et la FING proposent plusieurs pistes d’actions :
  • l’e-susbtitution : limiter les déplacements en utilisant les nouvelles technologies et leur potentiel (l’e-susbtitution), en réinventant de nouvelles formes de médiation multi-services (visio-guichet, maison des Services Publics pour passer d’une mono-fonctionnalié des bâtiments à une multi-fonctionnalité), en devenant des nomades logisticiens (ou comment tout faire depuis son mobile…[NDLR : non, nous n’échapperons pas à la grande confrérie des I-phoneurs]
  • l’urbanisme du temps ou comment articuler temps, espaces et services. Comment ? en réaffectant des espaces à des uasages différents en fonction des heures et des jours ; en concevant des bâtiments multifonctionnels ; en inventant des échangeurs de mobilités augmentées c’est-à-dire une articulation de toutes les mobilités : vélo, train, bus, parking…
  • l’intelligence collective des mobilités. Peut se traduire de différentes façons : intermodalité avec Google transit (permet aux utilisateurs de Google Maps de calculer le temps d’un parcours en transport en commun) ; mashups hyperlocaux [NDLR : kesako un mashup ? c’est du Web 2.0 dans toute sa splendeur ! à l’origine, il s’agit d’une application Web qui combine du contenu en provenance de différents sites et qui peut éventuellement être à son tour enrichi de contenus générés par les utilisateurs] : au fond, c’est de l’info en temps réel… A Paris, des usagers de la ligne 13 ont créé un compte Twitter (ligne13) permettant de signaler les incidents voyageurs ou interruptions de service. Au fond, il s’agit d’enrichir l’expérience des mobilités douces et collectives en connectant transports et réseaux sociaux.
Au fond, la FING propose un partage des ressources et des informations via les réseaux sociaux. Le citoyen devient un véritable stratège de sa mobilité grâce aux nouvelles compétences numériques…usager actif et non plus passif !

Troisième conférence, « Le Rôle des associations et des citoyens dans l’élaboration d’un plan de descente énergétique » par Luc Semal, doctorant en sociologie à Lille. Il s’agissait là de nous présenter les Villes en transition. Les postulats de base : la fin du pic pétrolier approche, et il faut diminuer la production de gaz à effet de serre. Partant de cela, les citoyens se réunissent en communauté et décident de diminuer leur production de carbone de -80%. Le concept de résilience entre en action, ou comment résister à un choc sans s’effondrer et en sortir plus fort. Première ville à être entrée en transition : Totnes au Royaume-Uni, petite ville de 8000 habitants, ayant un profil très particulier (parc national sur le territoire, écoles à pédagogie alternative, faculté d’art autogérée…). La ville a donc réussi à mettre en place une méthodologie d’actions transférable. Quid de cette méthodologie ?

  • Conférences choc sur l’environnement + diffusion de films écologistes…faire émerger une prise de conscience
  • Création de groupes de travail selon affinités et centres d’intérêt : sur le transport, l’habitat, l’alimentation, le théâtre, la dentisterie post-carbone (eh, eh…). Prise de contacts avec d’autres associations déjà existantes sur le territoire : club du 3è âge, atelier tricot, atelier cuisine pour cours de cuisine post-carbone… Le but ? créer un imaginaire alternatif
  • Objectifs de chaque groupe de travail : proposer un programme désirable et réaliste (communément appelé Plan de Descente Energétique) avec rétroplanning ; mettre en place des actions concrètes (plantation d’arbres fruitiers dans les parcs municipaux, échange de jardins entre personnes âgées ne pouvant plus cultiver et étudiants confinés dans leurs studios, mettre en place une monnaie locale pour prouver l’existence des cycles courts de monnaie…) ; assurer un suivi des actions avec mise en place d’indicateurs de résilience n’apparaissant pas dans les réseaux institutionnels.

Les Villes en transition s’inscrivent donc dans une démarche citoyenne participative et inclusive (et c’est le pourquoi du comment des propositions d’actions originales et osées !). Des limites toutefois : pas de recul sur les actions, la plupart des villes pionnières achevant tout juste de rédiger leur Plan de Descente Energétique. La démarche semble plus difficilement applicable sur les grandes villes qui n’ont pas de réserves foncières pour l’alimentation notamment. Rennes, ville en transition ? il faut voir….

Quatrième et dernière conférence, « Les quartiers durables WWF » par Julie Delcroix, chargée de programme « Urbanisme et Habitat Durables » chez WWF France. Mais que vient faire le panda ici ? eh oui, vous l’ignoriez, moi aussi ! mais WWF a développé un programme qui a « pour but de proposer des solutions permettant de vivre dans les limites naturelles de notre planète. » Tout est parti du constat suivant : il n’y a qu’une seule planète Terre. Or, d’après les calculs d’empreinte écologique de l’humanité entre 1961 et 2008, nous consommons ce que peuvent produire 3 planètes… WWF tente donc de résoudre ce hic : comment réduire cette empreinte et empêcher l’érosion de la diversité (oui, oui, on y vient quand même aux bebêtes !). Julie Delcroix nous présente l’expérience pilote de BedZED, sud de Londres, lancée en 2002. Il s’agit d’un projet d’écoquartier dont le but est de réduire l’empreinte carbone tout en améliorant la qualité de vie. Ce projet pilote mêle donc logements et bureaux avec des énergies 100% renouvelables. Concrètement : une densité resserrée (50 logements par hectare) ; o,8 place de parking par foyer (réduction de 65% des kilomètres parcourus en voiture individuelle) ; 52% des matériaux de construction proviennent de moins de 50 km ; 25% des foyers se nourrissent grâce aux vegbox (nos paniers d’AMAP) et 45% cultivent leurs fruits et légumes sur les toits des logements ; réduction des consommations d’eau de 33%…tout ça pour une qualité de vie attestée par les résidents ! Pour en savoir plus : BedZED sur Wikipédia et le projet Quartiers Durables par WWF. Enfin, Julie Delcroix nous a listé les 10 principes de One Planet Living appliqués dans un réseau mondial de quartiers, notamment à Masdar, à Brighton et au Portugal :

  • Zéro carbone : bâtiments à énergie positive ; ville compactes mais intenses avec espaces verts et bâtiments multiservices ; ville des courtes distances…
  • Zéro déchets : augmenter le recyclage ; prévoir des espaces de compostage et de tri à l’intérieur et l’extérieur des logements et des bureaux…
  • Transports durables : mutualiser les trajets et les moyens de transport ; assurer la desserte des quartiers et créer des maisons de mobilité…
  • Matériaux locaux et durables : utiliser des matériaux non toxiques, recyclés et récupérés et produits localement (eh oui, dites adieu à la table en tek qui trône sur votre terrasse…)
  • Alimentation durable et locale : faire attention à l’empreinte des déchets, à l’occupation des surfaces de culture, à la consommation et pollution de l’eau… Réinventer les jardins ouvriers, les espaces de marchés, créer des AMAP et mettre en place systématiquement le jardinage bio…
  • Gestion durable de l’eau : surveiller l’impact des constructions et de l’urbanisme…
  • Habitats naturels et biodiversité : reconstruire la ville sur la ville ; connecter faune et flore ; mettre en place des plans de biodiversité du balcon au parc…
  • Culture et patrimoine : inscrire le quartier comme identité locale dans le patrimoine culturel, paysager et historique…
  • Equité et partenariats locaux : augmenter les activités vertes en lien avec les stratégies économiques de la collectivité : chantiers de réinsertion, commerces de proximité, logements sociaux…
  • Qualité de vie et bien-être : animer les quartiers avec des commerces, des espaces verts ; mutualiser les espaces et les outils : buanderies, bricolage….

En conclusion, Julie Delcroix nous incite vivement à nous rendre sur le site de WWF France pour calculer notre empreinte écologique et signer l’ultimatum climatique Ce que je viens de faire ! Malgré l’usage quasi quotidien de mon vélo, pour mes déplacements , un appartement bien isolé, chauffé au gaz, une consommation de fruits et légumes locaux, des vacances sans avion et un usage très modéré de ma voiture, mon empreinte carbone est de 2,2 hectares et il faudrait 1, 22 planètes pour vivre si tout le monde faisait comme moi ! Pour me rassurer, on m’indique ensuite que l’empreinte écologique moyenne d’un français est de 4,9 hectares, d’un américain de 9,2 hectares et d’un africain de 1,4 hectares… Suite du processus : je m’engage à faire certains gestes pour réduire mon empreinte. Et là, victoire ! Si je m’y tiens, je parviens à une empreinte de 1,9 hectares et sauve ainsi 0,18 planètes ! [En effet, si vous suivez ces engagements pendant toute une année vous réduirez votre empreinte de 3 319 mètres carrés et rendrez ces ressources disponibles pour d’autres. Si toute la population de votre pays décidait d’en faire autant, ce sont 205 778 000 000 mètres carrés (= 20 577 800 hectares) qui seraient gagnés !].
Ne me reste donc plus qu’à :
– passer trois minutes de moins sous la douche (660m2 gagnés)
– apposer un autocollant anti-pub sur ma BAL (710m2 gagnés)
– remplacer deux fois par semaine la viande par un substitut végétarien (1600m2 gagnés)

– débrancher les appareils électriques mis en veille (360m2 gagnés)

Et vous ? vous faites quoi pour réduire votre empreinte écologique ?

Plan Climat Ville de Rennes

Jeudi dernier, en ma qualité de citoyenne rennaise, je me suis rendue à la première réunion de co-construction du Plan Climat Rennais et à la soirée de conférences-rencontre. Ce qui m’a poussée à rester sur mon lieu de travail (la Faculté de Sciences Economiques) de 18h30 à 22h ? le mail d’invitation de Brendan Catherine, chargé de Mission Environnement de la Ville de Rennes, mais aussi ami de longue date.
Et je n’ai pas été déçue ! 3 conférences de grande qualité qui laisse à penser que ce groupe de travail « Plan Climat Energie » de la ville de Rennes entre différents acteurs rennais (citoyens, sphère public/privé, ville de Rennes, artisans, entrepreneurs) sera riche et intéressant. Ou comment construire le Rennes post-carbone tous ensemble…
1ère présentation par François Bellanger, sociologue-consultant Transit-City : « Mobilité : et si on était à la fin d’une certaine histoire ? ». Une intervention percutante et cinglante sur nos moyens de locomotion, les changements de mode de vie induits, les mobilités occidentales et ailleurs…En vrac et dans le désordre : le modèle de la voiture occidentale est inchangée depuis 50 ans ; ailleurs, d’autres modèles se développent : le vélo rickshaw (sans coffre car aucun besoin d’aller faire ses courses dans les centres commerciaux en périphérie !). Les acteurs de la mobilité changent et construisent la ville post-automobile : lignes de bus et de ferry Ikea, vélos à remorques Ikea à Copenhague pour petits achats, lignes de bus Carrefour en Chine… Evolution aussi des générations : à Tokyo, 13% des 20-40 ans ont une voiture contre 23,6% en 2000. Dans les jeux vidéos, de plus en plus de voitures sont hybrides ou écolos… Bref, on aurait aimé que cela dure une heure de plus tant l’intervention était passionannte ! Pour en savoir plus : http://www.transit-city.com/
Deuxième présentation assurée par Cyria Emelianoff, maître de conférences à l’université du Maine et membre du Groupe de recherche en géographie sociale : « Les politiques climatiques locales, retours d’expérience : Freiburg, Hanovre, Växjo, Stockholm ». Elle nous a exposé les différentes stratégies adoptées par ces 4 villes européennes pour accéder au « Fossil Fuel Free ». Chaque ville a entrepris des actions qui lui sont propres et personnelles car adaptées à différents facteurs comme les énergies utilisées (charbon, nucléaire, durable…), les mobilités adaptées à chaque environnement (transports convertis à la biomasse, mobilité durable comme le vélo, le tram, les piétons), l’amélioration des bâtiments (modes de chauffage différents, habitats basse consommation, économies dans les bâtiments publics…). La plupart de ces villes ont effectivement des productions de carbone par habitant en baisse mais Celia Emelianoff précise qu’il y a forcément des effets rebonds : progrès dans les bâtiments neufs mais décohabitation et augmentation de la taille moyenne des logements ; progrès des transports alternatifs à la voiture mais augmentation des mobilités régionales, interurbaines et du trafic aérien… Elle a également insisté sur le fait que les comportements écologiques fonctionnent s’ils sont collectifs et qu’il faut encourager les dynamiques collectives.
Troisième et dernière présentation par Cyril Dion, directeur de Colibris – Mouvement pour la terre et l’humanisme : « Intelligence collective et changement social ». Après une brève présentation du mouvement Colibris fondé par Pierre Rabhi, Cyril Dion nous a exposé une méthode de travail collectif appelée Open Space Technology (ou Forum ouvert) qui permet des réunions créatives traitant de questions complexes voire conflictuelles. A priori, c’est sur ce type de travail collaboratif que va s’orienter le mode de fonctionnement de ces réunions sur le Plan Climat rennais. Pour en savoir plus : Colibris et l’Open Space.
Bref, un vrai parcours du combattant s’offre à nous : 3 rencontres tous les 15 jours et un Livre Blanc du Plan Climat Territoire qui devra être validé par le Conseil Municipal de la Ville de Rennes en juillet 2010…
En attendant, je prends mon vélo et je consomme local !

Ecolo sur tous les fronts…

Un des avantages du métier de documentaliste, c’est entre autres d’être payée pour lire les journaux….Je dépouille donc religieusement toutes les semaines la presse anglophone, hispanophone et germanophone. Je consacre une attention toute particulière à la rubrique Insolites de Courrier International…et ma peine est récompensée aujourd’hui !!!
Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous cette petite découverte…

Courrier International n°958 du 12 au 18 mars 2009 – Rubrique « Insolites »

« Forniquez solidaire »
Il y avait le safe sex, voici les préservatifs solidaires et écolos. Les capotes anglaises (“French letters” en anglais) de French Letter Condoms, fabriquées en latex naturel en Inde et au Sri Lanka, sont estampillées “commerce équitable”. Chaque pochette vendue contribue à l’amélioration des salaires et des soins de santé des récoltants d’hévéa et de leur communauté, note le site (triplepundit.com). Et, contrairement au latex synthétique dénoncé par les défenseurs de l’environnement, le latex naturel est biodégradable. Les sex toys aussi se la jouent écolo. Aux Etats-Unis, Dreamscape recycle les vibromasseurs usagés de toutes marques. Nettoyez vos joujoux d’alcôves et postez-les : la société leur donne une seconde vie et vous offre un bon de 10 dollars d’achat en sus, indique le magazine Fast Company.
http://www.fastcompany.com/blog/ariel-schwartz/sustainability/fair-trade-condoms-recyclable-toys-ethical-sex