La Isla Minima ou le thriller andalou aux couleurs de True Detective

La Isla Mínima est un thriller espagnol sorti en 2014 et réalisé par Alberto Rodríguez. Un film récompensé en Espagne par 10 Goya.

La-isla-minima

Le film débute par une série d’images de cette région andalouse, le delta du Guadalquivir, aux couleurs et paysages si particuliers. Un apéritif à la Yann-Artus Bertrand qui vire vite au cauchemar… Dans cette jolie région, deux jeunes adolescentes ont disparu pendant les fêtes locales. On dépêche alors sur place deux policiers radicalement différents, qui doivent pourtant faire équipe ensemble :  Juan Robles (Javier Gutiérrez), ancien des forces répressives sous Franco et qui a gardé certaines méthodes un peu expéditives, et le jeune Pedro Suárez (Raúl Arévalo), représentant de la nouvelle génération, qui aspire au changement et à plus de démocratie. Quand les deux jeunes adolescentes sont retrouvées mortes et mutilées dans les canaux du delta, l’enquête s’acharne à retrouver, dans cette région désolée, le tueur qui n’en était pas à ses premiers agissements…

Rodaje de la pelicula Isla Minima de Alberto Rodriguez Produccion Atipica Films

Rodaje de la pelicula Isla Minima de Alberto Rodriguez Produccion Atipica Films

Une plongée au coeur des années 80, dans ces marais poisseux, où les conflits ouvriers et violences sociales rythment les saisons, où l’omerta fait foi et la méfiance envers la police contrecarre l’enquête.

Rodaje de la pelicula Isla Minima de Alberto Rodriguez Produccion Atipica Films

Rodaje de la pelicula Isla Minima de Alberto Rodriguez Produccion Atipica Films

Le film, par petites touches, fait indéniablement penser à la série américaine True Detective, sortie également en 2014 : des bustes de cerf empaillés à l’ambiance poisseuse et glauque, des courses poursuites dans les marais au duo de flics que tout oppose, de la corruption des autorités locales aux flamants roses qui apparaissent comme en rêve…

Bref, un bon thriller à voir, au chaud dans le fond de son canapé.

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Au hasard de Flickr #7

Parfois, en tricot, on trouve des points rigolos…

Point EiffelEt pour celles e tceux qui voudraient s’adonner au Point Eiffel, voici le mode d’emploi :

[Nombre de mailles divisibles par 8 plus 2 mailles lisières]

Rang 1 : * 1 jeté, 2 mailles ensemble à l’envers, 6 mailles envers *25
Rang 2, 4, 6 : * 7 mailles endroit, 1 maille envers *
Rang 3, 5, 7 : * 1 maille endroit, 7 mailles envers *
Rang 8, 16 : à l’envers
Rang 9 : * 4 mailles envers, 1 jeté, 2 mailles ensemble à l’envers, 2 mailles envers *
Rang 10, 12, 14 : * 3 mailles endroit, 1 maille envers, 4 mailles endroit *
Rang 11, 13, 15 : * 4 mailles envers, 1 maille endroit, 3 mailles envers *
Rang 17 : reprendre au rang 1

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Un roman pas si innocent…

Il est parfois des romans qu’on s’étonne d’avoir choisi, qu’on regrette d’avoir lu mais qui au fond laisse un sentiment de fascination assez étrange. C’est le cas de L’Innocence, premier roman de Brian Deleeuw que je viens de refermer il y a quelques jours.

innocence

Ce n’est ni un polar, ni un thriller  ni un roman fantastique ni un roman psychologique. Juste un roman à la lisière de ces « catégories ». Un roman surprenant, dont la couverture m’a attirée : ce petit rossignol prisonnier (ou protégé) par une main d’enfant a un lien direct avec le contenu du roman. Le héros se prénomme en effet Luke Nightingale (rossignol en anglais). Il vit à New York avec sa mère dépressive et fantasque, dont le divorce l’empêche souvent de s’occuper de son fils. Un jour, à Central Park, il rencontre Daniel, qui devient son ami. Mais ce dernier prend une place particulière à la fois dans sa vie et dans le roman.

Ecrit à la première personne, l’histoire de Luke est racontée par ce Daniel. Entre ses 6 ans à Central Park et ses années à l’Université, le roman se construit autour de cette amitié interrompue un temps. Une amitié étrange qui laisse un malaise persistant chez le lecteur, chez moi en tout cas. Une histoire de pouvoir sur l’autre, de manipulation, de folie, de névrose psychologique.

Ambiance glauque donc, qui laisse un goût malsain à la fin du livre (la chute est tout particulièrement inquiétante). Mais un premier roman très prometteur et une jolie découverte pour moi de cette maison d’édition – Editions Super 8 –  au catalogue alléchant.

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Brian DeLeeuw – L’Innocence
Editions Super 8
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Claro
Parution septembre 2014
ISBN papier : 978-2-37056-012-4
ISBN numérique : 978-2-37056-013-1
Nombre de pages : 301
Prix public papier : 20,00 euros
Prix public numérique : 12,99 euros

Pourquoi voir The Knick ?

Cette série américaine surprend les coeurs non accrochés dès les premières scènes… Car The Knick décrit, avec tout le sang dégoulinant et l’horreur réaliste nécessaire, les débuts chaotiques de la chirurgie au début du XXè siècle à New York. C’est crade et vaguement pervers, mais cette série est vraiment chouette.

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D’abord parce qu’elle nous montre une image peu épurée du New York du début du siècle, entre pauvreté, crimes et luxure.
Ensuite parce que le personnage du Dr Thackery a ce côté vintage suranné du Dr House : cocaïnomane, c’est pourtant un génie de la chirurgie !
Aussi parce que les thématiques abordées le sont sous un angle assez particulier : racisme, amours impossibles, corruption, avortements clandestins, soins hospitaliers réservés à une certaine patientèle, droit de cuissage plutôt gerbant, pratiques chirurgicales rudimentaires…

Une première saison qui m’a emballée. La diffusion de la seconde saison vient de s’achever aux US. Et une troisième saison serait envisagée par Steven Soderbergh. De quoi occuper de longues soirées pluvieuses d’hiver !

http://c.brightcove.com/services/viewer/federated_f9?isVid=1&isUI=1

Drogue et pingouins : cocktail gagnant

Voilà longtemps – depuis Christopher Moore – que je n’avais pas ri en lisant un roman déjanté. Merci donc à Sébastien Gendron et son « Quelque chose pour le week-end » !

quelque-chose-pour-le-week-end

Sorti chez Baleine Editions en 2011 (n’y voir aucun lien d’une quelconque classification de mamifères et oiseaux marins), ce roman nous plonge dans une cacophonie entre absurde et drame.

Comment des pingouins, accros à des ballots de cocaïne perdus en mer, vont-ils bien réussir à mettre à feu et à sang une bourgade côtière tranquille du Yorkshire ? sous la plume de Sébastien Gendron bien sûr, qui manie le nonsense britannique avec doigté.

Une galerie de personnages pittoresques, des pingouins disparus de la Terre mais férus de drogue, des règlements de comptes cyniques sur la défense de l’environnement, le mariage, les propoteurs immobiliers… Bref, pas le temps de s’ennuyer. C’est potache, vaguement absurde, complètement dingo et déjanté. Et même quand ça devient improbable, on en redemande ! Courez donc trouver ce livre et amusez-vous !

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GENDRON, Sébastien – Quelque chose pour le week-end [Éditions Pocket, 2016
(Édition originale : Baleine, 2011)]
ISBN 978-2-266-24053-6
286 p., 6,80€

La 4è de couverture :
A Kirk Bay, en Angleterre, il ne s’était jamais rien passé, avant. Des centaines de kilos de bonne cocaïne s’échouent sur la plage. Suivis d’une armada de grands pingouins, d’une espèce qu’on pensait disparue. Ces apparitions sont-elles liées ? Cela a-t-il un rapport ? S’ensuit un blizzard de toxicomanie et une « pingouinphobie » mémorable, puis le chaos, la guerre. Et pendant ce temps, un homme essaie de tuer sa femme. Anarchy in UK !

Au hasard de Flickr #6

Parce qu’il est grand temps de remettre un peu de vie dans ce lieu et de sortir de leur poussière ces clichés pris au détour de déambulations…

Et parce que ce printemps tarde à prendre des odeurs estivales, si on repartait un peu en arrière. Retour à Suscinio, mi-août 2015. Il faisait beau, on allait à pied à la plage à n’importe quelle heure du jour. La mer était bleue, le ciel aussi. C’était chouette…

Vacances !Morbihan – Plage de Suscinio
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