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Zippo

Brûlure et incandescence, violence et fièvre, passion et braises. Zippo, le second roman de Valentine Imhof est un roman qui consume le lecteur et l’emporte dans un tourbillon de feux et de flammes digne des enfers, les plus sombres et les plus ardents, ceux qu’on ne souhaiterait même pas à son pire ennemi…

Eva était une très jeune femme quand elle a rencontré Prometheus, l’homme au zippo. Il l’a charmée, l’a initiée, l’a enfiévrée, lui a fait découvrir ardeurs et brûlures, pour le meilleur et pour le pire. Mais elle est partie, s’est enfuie. Elle l’a abandonnée. Et il recherche sa muse, sa proie, sa soumise. Une quête ardente et aveugle, à tel point qu’il se méprend. Et finit par tuer. « C’est une conjuration. Le complot des salopes qui l’empêchent de voir clair, qui l’embrouillent, qui le leurrent. Elles doivent bien se marrer à chaque fois qu’elles ont fait naître en lui l’espoir de la revoir… Elles sont de mèche. Toutes. Elles couvrent la cavale d’Eva. Mais elles finiront bien par le mener jusqu’à elle. Ou alors c’est elle qui viendra à lui. Parce qu’à chaque fois qu’il flambe une de ces filles, il sait qu’elle comprend clairement le message qu’il lui envoie. Que ces balises qu’il allume sont pour elle. Qu’elles l’aideront à retrouver son chemin jusqu’à lui… » (Chapitre 9 – page 32)

Mia Larström est lieutenant de police à Milwaukee. Sportive, adepte des clubs SM vaguement clandestins, fan de vodka au poivre et de combinaisons en latex, elle enquête sur les meurtres du tueur pyromane de Lincoln Park. A ses côtés, Peter McNamara, l’amuseur de service de la Brigade, le bouffon de ses collègues embourbés, selon lui, dans une fange matrimoniale sans espoir. Plus prompt à faire étalage de ses exploits sexuels de la nuit et de sa libido exaltée que des dernières indices découverts dans ses enquêtes criminelles.
Mia et Peter se détestent cordialement mais ils vont devoir composer ensemble, en duo, pour traquer le tueur. Ils sillonnent la ville, ses bars et night-clubs louches et miteux, en quête du pyromane, tout en se querellant. « Il n’a encore jamais donné dans le SM. Pas besoin , pas le temps, pas l’opportunité. Mais depuis qu’il s’est converti au mâle alpha et installé dans la posture du prédateur cynique, il s’est découvert un réel ascendant sur les femmes et un talent certain pour la domination… Qu’il compte exercer sur Lärstrom. Elle veut jouer. Soit. Il va fixer les règles. C’est d’ailleurs probablement ce qu’elle attend de lui. Qu’il devienne le maître du jeu pour la soirée… Elle a frappé à la bonne porte. » (Chapitre 15 – page 55)

Et puis il y a Prometheus, l’homme au feu sacré. L’homme qui joue dans l’ombre avec son zippo, comme un prolongement de lui-même. Toujours masqué lorsqu’il traîne au Y-Not II, pour effacer les terribles cicatrices qui lacèrent son visage. Mais son masque laisse apparaître un regard intense, profond, qui lui a suffi pour entraîner Eva dans ses nuits incandescentes il y a quelques années. Une passion intense, menée par les flammes et les braises, terreau de leur relation fusionnelle. Pour Ted, alias Prometheus, le feu est le sceau de sa propre mort et de sa rédemption à la fois. Le clic-clic du zippo, sa raison de vivre. « Les jeux avec le feu impliquaient la présence permanente du Zippo, qui au fil des séances était devenu plus qu’un accessoire. Le troisième partenaire. Celui dont les caresses métalliques, froides ou chaudes, étaient d’indispensables préliminaires à leur fireplays… » (Chapitre 6 – page 26)

Valentine Imhof nous avait sacrément secoués avec Par les rafales, son premier roman. Autant dire que ce deuxième opus est encore une sacrée claque. Cette enquête policière se joue de nous et de nos nerfs. Le rythme est enlevé, les chapitres concis, oscillant d’un personnage à l’autre, d’une époque à l’autre. Mia et Peter se cherchent, dévoilent leurs failles, finissent par se trouver et exposeront leurs secrets les plus intimes en dernier lieu, quand toutes les flammes se seront éteintes.
Une histoire d’amour et d’amours où les personnages oscillent entre soumission et domination, entre douleurs et plaisirs, entre vie(s) et mort(s). Les relations sont ambigües et obéissent à des mécanismes qui sortent de l’ordinaire entre obsession et destruction.

Un roman sombre qui ne vous laissera assurément pas indifférent. Et qui se lit au rythme d’une playlist enlevée, à écouter très fort dans l’obscurité. Valentine Imhof est décidément une auteure à découvrir et à ranger en très bonne place dans sa bibliothèque rayon Noir Polar(s).

Résumé sur le site de l’éditeur :
Lorsqu’ils se sont rencontrés, elle était très jeune. Il lui a fait porter un loup noir, il l’a appelée Eva, il lui a appris à jouer avec le feu. Il était le maître de ses émotions, de sa volonté, de sa souffrance. Il l’a perdue. Où qu’elle soit, où qu’elle se cache, il lui manque, il en est persuadé. Il ne cesse de la chercher, son zippo à la main, qu’elle reconnaîtra entre mille. Ce son unique quand il l’ouvre du pouce avant d’en faire rouler la molette, et le claquement sec du capot sur charnière qui étouffe abruptement la flamme charment sa solitude en ce neuvième anniversaire de leur rencontre. Mais comme elle tarde à ressurgir, il décide de lui laisser des messages. Et affole la police. Parce que ces blondes aux visages brûlés retrouvées mortes sur les bancs de Lincoln Park à Milwaukee, elles soulèvent les cœurs. Les lieutenants Mia Larström et Peter « Casanova » McNamara vont devoir faire la paix pour remonter jusqu’au tueur pyromane. Plus encore, démêler leurs parts de fureur et de nuit, se débattre avec les questions qui roulent dans leurs têtes jusqu’à l’usure, affronter ce qu’aucun lavage de cerveau n’a pu extraire de leurs mémoires.
Avec ce roman ardent où des enquêteurs cagoulés de cuir traquent le détenteur d’un briquet à essence dans des loges de bondage, Valentine Imhof ouvre le reliquaire des douleurs du passé et nous donne la fièvre.

Zippo / Valentine Imhof
Editions du Rouergue – collection Rouergue Noir
Parution : octobre 2019
272 pages
20,00 €
ISBN 978-2-8126-1866-6

Des lendemains qui hantent

Voilà un roman noir qui ne vous laissera pas de marbre. Car Des lendemains qui hantent de Alan Van Der Eecken touche à la moëlle de l’amour filial et à ce qui le détruit de façon irrémédiable et irréversible : la perte d’un enfant.

Cette furie va s’abattre sur Martial Trévoux en ce 17 décembre 1999. Cinq jours avant, l’Erika faisait naufrage au large de la Bretagne et déversait allégrement ses 30 884 tonnes de fioul lourd, d’abord sur les côtes du Finistère sud puis sur les îles du Morbihan (Groix et Belle-Île-en-Mer) et par extension maritime sur la Vendée, au nord de Noirmoutier. Une marée noire catastrophique (cf article du Monde du 12 décembre 2019) qui va nous accompagner tout au long du roman et nous engluer dans une atmosphère visqueuse et irrespirable.

« Cette image du pétrolier coupée  en deux, dont la poupe flottait, secouée par une houle violente, s’était imposée partout, journaux, télé, elle surnageait dans les médias bien après avoir coulé. La fusillade, le drame de Souvré-sur-Sissé ne lui vola la vedette que quelques heures, pas d’image, une tragédie jouée rideau baissé. Martial était resté un moment immobile, face au large. »

Le 17 décembre 1999, Lucien, dit Lulu, 7 ans, fils de Martial Trévoux, greffier au Tribunal de grande instance de Souvré et de sa compagne Lucile, infirmière en pédiatrie, est tué dans son école par deux jeunes agresseurs qui ont tiré en rafale dans une salle de classe. Martial, présent sur les lieux, est un héros. Il s’est précipité dans la salle de classe et a sauvé un enfant. Il pensait sauver Lulu, il en a sauvé un autre. Et Lulu est mort.

Martial s’écroule et plonge dans une spirale infernale : pétri de douleurs et rongé de culpabilité, il cherche à comprendre les motivations des deux jeunes agresseurs. On s’enfonce avec lui dans les méandres du chagrin, d’un couple qui vole en éclat, des anti-dépresseurs, de l’alcool et des gueules de bois, des nuits sans sommeil et des questions sans réponses…

Autour de lui gravitent des personnages atypiques qui l’épaulent et le soutiennent :
– Adèle, une marginale qui vit dans une caravane et qui l’écoute sans broncher, qui le remet sur pied avec son ami Régis, un original qui cuisine de drôles de mets : « Deux nuits de dérive, houle de malheur, écume de sang, rage des temps de haine. Martial surgit du gros temps malade d’être en vie. Régis et Angèle lui avaient ménagé une cabine dans une des chambres de la maison, ils s’étaient relayés pour le veiller. Il semblait parfois revenir au monde et hurlait soudain. Ils étaient là pour lui dire que tout allait bien alors qu’eux-mêmes se sentaient emportés par la lame. Tout était devenu épais, pesant, ils chuchotaient comme dans la maison d’un mort. »

– Le commandant de police Achenbauer, têtu, taciturne mais bon samaritain dont le canapé offrira un refuge certain à Martial : « C’était un type froid, glacial même, un bon flic disait-on. D’après les psychologues cliniciens du bar-tabac-PMU Le Narval où il allait boire un demi de temps en temps, sans dire un mot : il était autiste, ce mec. On le considérait comme un chef d’enquête efficace, sans état d’âme. On ne l’aimait pas, mais on l’appréciait. »

– Le juge d’instruction Micoulon, « son juge » : ému par la tragédie qui touche le greffier, il va le rassurer et faire en sorte que Dame Justice fasse son travail : « Trévoux, cette enquête ira à son terme, tous les aspects seront examinés, explorés, soyez assuré que la justice remplira son rôle. »

Commence alors une enquête menée aux forceps dans la nuit, le vent, la fureur et les éléments. L’auteur nous entraîne dans une spirale de mort et de vengeance, où les sphères policières et judiciaires se mêlent allégrement. Avec une touche acerbe d’humour qui permet de respirer de temps à autre au milieu de ce qui constitue le plus abject des crimes. L’auteur décrit avec minutie le processus d’investigation policière et judiciaire, dans ce qu’il a de plus inhumain, eu égard aux émotions suscitées par la perte d’un enfant. Une narration qui reste fluide cependant car les personnages secondaires, en dépit de leurs caractères parfois ombrageux, font preuve d’une grande humanité face à la douleur de Martial, l’épaulant, le soutenant, l’apaisant. Et cette humanité vient contrecarrer drastiquement l’infernale mâchoire de la Justice.  Jusqu’à faire exploser les règles de procédures régissant toute enquête policière…

Au final, Martial s’enfoncera dans sa quête de vérité envers et contre tout et dégoupillera des ripoux revêches et des trafics de haute volée. Non sans se perdre lui-même dans une détresse grandissante, oscillant entre besoin de comprendre et vengeance irrépressible.

Un roman dur et touchant, où l’espoir est aussi gluant qu’une nappe de fioul lourd sur le sable…

Résumé sur le site de l’éditeur :
C’est la veille des vacances de Noël, au tournant de l’an 2000. Quelques jours plus tôt, l’Erika a fait naufrage au large de Penmarch, répandant une pâte bitumeuse sur les côtes de la Bretagne. À l’insu des instituts de météorologie, une gigantesque tempête se forme au large de Terre-Neuve et s’apprête à franchir l’Atlantique pour frapper l’Europe. Martial, lui, se hâte de quitter le tribunal de grande instance de Souvré, où il travaille comme greffier. Il a promis d’aller chercher son fils à l’école. Lulu veut que ses copains voient la nouvelle voiture de son père, avec la roue de secours fixée sur la porte arrière. Il vient d’avoir sept ans. Alors que les parents s’avancent dans la cour, on entend des pétards, une série d’explosions, peut-être des gamins qui fêtent le début des vacances ? Lorsqu’une institutrice surgit et s’effondre, ensanglantée, Martial comprend. Au péril de sa vie, alors que la police entre très rapidement en action, il réussit à atteindre son fils et, croit-il, à le mettre en sécurité. Son existence, en réalité, vient de basculer irrémédiablement.
Dans ce roman d’un homme qui exige de savoir, Alain Van Der Eecken nous fait vivre au plus près les rouages d’une enquête, entre son versant policier et celui de l’institution judiciaire, avec ses juges, ses procureurs, ses avocats, le quotidien d’un tribunal de province. Autour de Martial, des hommes dont le métier est de côtoyer le pire vont faire corps pour qu’émerge une de ces vérités terribles et ordinaires qui mènent au crime.

Des lendemains qui hantent / Alain Van Der Eecken
Editions du Rouergue – collection Rouergue noir
Paru en juin 2020
304 pages
20,00 €
ISBN 978-2-8126-1951-9

Par les rafales

Par les rafales est le premier roman de Valentine Imhof. Et le moins que l’on puisse dire est qu’il est très prometteur…

Un polar sombre et incandescent, calme et violent, aux notes musicales prononcées et aux tatouages ancrés/encrés au coeur de l’épiderme. Une histoire de femme et d’amours au gré des villes et des continents. Chaque chapitre s’ouvre sur une date et un lieu, fil rouge d’une vie que l’on reconstitue.

Dès le premier chapitre, on plonge en pleine violence. Et on cherche à comprendre pourquoi tout au long des chapitres suivants. Valentine Imhof distille avec parcimonie les détails de la vie d’Alex, l’héroïne du roman. Elle vit à Metz, vient de tuer un homme et voudrait bourlinguer ailleurs, loin surtout de la Nouvelle-Orléans. Elle est forte et fragile à la fois, violente et impulsive, pleine d’une colère enfouie et latente, tatouée et calligraphiée jusqu’au bout de la peau. Un petit côté Lisbeth Salander.

Ajoutez-y alcool et musique, de l’amour fou et passionnel mais en lambeaux. Vous aurez sous les rétines une jolie pépite pleine de ténèbres, de poésie et de titres à écouter : la biblio des taouages et la playlist en fin de roman sont des mines d’or… A conserver sous le coude pour un éventuel 2è confinement.

Encore une fois, les éditions du Rouergue, collection Rouergue Noir, ont fait un joli boulot de sélection littéraire. Et on me chuchote dan l’oreillette que son 2è roman, Zippo, est aussi réussi.

Le résumé sur le site de l’éditeur :

Ils avaient réussi à la retrouver. Alex l’avait compris. Le type inventait des souvenirs bidon, il a proposé de s’arrêter dans un café de campagne pour boire un pot. Pour le plaisir d’être en France, parce que c’est si différent des États-Unis… Ça, elle le savait. Quand il a enserré ses jambes entre les siennes, elle n’a rien fait pour se dégager. Au contraire. Elle a envoyé tous les signaux pour lui faire entendre qu’elle n’attendait que ça depuis le début… Elle le tenait… Elle saurait disparaître ensuite. C’est du moins ce qu’elle pensait. Mais on laisse toujours quelque chose derrière soi. Et au moment où Alex s’apprête à tuer un homme, pour la troisième fois, Kelly MacLeish, jeune sergent juste sortie de l’école de police et mutée aux Shetland, décide de changer complètement d’angle dans l’enquête sur le meurtre de Richard MacGowan le soir du Up Helly Aa, la fête des Vikings, lorsque tout le monde se rassemble pour la crémation du drakkar. Le seul indice retrouvé sur le cadavre, c’est un long cheveu noir. Alors sans le savoir, Kelly rejoint le camp des poursuivants. Ceux qui courent après Alex, ceux qu’elle fuit, toujours plus vite, toujours plus au nord.
Dans un premier roman incandescent, gorgé d’alcool, de rock et de poésie, Valentine Imhof nous emporte sur les pas d’une héroïne qui s’est placée sous la protection de Loki, le dieu destructeur de la mythologie nordique. Comme lui, elle a dû boire le venin qui confère la rage. Comme lui, elle nourrit des vengeances, des apocalypses et des rêves de fin du monde. Et les quatre runes de son nom sont tatouées sur sa nuque.

Par les rafales / Valentine Imhof
Editions du Rouergue / collection Rouergue Noir
Paru en mars 2018
288 pages
20,00 €
ISBN 978-2-8126-1519-1

Masses critiques

Masses critiques est le second romand de Ronan Gouézec qui me tombe entre les mains. Ronan Gouézec est finistérien et cela transpire dans ses écrits.

Un premier chapitre intitulé Corps et Biens : « Le filet s’écrase sur le plancher poisseux. Il glisse aussitôt hors de portée, tant le roulis est fort. Les paquets de mer arrivent, entassés en grand désordre de verts ténébreux, de gris charbonneux. De temps à autre une explosion mousseuse vient franger les voûtes de ces cathédrales romanes en folle procession. C’est une dentelle délicate et éphémère. Les lames se précipitent. Elles s’empilent, s’assemblent en blocs denses quasi solides. Un monticule liquide est en train de naître. C’est le rejeton boursouflé et gueulard d’une mer furibonde. Il n’en finit pas de s’édifier, de s’écrouler sur lui-même avant de rouler et de se reconstituer un peu plus loin, crachant et grondant. »

Une histoire poisseuse : entre une fratrie haineuse qui pratique la pêche illégale, René le restaurateur extorqué, et Marc, son ami d’enfance, conseiller financier, qui porte son obésité comme une colère en cocotte-minute.
Un croisé-décroisé entre tout ce petit monde, violent, iodé et sans concession.

Ronan Gouézec dépeint une atmosphère brestoise de bout du monde où la météo n’est guère tendre avec les autochtones. Morceaux choisis :

« Un grain subit roule vers lui en ronflant depuis le goulet, brouillant le regard retrouvé. Il vient s’abattre sur la ville et épuiser sa mauvause humeur. Cela ne durera pas. »

« Des rafales brèves mais puissantes annoncent un nouveau grain qui arrive en roulant des épaules lourdes et massives.
Il faut vite se mettre à l’abri. »

« Le gris de la mer s’est mué en un bleu ardoise très foncé, presque noir, moucheté de blanc. Il se fond dans le ciel sombre et très bas. Un clapot court et agressif s’est levé. »

« Des rayons de soleil industrieux et dardés cherchent à percer entre les masses cotonneuses lourdes et noires à leurs marges. Cela s’insère et se diffuse. C’est maintenant une lame incandescente et large qui se déploie et tranche dans la densité sombre. »

Un roman incisif, houleux, où la vengeance se déguste en fond de cale par 4 mètres de creux. Ça secoue !

Résumé sur le site de l’éditeur : 
Cette nuit-là, les Banneck, père et fils, se sont embarqués pour une pêche interdite, comme ils en avaient l’habitude. Le père à la barre. Les deux fils en plongée. Le vieux Banneck avait trop bu. Le bateau n’est pas rentré au port. René Joffre, le restaurateur dont l’élégant établissement domine la rade, a cru que s’en était fini de l’extorsion de fonds, du chantage que ces trois-là, mais surtout le vieux, lui infligeaient depuis des mois. Et que la vie allait se poursuivre en paix, avec Yvette, sa femme, et Marc, son ami d’enfance, son alter ego, celui sur qui il avait toujours pu compter. Sans imaginer que ce dernier compromettrait leur amitié, ni que les Banneck reviendraient des abysses, plus vengeurs et dangereux que jamais.
Ronan Gouézec mène avec âpreté ce roman de colère et de fraternité où rien n’unit davantage les hommes que l’adversité.

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Masses critiques / Ronan GOUEZEC
Le Rouergue – Collection Rouergue Noir
ISBN 978-2-8126-1861-1
Parution : septembre 2019
208 pages
18,50 €