Octobre en BD

Je ne sais jamais comment choisir mes BD. Souvent, je me plante devant le rayon Romans Graphiques aux Champs Libres, sans trop savoir comment procéder.  L’offre est pléthorique et comme très souvent, j’ai oublié de prendre mon petit carnet magique où j’ai noté quelques références de trucs à lire repérés ici ou là.
Dorénavant, j’expérimente le hasard. Sur chaque rayonnage, je pioche, sans regarder. Et je glisse furtivement dans mon sac. Cette fois-ci, voilà ce que j’ai lu…

Je t’ai aimé comme on aime les cons  – Maria José Giménez, dessins de José Miguel Fono (Ed. Dargaud) – 2008

Un dessin « rond », en noir et blanc pour 112 planches. Lu en deux temps trois mouvements. Un roman graphique pour fille je dirais (comme il y a des DVD pour soirées à filles qui sirotent du mojito…).

Miranda, 27 ans, quitte Pedro, son web lover rencontré deux ans auparavant. Retour à Valence chez ses parents. Galère de boulot, galère sentimentale, galère d’estime de soi. Une sorte de journal intime sans trop d’intérêt. A n’emprunter qu’à la condition de n’avoir pas trouvé autre chose.

Le hasard et moi : très infructueux sur ce coup-là…

Sutures – David Small (Ed. Delcourt) – 2010

Un roman graphique autobiographique assez surprenant. David est né dans les années 50 aux Etats-Unis. Une santé fragile, un père médecin, une mère, vaguement harpie. Un kyste qui se transforme en cancer et qui le rend muet.

Du noir et blanc évidemment, mais absolument pas « rond » comme la BD précédente. Ici, le dessin est grave, entre gris et noir. On ne voit pas les yeux de la mère, cachés derrière ses lunettes qui lui font une tête de méchante. Une famille terrifiante. Très peu de bulles. Un récit quasi muet…
Une jolie découverte, mais que je ne relirai pas tous les jours…

Le hasard et moi : très réussi !

De l’autre côté – Simon Schwartz (Ed. Sarbacane) – 2011

Encore un récit autobiographique. Simon retrace le parcours de ses parents, nés à Berlin Est. Issus de familles idéologiques  « modèles », ils vont pourtant aller à leur encontre, refusant la STASI, niant le régime en place. Jusqu’à la fuite, à Berlin Ouest en 1984. Tout ça à cause de Mick Jagger…

Encore du noir et blanc. Et du vignettage qui nous fait remonter dans le temps. Une BD assez intéressante d’un point de vue historique, que je vais tâcher de trouver en VO pour la mettre sus le nez de mes étudiants…

Le hasard et moi : plutôt pas mal.

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Pour les Rennais, toutes ces BD se trouvent aux Champs Libres, 4è étage.

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